En épousant Monique de Gouy d'Arsy au
château de Malpierre, à Rigny la Salle (Meuse), en 1787, Barthélémy O'Mahony se trouve introduit dans une famille d'ancienne
noblesse de Picardie et d'Artois admise à la Cour de France. Titrés marquis de Cartigny et d'Arsy, dans l'élection de Clermont, les de Gouy s'étaient établis
à la fin du XVe siècle dans le Beauvaisis,
où est située la terre d'Arsy dont ils ont pris le nom.
Le travail de Dom Caffiaux (1712-1777), historien spécialiste de la généalogie, commence à Guy, possesseur d'un fief à Gouy-sous-Bellonne, père de Guillaume, chevalier, vivant en 1206.
Mais Chérin, généalogiste de la cour, n'a retenu en 1765 que leurs preuves depuis le mariage en 1480 de Louis de Gouy avec Jeanne de Villers, dame d'Arsy.
Ils ont été maintenus dans la noblesse en 1666 et en 1765.
Voir
ici les principales possessions des Gouy d'Arsy.
- Jacques, écuyer, épousa, à ce que l'on croit, Marie de Melun et aurait été inhumé dans l'église Sainte Catherine de Bruxelles en 1492. Il est
le père de Louis, qui suit, et à partir duquel tous les historiens et généalogistes s'accordent sur la filiation authentique de la maison de Gouy d'Arsy.
- Louis, écuyer, entre au service de la France après la mort de Charles le Téméraire.
Il épouse, le 13 mars 1480, Jeanne de Villers, fille de Thomas de Villers, seigneur d'Arsy et des Trois-Estôts, et de Jeanne, fille de Philippe
de
Berthaucourt, seigneur de Mainbeville. En considération de ce mariage, sa cousine, Marguerite de Pequigni, lui fit don le 19 mars de la seigneurie d'Arsy.
Louis devient ainsi seigneur d'Arsy. Il testa en 1488 et était mort en 1489 puisque Jean (en fait Gilles) de Berthaucourt, chantre de Beauvais, est cité cette année là comme
curateur des enfants mineurs de feu Louis de Goui, seigneur d'Arsy. Ces enfants sont : 1° Jean, qui suit ; 2° Jacqueline, mariée en 1502 à Jacques de Bigant, seigneur de Trenlloy ;
3° Catherine, religieuse à Saint-Marcel.
- Jean I, écuyer, seigneur d'Arsy, par titre du 15 juin 1510, date à laquelle il demanda aux Bertaucourt de compte de sa tutelle.
Il mourut en 1512. Il avait acheté en 1492 la seigneurie de Bazincourt à Jean de Berthaucourt. Il avait épousé Antoinette de Bigant qui
releva la seigneurie de Bazincourt dans la mouvance de celle d'Arsy le 24 avril 1513. Ils laissaient comme enfants :
- Jean, qui suit ;
- Antoine, seigneur de Courceny et de Montreuil, chevalier de l'ordre du Roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, marié par contrat du 21 juilet 1546
à Charlotte, fille de Robert de Fresnoy, chevalier, seigneur de Fresnoy et de Neuilly-en-Thelle, un des cent gentilshommes de la maison
du roi, et de Madeleine de Villiers L'Isle-Adam.
Ils eurent 1° Louis, seigneur de Campremy, d'Arcy-en-la-Campagne-les-Maire et du Quesnel-Aubry, marié à Marie Canaye, 2° Philippe, chevalier de Malte et 3° Suzanne mariée en 1571 à Antoine de bourbel.
Leur postérité s'est éteinte au XVIIème siècle ;
- Adrienne, mariée à Jean de Bourges, seigneur de Berthaucourt.
- Jean II, écuyer, seigneur d'Arsy et de Bazincourt, homme d'armes du nombre des soixante lances des ordonnances du roi
sous la charge
du Dauphin.
Le 10 juillet 1534 il fit hommage du fief noble d'Arsy, mouvant du fief de La Motte de Gournai, à Geneviève du Bois,
dame de Gournai, comme héritier de Jean de Goüi son père (acte reçu par Choart, notaire au bourg de Gournai sur Aronde).
Certains auteurs disent qu'il figura dans des montres à Péronne (1539) et à Abbeville (1559). Concernant Abbeville, ce ne peut être lui car il est mort
avant le 22 février 1551 (voir ci-dessous le tutelle de son fils).
Il escortait Charles-Quint
à son entrée à Paris le 1er janvier 1540.
Le 14 février 1544 il régla le différent qu'il avait avec sa sœur Adrienne sur le partage de la succession de leur père.
De son mariage avec Hélène de Bazincourt,
dame de Cartigny,
fille d'Antoine, seigneur de Bazincourt et de Cartigny et de Marie du Hamel-de-Bellenglise, il eut : 1° Michel, qui suit ; 2° Madeleine, mariée
le 18 juin 1565 à Gaspard de Wignacourt ; 3° Marie, femme de Charles Garcias, seigneur de Levignen ; 4° Marguerite, femme de Jean de Sermoise,
seigneur d'Olisy ; 5° Jeanne, chanoinesse de Denain, reçue en 1553, morte le 6 mars 1615.
[Il ne doit pas être confondu avec Jean de Gouy, parfois cité seigneur d'Arsy, sans doute à tort, docteur en droit, avocat céans,
curé d'Aufferville au diocèse de Sens, reçu conseiller clerc au parlement de Paris
le 5 avril 1531 et président de la petite chambre des Enquêtes le 26 août 1543, mort le 11 février
1550 et inhumé à
la Sainte-Chapelle basse du Palais. Il versa le 26 janvier 1550 une rente à Isaac et Jean de Gouy, écoliers à l'université de Paris, et une
pension à Jacqueline de Gouy, religieuse à l'abbaye de Notre-Dame du Pont-aux-Dames. On trouve parmi ses héritiers Valentin de Villiers, archer
des ordonnances de l'empereur et Fremyne de Gouy, épouse de Jean Belloys.]
- Michel, baron d'Arsy (1544-1615), seigneur d'Arsy, de Cartigny, de Dampmarest, d'Audifer, etc., capitaine ligueur,
gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, fut reçu en 1571 chevalier
de Saint-Michel. Il était sous la tutelle et garde noble de sa mère par acte du 22 février 1551, et
fut émancipé le 18 juin 1565. Il était en 1572 (pendant la quatrième guerre de religion) guidon de la compagnie de monsieur de Crevecœur (François Gouffier de Crevecœur, lieutenant général de Picardie,
beau-père d'Antoine de Hallwin, gouverneur de La Fère, lui-même beau-frère de Michel) comme l'indique
une quittance, portant son sceau
aux armes des Gouy d'Arsy, donnée au trésorier ordinaire des guerres.
Il
fut gouverneur de La Fère pendant dix ans pour le prince de Condé, puis de Laon
et de Pierrefonds.
Le 30 avril 1578 il donna un dénombrement de la seigneurie de Cartigny mouvante du marquisat de Nesles.
En mai 1580, il reçut ordre du roi Henri III de se rendre à La Fère, dont il était gouverneur, et d'obéir en tout au prince de Condé,
gouverneur de la province de Picardie, qui venait de s'y établir. Michel reçut des lettres de provisions de la capitainerie de la ville de Crespy en Laonnais, datées du 14 janvier 1581. Il y était qualifié
"gouverneur de la Fère" et on y faisait mention de ses "recommandables services", sans doute apportés pendant les guerres de religion.
Il reçoit le 15 décembre 1581 des lettres de provisions de la capitainerie de la ville de Crespi en Laonnois, données par le Roi en considération de ses
recommandables services. Il y est qualifié "gentilhomme
ordinaire de la chambre de Sa Majesté et gouverneur de La Fère".
Le 23 avril 1582 il rendit hommage (par procuration) pour le fief de Dampmarest, mouvant de la châtellenie de Remy. dont il était propriétaire par échange.
En 1585 débute la huitième guerre de Religion (1585-1598) suite à l'édit de Nemours du 18 juillet qui interdit le culte protestant et déchoit Henri de Navarre et Condé de leurs droits.
Monsieur de Crevecœur est déchargé par le roi de son emploi de lieutenant général au gouvernement de Picardie l'année suivante.
Michel est cité en 1589 comme étant gouverneur de Clermont.
En 1592, Michel était gouverneur de Laon et grand bailli du Vermandois pour la Ligue comme l'indique cette quittance du 31 janvier :
Nous Michel de Gouy, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, seigneur d'Arsy, Cartigny, Audinfer (qu'il tenait de sa belle-mère) et autres lieux, lieutenant-général au gouvernement d'Isle-de-France,
bailly de Vermandois, capitaine et gouverneur de la ville de Laon et du pays Laonnois, confessons avoir receu de Me Guillaume Olivier, trésorier extraordinaire
de la guerre, par les mains de M° Pierre Mugau, recepveur des tailles en l'élection de Laon, la somme de soixante six escus deux tiers à nous ordonnée suyvant
l'estat dressé par monseigneur le duc de Mayenne, le treizième jour du présent mois de janvier, pour notre appointement de gouverneur de ladite ville de Laon.
En tesmoin
de quoy nous avons signé la présente et à icelle fait mettre le cachet de nos armes, le dernier jour du dit janvier mil VIII et douze.
Après que le Sr Darcy, gouverneur de Laon, eut baillé à ladite ville bonne quantité de vaisselle d'argent du cru de la Fère, il fut commencé le 9 avril 1590 à fabriquer
quarts et demi-quarts d'écu (en la figure qu'il a été ci-devant dit) par Le Clerq père et fils, Huré et Tristraud, orfèvres, etc.
En 1589, Michel prit la ville de La Fère dont il avait été gouverneur, et la mit au pillage.
Le 13 mars 1592, Michel de Gouy d'Arsy, se fait récevoir grand bailli du Vermandois (pour les ligueurs) au lieu et place de Louis de Proisy, baron de La Bove (auquel le roi rendit cette charge en 1594).
En octobre 1592, Rieux, devenu gouverneur de Laon, abandonne le
commandement du château de Pierrefonds et y établi son oncle (par alliance, car il avait épousé sa nièce Hélène de Sermoise ; celle-ci obtiendra plus tard un acte d'Henri IV réhabilitant son mari)
Gouy d'Arcy pour son gouvernement pour le parti de la Ligue.
En 1594, Rieux, fait prisonnier au commencement de janvier, est pendu à Compiègne le 11 mars.
Michel reçut du roi le 8 mai 1594 des lettres de commission de capitaine d'une compagnie de 30 lances de ses ordonnances.
Le 16 mai, le roi, qui était en pourparlers avec Michel [il avait déjà nommé son fils gouverneur pour le roi (voir ci dessous)] pour lui racheter le château de Pierreponds, demandait à cet effet cinq mille écus à la ville
de Compiègne (Bibl. de Compiège, ms.39, n°84). Antoine de Saint-Chamant, seigneur Dupescher, gouverneur pour la Ligue de la Ferté-Milonen étant averti et ne voulant pas que
Gouy d'Arsy en touche le prix, se rendit à Pierreponds où il avait des intelligences,
et avec quelques soldats ils entrèrent dedans, tuèrent ceux qui se mirent en défense,
firent prisonnier le sieur d'Arsy et son fils, qui étaient blessés ; de quoi à l'instant
la demoiselle sa femme déceda d'effroi ; et étant assuré de ladite place, après y avoir laissé garnison et pourvu à tout, il se retira à la Ferté-Milon.
(Chronique de Jehan Vaultier). Saint-Chamant repris le marché pour son compte et vendit le château le 6 août à Louis de Potier, seigneur de Gesvres, homme de confiance d'Henri IV, pour 60 000 écus.
Deux mois plus tard le roi vendait cette place à M. d'Estrées.
Un article du Mercure galant de juin 1688 le qualifie Baron d'Arsy, lieutenant du roi en Ile de France, gouverneur
de La Fère, Chauny, Ham, Clermont-en-Beauvaisie et Crespie.
Par sentence du 28 avril 1599, il fut maintenu dans tous les droits de son ancienne noblesse. Le 12 janvier 1615 ll déposa chez Baudouin, notaire au Châtelet de Paris, son testament, dans lequel il instituait son héritier principal, Antoine, son fils aîné,
et mourut peu après.
Il avait épousé, par contrat du 20 mai 1571 passé devant Castelet à Amiens, Françoise de Hallwin, fille de Louis, seigneur d'Esquelbecq, et de Marie de Hames,
héritière de son frère Claude des seigneuries de Hames, Sangatte, Bondues, Audinfer, etc. Michel et Françoise auront 4 enfants :
1° Anne, qui épouse François d'Amfreville, 2° Anne-Antoine, qui suit, 3° Georges, seigneur de Senences, seigneur et vicomte de Cessières,
seigneur de Dampmarest en 1619, et 4° Laurence, reçue chanoinesse du chapitre de Denain, à la suite de sa tante, en 1615, décédée le 19 août 1631.
Il existe un Michel de Gouy d'Arsy dont la veuve, Françoise de Pellevé, épousa en secondes noces le 25 juin 1569 Jean de Pisseleu. Par un acte du
7 février 1587, passé par devant Legendre et Lenoir, accepte la charge et administration de ses enfants nés du défunt Michel de Gouy, seigneur d'Arsy,
demeurant au dit lieu d'Arsy, bailliage de Clermont-en-Beauvaisy.
-Reçu en 1571-
- Anne-Antoine, baron d'Arsy, vicomte de Cessières, seigneur d'Arsy, Avrigny, Pont-Saint-Mard, Cartigny, Dammarest, Vendeuil,
Pieumelles, la Motte-de-la-Tour, etc., vicomte de
Cessières après la mort de son frère Georges en 1637, est
mort le 10 septembre 1643 à Arsy. Il servit longtemps dans les armées. Il était gentilhomme de la Chambre du roi Henri IV en 1559. Il signa en 1576
la Sainte Ligue à l'hôtel de ville de Péronne. Il avait bien servi le roi
qui l'a récompensé en 1594 en lui donnant le gouvernement de Pierrefonds par provisions du 8 mai 1594 « en
récompense des preuves qu'il avoit données de sa fidélité dans la réduction de cette place » [son père était gouverneur pour la Ligue. Cela faisait-il
part des négociations avec le roi ?].
De même en 1614 il reçoit un « Brevet de retenue de la charge
de conseiller d'Estat donnée par le roi le 12 mai 1614 à Anne-Antoine de Gouy en considération des services recommandables qu'il avoit rendu à
Sa Majesté dans les grandes et importantes affaires qui lui avoient esté confiées ». Au moment du mariage de Louis Huault, son beau-frère,
qui a lieu cette année là, ses titres sont « chevalier, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi,
seigneur de Cartigny ». En mourant en 1615, son père lui lègue d'autres terres, dont celle d'Arsy.
Ainsi est-il qualifié seigneur d'Arsy dans l'hommage qu'il fait au roi le 15 mars 1616 des seigneuries de Pieumel et de Danmarest, mouvantes du comté de Clermont en Beauvaisis.
En 1606 Antoine, chevalier, seigneur de Cartigny, et Georges, écuyer, vicomte de Cessières, cèdent à Pierre de La Salle le domaine de Rogny, acquis en 1600 après
son détachement de la châtellenie de Marle.
Sur une quittance de 1608, Antoine était qualifié "écuyer, sieur de Cartigny,
demeurant à Arsy" comme fondé de procuration de son père Michel, chevalier, seigneur d'Arsy (AN MC/ET/VIII/427-598 et 573).
Dans un acte du 19 décembre 1623 et sa ratification le 16 mars 1626, par lesquels Charles Huault de Montmagny fait donation à ses frères et sœur de moitié de la terre et seigneurie de Messy en France
et de moitié de deux maisons contiguës appelées l'hôtel de Baillet et situées à Paris rue Saint-Antoine,
Anne-Antoine est qualifié "chevalier, sieur d'Arcy, conseiller du Roi aux conseils d'état et privé, gentilhomme ordinaire de la chambre"
(AN Y//168 fol 125 et 127).
Il était seigneur des Ruisseaux, fief situé à Vendeuil au XVe siècle où se trouvait un manoir détruit sous la Ligue,
au XVIIIe siècle et un moulin à eau, le lieu était réputé « presque inhabitable à cause des sources qui sortent de toutes parts », et
un procès l'opposa, en 1628, à l'Abbaye Notre-Dame de Breteuil, qui obtint « une enquête au village de Vendeuil (...) pour connaistre l'état de
la maison dites des Ruisseaux, du moulin et cours d'eau qui débordent souvent » .Il sera condamné, deux ans plus tard,
« par arrêt du Parlement de Paris à remettre en bon état les lieux habités et cours d'eau ».
Par testament du 23 mars 1628, Charles de Vignacourt, seigneur d'Avrigny, aumonier du roi, mort le 27 mars suivant, lègue à ses cousins "Antoine de Gouy, seigneur d'Arsy, et Georges de Gouy, vicomte de Cessières et
seigneur de Dampmarest",
la moitié de la terre d'Avrigny, telle qu'elle lui avait été adjugée.
Il avait épousé par contrat passé le 21 février 1604 par devant Robinot, notaire au Châtelet de Paris, Charlotte, fille de Charles I Huault de Montmagny (1553-1610), avocat,
maître des requêtes, conseiller du Roi en ses conseils d'Etat et privé et d'Antoinette du Drac (1558-1618). Charlotte était la soeur ainée de
Charles II dit le chevalier de Montmagny, chevalier de Malte (preuves du 16 novembre 1661), premier gouverneur de la Nouvelle France (1636), représentant de l'Ordre
de Malte aux Antilles (1656).
[Dans la collection Godefroy de l'Institut de France se trouve une
"Lettre de Soyecourt à Henri II de Mesmes, touchant l'emprisonnement du baron d'Arsy, beau-frère dudit Soyecourt" datée du 3 juin 1626 (Ms Godefroy 270 / Fol. 13). Cet Henri de Mesmes
était président à mortier au parlement de Paris. Mais ce baron d'Arsy ou plutôt Arcy est Philippe de Guillard, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi,
allié aux Mailly].
Anne-Antoine et Charlotte eurent 10 enfants :
- Antoinette, religieuse ;
- Laurence, chanoinesse de Denain ;
- Charlotte, baptisée le 4 avril 1609 ;
- François, qui suit ;
- Mathilde, baptisée le 12 février 1612 ;
- Joseph, baptisé le 10 novembre 1618 ;
- Charles, chevalier, seigneur de Pont-Saint-Marc ;
- Alphonse Antoine, baptisé le 17 septembre 1628, vicomte d'Arsy, seigneur de Dampmarest et autres lieux, un des
signataires
du traité d'union de Paris le 28 février 1651, vicomte de Cessières en 1643 ;
- Louis, sieur des Ruisseaux, chevalier de Malte, tué au service en 1645 ;
- Marie-Michelle, religieuse au monastère de la Présentation,
décédée le 9 mai 1629 âgée de dix-huit ans,
Dans un "État de ce quy a esté fait pour la recherche des usurpateurs du titre de noblesse" entre le 30 juin
1705 et le 1er juillet 1706, on relève "Alphonse Antoine de Gouy, chevalier, Sgr
vicomte d'Arcy et du fief scis à
Rémy, demeurant à Arcy (S. Laon), assigné le 22 octobre 1705, surcis par ordre de Mr
l'intendant attendu qu'il
est dans le service et sert en campagne", et encore, "Messire François de Gouy, soy disant chevalier, Sgr
de
Cartigny, demeurant à Arcy (1706) : Mr
l'intendant a donné ordre de surceoir jusqu'a la fin de la campagne;
l'aîné, Guy, a les titres, étant au siège de Barselonne", et enfin, "Messire Louis de Gouy, soy disant chevalier, Sgr
de Cessière, demeurant a Cessière (1706) : comme en l'article cy-dessus de François de Gouy" ("Nobiliaire
d'Alençon et de Soissons - Maintenues" de A à Z - (Fr 32.269 - B.N. Dépnt des manuscrits - Ancien cabinet des
Titres - Fonds français).
Les frères produisirent les titres demandés, comme l'indique le Nobiliaire de Picardie : "François de Gouy, marquis de Cartigny, demeurant à Arsy, Charles de Gouy, seigneur du Pont-Saint-Mard,
Alphonse et Antoine de Gouy, frères, demeurant à Rémy, élection de Clermont, ont produit
des titres de six races, avec la qualité de chevalier sur chaque degré depuis l'an 1480, que vivait
Louis de Gouy, chevalier, seigneur d'Arsy, leur quart-ayeul, qui se retira en France au service du roi Louis XI, après la mort
de Charles dernier duc de Bourgogne, car il était originaire du comté d'Artois, et fils de Jacques de Gouy, chevalier, seigneur
de Gouy au même comté et de Marie de Melun".
Acte de décès d'Anne Antoine - BMS Arsy 1606-1731 vue 105/774
- François I, marquis de Cartigny, seigneur d'Arsy, dit Monsieur de Cartigny, conseiller d'Etat d'épée,
et de Monsieur, frère du roi (Dictionnaire de la noblesse), Grand Maistre des Eaux et Forêts d'Ile de France, Brie, Perche, Picardie et pays reconquis
né vers 1610, mort en 1688. Il
a passé sa jeunesse en différents emplois dans l'armée, et commandé la compagnie des gendarmes de M. Le duc de Longueville.
En 1636-37, il reçu confirmation de sa noblesse par un acte de relief de la seigneurie de Cessières appartenant à "François de Gouy, chevalier, seigneur de Cartigny, guidon
de la compagnie des gendarmes du duc de Longueville".
Il fut pourvu le 28 août 1651 de la charge de Grand maître des Eaux et Forêts d'Iles de France (Gazette de France). Cette charge était alternative et triennale et lui rapportait
9 000 livres en 1656.
Il exerçait cette charge alternativement avec son beau-frère.
Pour lutter contre le pillage des forêts, la réformation générale des forêts fut décidée par arrêt du 15 octobre 1661. Colbert,
qui en était l'âme et qui supervisait tout, envoya Chamillart en 1662 et lui
intimait l'ordre de commencer par la forêt de Compiègne.
Chamillart accusa François d'avoir reçu 10.000 livres par an pendant trois ans de la part des traitants de la forêt de Compiègne
"pour trahir les intérêts du roi" au profit
d'un marchand de Compiègne.
Mais il paraissait vraiment novice et le marquis de Cartigny en fit part à Colbert.
qui le rappella le 3 janvier 1664 et le remplaça par Barillon d'Amoncourt qui s'attacha surtout à régler les énormes abus qui se réalisaient dans
la propriété
du roi. Il était à Senlis en décembre 1664 quand il reçut l'ordre de se rendre à Paris "pour y achever d'instruire le procès extraordinaire commencé et
poursuivi à la requête du procureur du roi contre les sieurs de Candé et de Cartigny, grands maîtres".
Ledit procureur les avait en effet accusé d'avoir contrevenu aux ordonnances et d'avoir fait la part trop belle aux adjudicataires des
forêts de Compiègne et de Coucy
. Chacun d'eux avait déjà eu des amendes de 37 730 livres à Compiègne et 19 000 à Coucy. Lors de ce procès symbolique, ils furent chacun condamné à 10 000
livres d'amende et 70 000 de restitution ( au total 1 237 500 ?) avec injonction de se défaire de leur charge (ils étaient accusés
"d'abus, négligences, malversations et exactions" (archives du ministère des finances registre 2076).
La Gazette de France, août 1651.
Le marquis de Cartigny a donné son nom à une route de la forêt de Fontainebleau.
Le 17 juillet 1650 il signe avec ses frères Charles et Alphonse Antoine une transaction relative au partage des biens de leurs père et mère.
Il est ainsi désigné en 1651 : « Me François de Gouy, chevalier, marquis d'Arsy, Cartigny et autres lieux, conseiller du roi en ses
conseils,
grand maître des eaux et forêts en l'Ile de France ». Par cette dernière charge, dont il fut pourvu le 28 août 1651 (Gazette de France)
François participait à une des administrations les plus importantes du
royaume, ayant dans ses attributions la supervision de tout ce qui concernait l'hydrographie et la sylviculture.
Le 10 novembre 1651 le marquis de Cartigny reçoit un brevet de retenue dans la charge de conseiller au Conseil de Monsieur duc d'Orléans,
donné par son A.R.
Il fut maintenu dans sa noblesse en 1666 (enquête de 1666 sur la noblesse de la généralité de Soissons).
Après s'être démis en 1688 de sa charge de grand maître des eaux et forêts, il achète
à Louis d'Estournel, comte de Thieux, sa charge de capitaine au régiment du Roi, cavalerie.
Le 12 décembre 1679, il fit donation à Peronne, en faveur de Louise Charlotte
de Gouy, fille de (NDLR : nom manquant), de la moitié de la terre et seigneurie de
Cartigny [AD80 1B480 f°8-f°9].
Il est décédé le 30 avril 1688 en son château d'Arsy après avoir reçu tous les sacrements de l'Eglise, et fut "ensépulturé" le lendemain dans la cave qui est
au dessous du cœur de l'église, en présence de
nombreux prêtres, de ses enfants et de la plus grande partie des habitants du village.
Il avait épousé le 26 juillet 1643 Anne, fille
de Victor Brodeau, seigneur de Candé et de Claude Duval de Fontenay-Mareuil, dont il a :
- Henri, cadet dans les gardes du corps, tué à Senef en 1674 ;
- François, baptisé le 15 novembre 1645 ;
- Anne-Françoise, baptisée le 18 février 1646 à Arsy ;
- Charles, baptisé le 13 novembre 1647 à Avrigny, cadet dans les gardes du corps, tué à Senef en 1674 ;
- François, baptisé le 10 novembre 1648, cornette de cavalerie, tué à Ardenbourg à 24 ans ;
- Claude, baptisé le 12 juillet 1650 à Arsy, chanoine de Prémontré ;
- Victor, baptisé le 16 décembre 1652 à Arsy et mort 15 jours plus tard ;
- Louis, né à Arsy en 1653, mort en 1738 à Arsy, chevalier de Malte, dit le chevalier d'Arsy, vicomte de Cessières jusqu'à sa vente dans les années 1680,
major au régiment de Boufflers en 1715, il reçut, ainsi que sa sœur Louise Charlotte, de son frère l'abbé de Cartigny la seigneurie de Cartigny et dépendances par acte du
26 mars 1715. C'est sans doute lui qui est cité en 1725 "Louis, comte d'Arsy, seigneur de Cartigny, lieutenant du roi à Peronne" ;
- Louis de Cartigny, dit l'abbé de Cartigny, baptisé à Arsy le 2 novembre 1655, et y inhumé le 15 septembre 1715, Grand vicaire de l'évêché de Strasbourg,
nommé le 21 août
1688 prévôt du chapitre de Cluymunster au diocèse de Spire. Selon une de ses ordonnances du 12 janvier 1688 Strasbourg fut divisée en 12 paroisses. ;
- Alexandre-Louis, également dit l'abbé de Cartigny, baptisé le 8 octobre 1653 à Arsy et décédé en 1730, docteur en théologie, prieur de Bréticourt,
religieux de Sainte-Geneviève et vicaire général de l'évêché d'Ypres, nommé le 15 août 1700 abbé de Saint-Jean-au-Mont d'Ypres Voir ici
Le 12 décembre 1710 à Péronne commission de bailli de Cartigny donnée par Louis de Gouy, marquis de
Cartigny, seigneur d'Arcy, à Florimond Letellier, président au grenier à sel
de Péronne, en considération des services rendus comme bailli par son père [AD80 1B470 f°10].
Le 11 février 1713, lettres de terrier pour Louis de Gouy, abbé, docteur en théologie, procédant
à cause de ses infirmités sous l'autorité de François de Gouy, comte d'Arcy,
son frère et son curateur, à cause de sa seigneurie de Cartigny (11/02/1713 à Paris [AD80 1B468 f°30-f°33] ;
- François II, qui suit ;
- Michel, baptisé le 26 septembre 1662 à Arsy, décédé âgé de 10 ans ;
- Louise-Madeleine, baptisée le 22 janvier 1665 à Arsy, religieuse à Senlis ;
- Françoise-Henriette, baptisée le 12 août 1667 à Arsy, morte à 62 ans, religieuse à Senlis, prieure de l'hôtel-Dieu de Crépy en 1728 ;
- Charlotte-Louise, baptisée le 16 novembre 1671 à Arsy, religieuse à Senlis, qui reçut de son père le 12 décembre 1679 la moitiée du château et de la seigneurie de Cartigny (archives de la Somme, pour le Bailliage et Prévôté de
Perronne 1687-1696) et de son frère une autre part du même Cartigny ;
- Pierre-Michel, mort à 2 mois ;
Acte de décès de François - BMS Arsy 1606-1731 vue 268/774
- François II, comte d'Arsy, qualifié en 1717 " comte d'Arsy, seigneur de Troussancourt, Manicourt [aujourd'hui un hameau de Curchy (80)],
Pieumelle [aujourd'hui Bois de Pieumelle, à Arsy],
Avrigny et autres lieux", a été baptisé à Arsy le 10 janvier 1656.
Le comte d'Arsy épouse à Francastel (Oise) le 16 octobre 1685 Marie-Elisabeth d'Oranges, fille de Nicolas d'Orange, seigneur des Roches, maréchal général des logis de la cavalerie
légère, premier gouverneur des Invalides (où il est enterré) et de Michelle d'Amfreville. Le contrat avait été reçu le 29 septembre par Godefroi, notaire au bourg de Crévecour,
ressort de Montdidier.
Le 9 décembre 1701 une commission de garde des bois et plaines de la seigneurie de Cartigny
est donnée à Jacques Despres, de Cartigny, par François de Gouy, comte
d'Arcy, curateur d'Honoré [il faut lire Alexandre Louis] de Gouy, abbé de Cluymunster, seigneur de
Cartigny [AD80 4B4 f°15].
François est décédé le 11 décembre 1727 et a été inhumé le lendemain dans le caveau des seigneurs d'Arsy sous le chœur de l'église Saint-Médard.
Sur l'acte, il est qualifié comte et seigneur d'Arsy et Aubry.
Ils ont les enfants suivants :
- Marie Françoise Louise, dite "mademoiselle de Cartigny", baptisée le 4 août 1686 à Arsy (60), paroisse Saint-Médard,
décédée en octobre 1728 , à l'âge de 42 ans, admise à Saint-Cyr en 1697 (preuves de noblesse BN DB 326, f3 voir ici) et sortie en 1706,
abbesse de Villechasson-Moeret près de Fontainebleau ;
- Michel Jean, baptisé le 3 juillet 1687, qui suit ;
- Marie Charlotte Dorothée, baptisée le 10 juin 1688 à Arsy, décédée à 10 ans et inhumée 3 mars 1698 à Arsy ;
- Françoise Pauline Elisabeth, baptisée le 19 novembre 1690 à Arsy ;
- Antoinette Charlotte, baptisée le 24 août 1692 à Arsy ;
- Suzanne Louise, baptisée le 23 août 1693 à Arsy, religieuse ;
- Balthasard Joseph, comte d'Arsy, baptisé le 30 août 1694 à Arsy, décédé le 29 avril 1774 à Paris , à l'âge de 79 ans, ancien officier de cavalerie (1742), demeurant habituellement à Avrigny, marié
le 5 février 1742 à Arsy avec Marie-Françoise de Robusson qui lui apporta le fief de la Tour à Estrées-Saint-Denis, qu'elle tenait de sa sœur.
le couple n'eut pas d'enfants ;
- Michelle Gayetanne, religieuse, née en 1696 et baptisée le 24 janvier 1697 à Arsy ;
- Françoise Dorothée, religieuse, baptisée le 24 décembre 1697 à Arsy, décédée en novembre 1763 ;
- Charles Gédéon, né en 1698, décédé à 14 ans et inhumé à Arsy le 30 septembre 1712 ;
- Louis François, baptisé le 26 septembre 1700 à Arsy, mort à 4 ans et inhumé à Arsy le 30 décembre 1704 ;
- Henriette Louise, baptisée le 11 septembre 1702 à Arsy, décédée le 23 juin 1778 ;
Acte de mariage - BMS Francastel 1615-1699 vue 103/150
Signatures de François, de Marie-Elisabeth et de leur fils Michel-Jean sur un acte de 1717
Acte de décès de François - BMS Arsy 1606-1731 vue 741/774
Acte de baptème de Suzanne Louise le 23 août 1693 - BMS Arsy 1606-1731 vue 335/774
avec les signatures d'Alexandre-Louis, prieur de Breteucourt, officiant, et Louis, abbé de Cluymunster, parrain
- Michel-Jean, chevalier, marquis d'Arsy, marquis de Castelvielh (1728-1746), seigneur d'Avrigny, Francastel, Troussencourt, etc., gentilhomme de la manche du roi, écuyer de la dauphine,
gouverneur de Béziers ("pendant la vie"), maréchal des camps, chevalier de Saint-Louis [on peut s'interroger sur cette dernière car il est qualifié comme tel dans peu
de documents, tels
des "Délibérations du Conseil du prince au sujet des droits dus par le marquis d'Arsy", 7 janvier 1745, 12 janvier 1747 (Archives du prince de Condé au
château de Chantilly),
et n'est pas cité dans le
Recueil de tous les membres composant l'ordre royal et militaire de Saint-Louis de d'Hozier ... dont on sait cependant qu'il contient de nombreuses omissions) est né le 1er
juillet 1687 et a été baptisé à Arsy le surlendemain
(BMS Arsy 1606-1731 vue 259/774 - voir acte). Son parrain est son grand-père maternel Nicolas d'Orange, seigneur des Roches,
de Francastel et autres lieux, maréchal général de la cavalerie de France, et sa marraine est sa grande tante Jeanne Huault de Montmagny.
Le duc de Luynes le cite dans ses mémoires
sous le nom de monsieur d'Arcy. Il épouse en première noce le 7 avril 1715 Françoise-Mélanie Salomon
de Poulard de La Lande (voir ici), fille de
Jacques, seigneur de La Lande (voir ici) et de Jeanne-Françoise de Biaudos de Casteja, sous gouvernante des enfants de France
et notamment de monseigneur le dauphin
(voir ici). Le marquis de Dangeau raconte :
« Mademoiselle de la Lande, fille d'une des deux sous-gouvernantes de monseigneur le Dauphin, se marie au marquis d'Arcy, et en faveur du mariage
le roi donne à la demoiselle 50 000 francs sur la maison de ville valant 2 000 livres de rente, et il donne un brevet de mestre de camp à celui qui
l'épouse » . « Mademoiselle de la Lande fut fiancée dans la chapelle à six heures du soir ; monseigneur le Dauphin y voulut être.
Elle fut mariée après minuit, et la noce se fait chez madame de Ventadour ».
Au cours du conseil de régence tenu à Vincennes le 20 novembre 1715, il se trouve parmi les trois gentilshommes de la manche à 6 000 livres de gages,
quoique d'ordinaire on n'en nommât que deux.
Il eut un fils, 1° Louis, qui suit, et 2° une fille,
Henriette-Louise, morte en 1738. Par acte du 18 mars 1717 Michel-Jean acquiert les terres et seigneurie
d'Avrigny, le fief du Donjon et ses dépendances, les terre et fief de Danmarest sis au village de Rémy, avec ses rotures et dépendances, et le fief d'Anduelle, le tout situé dans le bailliage de
Clermont-en-Beauvaisis, dans l'Oise, et provenant de la succession d'Antoine-Alphonse de Gouy, en son vivant vicomte d'Arsy, moyennant la somme de 115 600 livres payés aux
moyens d'emprunts par obligations effectués par son père (20 000 livres + 65 800 livres) et par lui-même (21 800 livres).
Il remboursa son père en employant le prix de sa charge de "capitaine lieutenant au (régiment) mestre de camp général" et en empruntant la somme de 40 000 livres. Le château d'Avrigny sert
dorénavant de résidence au couple, quand il n'est pas à Paris. En 1725 son épouse entame une action en séparation de biens d'avec Michel-Jean qu'elle juge trop dépensier, faisant
notamment construire des bâtiments inutiles et superflus, dissipant ainsi sa dot. Elle obtient satisfaction le 1er juin et Michel-Jean est obligé de vendre des biens du
château d'Avrigny pour restituer ses biens à son épouse. Françoise Mélanie décède le 11 février 1726. Michel-Jean est alors colonel de cavalerie.
Michel-Jean épouse en seconde noce le 27 mars 1728 Françoise-Madeleine Tarteron de Montier, marquise de Castelvielh, veuve du marquis d'Orbessan, dont il
eut 3° Michel-Balthasard, vicomte d'Arsy, capitaine au régiment du roi, marié le 29 février 1764 à Marie-Charlotte Hardoin de Beaumois, fille
du Trésorier général du marc d'or et sœur des comtesses de Mazencourt et de Sparre ; 4° Elisabeth, mariée à Henri de Mannay,
comte des Camps, et dont descendent les Macé de Gastines, et Henriette-Julie. Du fait de ce remariage, il perd la garde noble de son fils Louis, qui lui réclame
le compte de sa tutelle. En procès avec son fils à ce sujet, Michel-Jean, qui est à Arsy, écrit 30 juillet 1737 un court testament :
« Comme il pourait arriver que les chagrins que je reçois de la part de Madame de la Lande et de mon fils ainé avanceraient mes jours et que je ne veux pas mourir sans songer à la subsistance de mes trois cadets je leur donne par ce présent testament olographe à chacun cinquante mil francs, dont la rente leur sera payée au denier vingt à commencer le jour de ma mort et ce en cas que par les loix ils n'ayent pas tant à repeter ne voulant pas leur faire tort s'ils peuvent demander davantage. »
Foi et hommage par Michel-Jean de Gouy, marquis d'Arsy, seigneur dudit
lieu, Avregny, Pieumel, Dampmarest, marquis de Castelvielh, mestre-de-camp de
cavalerie, gentilhomme de la manche du Roi, gouverneur de Béziers et
chevalier de Saint-Louis, pour les fiefs de Chepoix, de Lattingy et du bois de Favières, par lui acquis, les 1er février et 28 mars 1736, de
Louis-Etienne de
L'Aubespine, marquis de Verderonne, 9 avril 1739.
Le 21 janvier 1745 le roi constitue la maison de la dauphine. Parmi ceux-ci le comte de Rubempré, son premier écuyer, et Michel-Jean de Gouy, entré dans cette
maison comme un des quatre écuyers de main servant par quartier.
Le 18 mai 1746, il vend les terre et marquisat de Cactelviel pour 35 000 livres.
Le 18 octobre 1746, le comte d'Argenson, secrétaire d'Etat de la guerre accorde à Michel-Jean un congé pour le rétablissement de sa santé. Un mois plus tard,
le 30 novembre, décède à Paris, dans son hôtel de la rue Saint-Louis, qu'il avait acquis le 11 mars précédent moyennant 43 000 livres.
- Louis, né en 1717, eut pour parrain le dauphin, futur Louis XV. Certains, comme d'Hozier, le prénomment Charles, mais il s'agit bien du même :
chevalier, marquis de Gouy, seigneur d'Arsy, d'Avrigny, de Troussencourt et Francastel, lieutenant général, gouverneur de Clermont,
lieutenant général au gouvernement de l'Ile de France pour le département du Vexin Français. Il possédait les châteaux de Marine,
Riquebourg et La Neuville ainsi que des terres dans la région de Compiègne, et habitait à Paris dans un vaste hôtel particulier à l'angle
de la rue de Provence et de la Chaussée d'Antin.
Il commença sa carrière militaire comme mousquetaire, fut successivement capitaine au régiment de Saint Aignant Cavalerie (25 mars 1734),
colonel du régiment de Gastinais infanterie (6 mars 1743), colonel lieutenant du Régiment de la Reine infanterie
(régiment qu'il achète le 12 août 1746), reçu chevalier de Saint-Louis le 16 mars 1747, brigadier le 11 septembre 1747, maréchal de camp
le 10 février 1759 et lieutenant général le 1er mars 1780. Plusieurs sources disent qu'il se distingua à Fontenoy le 11 mai 1745.
Ceci est étonnant car le Gastinais infanterie n'était pas présent sur ce champ de bataille. Sans doute y a t-il confusion avec la bataille
du col de l'assiette en 1747, au cours de laquelle il fut blessé. Il a épousé Esther de Rivié, dame d'accompagnement de Madame Adélaïde de France,
veuve de César de Saint-Georges, comte de Vérac, dont elle n'avait pas eu de postérité. Par ce mariage, Louis devient baron de Chars,
seigneur de Marines , Santeuil et nombreux autres lieux, et s'allie à des familles puissantes et renommées.
Il eut pour enfants 1° Monique, comtesse O'Mahony (voir ici), 2° Louis-Marthe, député à la Constituante,
lieutenant général (voir ici),
et 3° François.
Sur Louis, voir ici