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Maison DU BOT


Branche du Grégo




Le Nobiliaire de Saint Allais (Tome I page 52 et suivantes) nous apprend que la maison du Bot (ou Dubot) comptait quatre branches :
  1. Les seigneurs du Bot et de Lochan, dans le ressort de Chateaudun, maintenus par arrêt du 8 avril 1669, ont contracté des alliances directes avec les maisons du Châtel, de Barrin la Gallissonnière, de Conen de Saint-Luc etc. Ils ont figuré dans les anciennes monstres de nobles et d'hommes d'armes, ont donné des officiers distingués et plusieurs pages du roi à la Grande Ecurie. Le dernier male de cette première maison du Bot fut le comte du Bot, ancien capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis, qui siégea vers 1780 aux Etats de Bretagne.
  2. Les seigneurs du Grego, maintenus à la même chambre le 7 juin 1669. Ils ont fait construire le château de Kerbot en 1477. Le dernier mâle de cette maison fut le marquis du Grego, ancien officier des dragons après avoir été page de la petite Ecurie, lequel de son mariage avec demoiselle Thomas de Caulenaye n'a laissé qu'une fille, Louise, mariée au vicomte de Pontbellanger.
  3. Les seigneurs de Ville-Pelotte, la Grignonais, Talhouët, la Grée-Calac, les Timbrieux et autres lieux, maintenus au ressort de Vannes par arrêt du 25 juin 1669. Ils ont, comme les précédents, des services distingués et des alliances directes avec de nombreuses maisons dont celle d'Avaugour.
  4. La quatrième et dernière famille du Bot en Bretagne est celle des seigneurs de la Grande Haye et de Launay. Ils ont des services de robe et d'épée et ont contracté de belles alliances. Ils passaient pour être issus d'Alain, anobli dans l'évêché de Léon en 1441. Ils se sont éteints en 1660 après avoir donné deux conseillers au Parlement de Bretagne (1598 et 1624) et deux maires de Nantes (1596 et 1634)
L'identité du nom, jointe à la similitude de l'écusson, fait présumer que l'origine de la branche du Grégo est commune avec celle des seigneurs de la Ville-Pelotte, mais on n'a pas trouvé de titres prouvant la jonction


         
Les armoiries des 4 branches de la maison du Bot, dans l'ordre où elles sont citées.





► Les ascendants de Maurice O'Mahony sont écrits en rose


les seigneurs de Kerbot


Le manoir noble de Kerbot, à Sarzeau, acheté par la famille de Gouvello avant la Révolution, est maintenant un restaurant


  1. Jean, archer de la garde de François II duc de Bretagne de 1458 à 1488, fit bâtir le manoir de Kerbot (du Bot en Breton) dans la paroisse de Sarzeau (Morbihan). Cette maison noble avait droits honorifiques en l'église du couvent de la Trinité de Sarzeau. On ignore le nom de son épouse.

  2. Jean II, seigneur de Kerbot, était receveur de Muzillac de 1501 à 1517, receveur ordinaire du domaine du Roi à Vannes de 1515 à 1528 (mandement du 21 juin 1515). Il passa un acte avec le duc de Bretagne le 5 mai 1514. Il acheta en 1529 moyennant une rente de 4 livres par an la jouissance de la chapelle méridionale de l'église des Trinitaires de Sarzeau. Son manoir de Kerculvez est dans la liste des maisons nobles de Sarzau (1536). Un acte de déduction de comptes pour "Jehan du Bot, naguère receveur ordinaire de Vannes" est passé le 2 novembre 1537. Il n'eut pas d'enfants d'un premier mariage avec Perrine Drouillard. Il épousa en secondes noces Anne du Pont, fille de Françoise de Beaumont, avec laquelle il vivait encore en 1569 d'où Guillaume, qui suit, Jean, Bertrand, Guillaume et Jeanne, mariée à Jacques de La Couldraye ;
Arrêt rendu à Nantes le 5e de mai 1514
par les gens des Comptes du Roi seigneur fructuaire (usufruitier) du pays et duché de Bretagne, père et légitime administrateur de Madame Claude de France, duchesse de Bretagne,
par lequel arrêt après avoir vu, (à) savoir une requête présentée par Jean du Bot, écuyer, seigneur de Kerbot dans l'Ile de Rhuis, portant que dès le 13e du mois de mars l'an 1510, ayant produit deux lettres et mandements non viciés mais saines de signatures et sceaux, où il était fait mention d'un échange fait entre la dite dame et l'exposant, l'une des dites lettres étant donnée à Blois le 21e de février de l'an 1510 par Anne, reine de France, duchesse de Bretagne, par laquelle sur ce que son amé Jean du Bot, fils et héritier de feu Jean du Bot, archer de la Garde du feu seigneur duc père de cette princesse, lui avait exposé que le dit feu Jean du Bot avait jusqu'à sa mort servi le dit seigneur duc après s'être habitué dans la terre et seigneurie de Rhuis où il avait édifié une maison nommée Kerbot sur certains héritages qui lui avaient été donnés par le dit feu seigneur père de la dite Reine et qui lors de la Réformation lui avaient été conservées et ayant supplié Sa Majesté de vouloir lui permettre d'échanger avec elle les dites terres contre une pièce de terre à lui appartenante nommée Le Touil située dans la dite seigneurie de Rhuis, paroisse d'Arzon et contenante environ vingt journaux, la dite princesse avait consenti au dit échange et avait à cet effet mandé aux Gens de ses Comptes en Bretagne qu'après avoir appelé M. Yves du Colledo, son Lieutenant à Vannes au lieu du Procureur du Roi de Rhuis et s'il apparait que le dit échange ne fit point préjudiciable à elle la dite Dame Reine, ils eussent à laisser au dit du Bot les héritages qui lui avaient été donnés à titre de Domaine et à accepter ceux qu'il offrait à titre de récompense, les dites lettres signées Anne et plus bas pour la Reine et Duchesse J. Vaucouleur et scellées en cire rouge sur simple queue.
L'autre des dites lettres donnée à Blois le dernier jour du dit mois de février 1510 par le Roi de France portant ratification des précédentes, les dites lettres signées Louis et plus bas Pour le Roi, Robertet, et scellées en cire jaune sur simple queue.
Après aussi que les dits gens des Comptes eurent vu le procès verbal de visite et de mesurage fait les 27 et 28e jours d'octobre de l'an 1511 par Jean de Colledo notaire de la Cour de Vannes par les ordres et en présence de Maître Yves Maido l'avoué et Maître et Auditeur de ses comptes et Guillaume Davi l'un des des secrétaires en la Chambre des dits Comptes, commissaires à ce dépêchés, lesquels Gens des Comptes cèdent et transportent à titre de pur et loyal échange, les héritages mentionnés dans le prisage mesurage et situés dans l'Isle de Rhuis paroisse d'Arzon pour les tenir noblement à foi et devoir de rachat ainsi qu'il faisait la dite maison et métairie de Kerbot avec ses appartenances lesquelles il tenait aussi noblement et à la charge pour lui de payer 50f de rente à la dite seigneurie de Rhuis, cet arrêt produit par copie collationnée par le Sieur Saldin , etc. (Carré d'Hozier)

  • Guillaume, seigneur de Kerbot, rendit hommage à Vannes pour les seigneuries de Kerbot, Keralvé, Kervezo et Conleau. Le procès qu'il avait avec sa sœur Julienne, épouse de Thomas Jocet, seigneur de Gastonnet, concernant la succession "noble et avantageuse" de leurs père et mère se termina par une transaction du 19 novembre 1565 par laquelle André donne à sa sœur "les lieu, maison, cour, pourpris, de Keralvé (Kerhallevé) avec toutes les dépendances". Une autre transaction, faite le 21 août 1587, entre ses enfants pour le partage de sa succession, montre qu'il était décédé à cette date. Il fut marié à Jehanne Phelippes d'où André, qui suit et Julienne mariée avec Thomas Jocet.



  • les seigneurs du Grégo

    Le château du Grego (voi ici)


     
  • André, seigneur de Kerbot et du Grégo, est né le 7 août 1568 au château de Kerbot et fut baptisé le lendemain à Sarzeau. Il fit en 1625 une fondation de messe et obtint la permission de faire quelques travaux dans la chapelle dont sa famille avait la jouissance en l'église des Trinitaires de Sarzeau. Après le décès d'Alain du Val, seigneur du Grego, un conseil de famille tenu devant le sénéchal de Vannes le 30 juin 1590 nomma André tuteur et curateur de l'enfant posthume non encore né. Il est probable que cet enfant mourut à la naissance car dès lors André émit des prétentions sur la terre du Grégo comme héritier du chef de son ayeule Anne Du Pont et prit possession du manoir et de ses tenues comme héritier. Il en jouissait en paix depuis cinq ans quand Jacques Le Maire, un parent des du Val, fit valoir ses droits à la succession de son oncle. Un procès long et couteux fut évité par une transaction du 20 août 1594 par laquelle Jacques Le Maire et sa sœur Perrine se déssaisirent de leurs prétentions moyennant 4 000 écus. Dans un contrat de constitut du 14 septembre 1618, il est qualifié "seigneur de Kerbot et du Grégo, demeurant au lieu de Kerbot". André est décédé en 1658, âgé de 58 ans. Il avait épousé Michelle Moro, dame de Sullé, dont 1° Jean, baptisé à Sarzeau le 27 décembre 1587; 2° Pierre, qui suit; 3° Suzanne, baptisée le 17 décembre 1596 à Sarzeau, mariée avec René de Francheville puis avec Bretrand de Rosnivien ; 4° Jeanne, baptisée le 18 octobre 1598; 5° Marguerite baptisée le 10 juillet 1602 à Sarzeau, mariée le 27 février 1631 avec Jean du Bois de la Salle; 6° autre Jean, baptisé le 24 novembre 1605 à Sarzeau.


  • signature d'André en 1592


     
  • Pierre seigneur du Grégo, de Kersapé et de Kerbot, reçut de Jean Kermasson, le 6 avril 1628, une maison avec ses dépendances au bourg de Surzur, en échange d'une tenue (terre) au village de Bourgerel. D'autres échanges de tenues seront également effectuées en 1629 et 1630. Le 3 décembre 1634 il échange le village du Haut-Couetdigo contre celui du Petit-Bensac, tous deux en Surzur. Le 6 octobre 1644 il échange sa métairie au Brambis contre une tenue au village de Kervicquel.
    Il est décédé le 12 mars 1647 au château du Grégo. Les scellés furent apposés les 14 et 15 mars sur la maison du Grégo en présence de Bertranne Gouyon, Charles son fils aîné, et plusieurs autres. Les pièces indiquées sont la chambre basse, la salle basse, la chambre jaune, la chambre rouge, la chambre des servantes, la chambre des moines, la chambre au dessous de la cuisine, la chambre au dessus la sallette, la petite antichambre, la petite chambre verte, l'office, la salle. Le 15 mars les scellés furent apposés en la maison d'Enfer, rue St François à Vannes, et le 17 mars à Kerbot, autres résidences du défunt. L'inventaire fut fait à la requête de Charles le 5 juin par la juridiction des regaires de Vannes. Son baptème n'a pas été trouvé dans les registres de Sarzeau. Il avait vendu en 1631 une masion avec jardin à Vannes à Pierre Le Cadic, maréchal forgeur. Il avait été marié deux fois 1° vers 1617 avec Gilette de Francheville dont il n'eut pas d'enfants et 2° avec Bertranne, fille de Charles Gouyon, des seigneurs de Coipel en Rénac (Couaspel), et de Françoise de Noyal qui avait apporté Kersapé dans cette famille. De ce mariage naquirent au château du Grégo 12 enfants entre 1621 et 1645, dont l'aîné et Charles, qui suit. Par une sentence rendue en la juridiction des régaires à Vannes le 3 août 1652 dame Bertranne Gouyon est instituée tutrice des enfans mineurs de son mariage avec feu messire Pierre du Bot, seigneur de Grego. Une transaction fut reçue par Jonneaux notaire de la cour de Vannes le 23 mars 1632 "entre écuyer Pierre du Bot, sieur de Kerbot et du Grego et dame Suzanne du Bot, sa sœur, veuve d'écuyer Jean Cibouault, sieur de la Héllardière, sur les différens qu'ils avoient pour le partage tant de la succession de feu André du Bot, leur père, écuyer sieur desdits lieux de Kerbot et du Grego, que de celle à échoir de demoiselle Michelle Moro, dame douairière de Kerbot". Veuve, Bertranne Gouyon, "dame de Kersapé, douairière du Grégo et du Bois-de-la Salle", se marie en secondes noces dans la chapelle du Grégo le 2 septembre 1657 avec Bertrand de Rosnivinen, conseiller au parlement de Bretagne.

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  • Charles, seigneur de Kerbot et du Grégo, a été porté sur les fonts le 23 mars 1621 à Surzur par Charles Gouyon et Michelle Moro, ses grands-parents. Il est décédé le 15 octobre 1650 âgé de 29 ans et a été inhumé à Surzur. Il avait épousé par contrat du 22 février 1645 passé par devant Launay, notaire de la sénéchaussée de Vannes, et le 6 mai 1645 Jeanne, fille de Jérome de Botdéru, conseiller au parlement de Bretagne, et Louise Le Sénéchal de Kercado (sur cette famille, voir ici). Ils eurent 3 enfants : 1° Jérôme, baptisé à Sarzeau le 4 septembre 1646 et mort jeune car son frère est qualifié en 1669 fils unique et héritier; 2° Louis, baptisé à Sarzeau le 15 octobre 1647 et décédé jeune pour les mêmes raisons que son frère aîné ; 3° Vincent, qui suit. Veuve, Jeanne se remaria avec le 12 novembre 1651 avec Charles de Rosnivinen (dont elle eut un fils), et tous deux furent nommés tuteurs de Vincent.

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  • Vincent, chevalier, seigneur du Grégo, de Kersapé, de Sullé, de Le Lie, etc., est né le 29 octobre 1648 à Vannes et a été porté sur les fonts à Surzur par deux pauvres de la paroisse. Le partage des biens de la succession de son grand-père Pierre fut fait le 26 novembre 1654, soit 7 ans après le décès, entre lui, sa mère "à présent femme de Charles de Rosnivinen", sa grand-mère Betranne Gouyon "à présent dame douairière du Bois-de-la Salle", et ses oncles et tante Jean, Michelle, Maurice et Vincent du Bot, seuls enfants vivants des 12 issus du mariage de Pierre. Les biens de la succession comprennent le Grégo, Kerbot, la maison Enfer près de la rue Saint-François à Vannes, la maison du Pasty, l'île noble de Benaron, etc. Le Grego est partagée noblement (revient donc à Vincent). La terre de Sullé est donnée comme douaire à Bertranne. Ses oncles Maurice et Vincent reçoivent la maison de Kerbot. Il eut pour tuteur de 1663 (7 mars) à 1671 son oncle Maurice du Bot, seigneur de Kersapé. Le 25 août 1669 décède sa grand-mère Bertranne Gouyon ; le 16 décembre fut fait l'inventaire par le juridiction des régaires, des meubles dépendant de la succession de Bertranne Gouyon, dame du Grégo, décédée rue Saint Vincent à Vannes, "à la requête de Vincent du Bot, seigneur du Grégo, son petit-fils". Le 3 mai 1671 eut lieu le prisage de revenu annuel des maisons, métaires, moulins, fiefs et seigneuries, et toutes choses dépendant de la succession de dame Bertranne Gouyon et des biens dont elle jouissait comme veuve de messire Pierre du Bot, seigneur du Grégo, Sullé, Kerbot, Kersappé, etc ... pour parvenir au partage des dites successions en la juridiction des régaires, entre Vincent du Bot, héritier principal et noble par représentation de Charles, son père et écuyer Morice du Bot, seigneur de Kersappé, écuyer Vincent du Bot, seigneur de Kerbot, dame Michelle du Bot, dame du Blanc, et Gilette du Bot, dame de Kurfur, autres enfants de Pierre du Bot.
    Ce prisage comprend la maison noble de Kersappé en Theix et dépendances, la métairie noble du même lieu, la métairie noble de la Porte de Kersappé, la métairie de Rubestan en Theix, la métairie noble de Trealvé en Saint-Avé, le moulin à vent de Kersappé, le moulin à eau sur le ruisseau qui descend de Cran, diverses tenues à domaine congeable de Kersappé, la maison principale et noble de Sullé en Surzur et ses dépendances, la métairie noble de Sullé, la grande métairie de la Porte de Sullé, la petite métairie de la Porte de Sullé, la métairie de Kerhoho, la métairie de l'Isle en Ambon, diverses tenues, le moulin à eau de Sulléet le moulin à vent de Sullé, les terres de Saint-Gildas en Rhuys, des salines et autres terres situées au Tour-du-Parc.
    Son oncle Maurice du Bot admistra si mal les biens de son pupille qu'il dut abandonner la tutelle, laissant un gros passif. Un arrêt du 20 juillet 1671 condamna ceux qui avaient nommé le seigneur de Kersappé tuteur de Vincent à payer 34 072 livres à ce dernier. Les métairies, terres et tenues de Maurice du Bot, seigneur de Kersappé, furent saisies le 12 juillet 1673 aux fins de liquidation de la tutelle de Vincent. Vincent fut aussi héritier de Sa sœur Suzanne et de son frère Jean, sieur de Sullé. Il obtint le 20 janvier 1680 une sentence arbitrale du parlement contre sa mère, relativement à un règlement de comptes. Il est aussi l'héritier de Suzanne du Bot, dame de du Plessix-Bonnenfant et de Jean du Bot, seigneur de Sulé, et de son oncle Vincent du Bot, seigneur de Kerbot, décédé sans enfants en sa maison sur le port de Vannes, inhumé le 4 février 1784 en l'église des Dominicains, et dont il accepta la succession le 9 mars. en l'église des Dominicains de Vannes. Il est cité le 19 mai 1684 comme logeant en la maison où pend pour enseigne le château de l'Hermine, sur le port de Vannes. Il fut d'abord condamné comme usurpateur de noblesse par jugement du 2 mars 1669, puis fut maintenu dans sa noblesse d'extraction dès le 17 juin sur preuves de sept générations remontant à 1477. Il épousa en premières noces par contrat du 17 septembre 1668 par devant du Chemin, notaire à Rennes, et le 15 octobre 1669 à Orvault (44) Marie-Anne, fille de Charles du Pé, dit de Bourigan, seigneur d'Orvault et autres lieux, et Prudence Boutin. Durant ce mariage il a vendu le terre de Kerbot (10 000 #) la métairie de Trehalvé (2 500 #) et la moitié de celle de Rubestan (1 000 #). Il épousa en secondes noces par contrat du 19 juin 1687 devant Le Baud à Vannes, et à l'église de Vannes le 29 février 1688, Jeanne-Valentine, fille de feu Joseph de Talhouët, chef de la branche de la Grationnaye, et de Thérèse Beaujouan. Mademoiselle de Talhouet apportait 18 000 # de dot. De la première union il eut quatre enfants, dont Jean, qui suit, et François, dit le chevalier du Grégo, tué le 8 décembre 1707, âgé d'une trentaine d'années, suite à une querelle de jeu, par Julien-Louis de Lantivy condamné pour ce fait à avoir la tête tranchée, peine non exécutée; et de la seconde union il eut 5 enfants, dont Cécile, qui fut mariée à Louis-Marie du Bot, seigneur de Timbrieux et de la Tertée, de la branche de Ville-Pelotte.

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  • Jean, seigneur du Grego, Sullé, Kersapé, Le Lie et Bray, né et ondoyé le 14 mai 1674 à Surzur y reçut le supplément des cérémonies du baptême le 12 août 1676. Il était tuteur de ses sœurs et en cette qualité il regla un différent relatif au douaire de sa mère (arrêt du 19 juillet 1710). Le 7 août 1713 il fit une transaction avec Jean de Rosnivinen relative à la succession de Jeanne de Botderu leur mère : Jean jouira à jamais des terres de Braye, Rohéan, le Valjouin, la Ville de Noual, du Lie et du rôle de Melleran, fief et dimes. Il épousa par contrat du 17 septembre 1711 passé devant Besnar et Le Viavant, notaires royaux de la sénéchaussée de Vannes, et le 22 septembre suivant par Jacques-André de Robien, vicaire général de Vannes, en l'église de Surzur Jeanne, fille d'André de Robien, vicomte de Kerambourg, conseiller au parlement de Bretagne, d'où 1° Thomas-Vincent, baptisé à Saint-Pierre de Vannes le 6 novembre 1712; 2° Thomas-Scholastique, qui suit; et 3° François-Gabriel, baptisé à Saint-Pierre de Vannes le 30 septembre 1718. Comme ses pères, il géra ses biens à force de procès.

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  • Thomas-Scholastique, chevalier, Seigneur du Grego, de Kersapez, de Sulé et autres lieux, né et ondoyé le 4 novembre 1714 a été baptisé à Saint-Pierre de Vannes le 22 avril 1716 (voir registre), nommé par son parrain Thomas de Robien, comte de Kerambourg, conseiller du Roi au parlement de Bretagne, et sa marraine Scholastique Briant, marquise de Guermadeuc. Il est décédé subitement en son château du Grégo, à l'âge de 54 ans, et a été inhumé le 30 septembre 1768 dans la chapelle du Grégo en l'église paroissiale de Surzur (voir registre); outre de curé de Surzur, étaient présents les prètres recteurs d'Ambon, de Theix, de Noyalo, de Sulniac, "et tous les messieurs recteurs, curés et prètres de cette paroisse, et messieurs de la noblesse". Il ne fut pas non plus à l'abri de nombreuses procédures. Un procès qui dura 12 ans (1736-1748) l'opposa aux Sanzay qui réclamaient un crédit dans la succession de Vincent du Bot, seigneur de Kerbot, par représentation de Marie de Lehenno (Le Héno) dont la mère avait épousé le dit Vincent. Il fut également en procès contre Catherine de Mothou, épouse de Louis d'Argouges, héritière de l'abbé de Fresnay, son oncle (1740). Un autre procès l'opposa à Gilles Desaleur, notaire et procureur au présidial de Vannes (1740-1748), etc. Il partagea le 6 août 1754 la succession de ses parents avec son frère François-Gabriel auquel il donna le manoir, la métairie et les terres de Sullé et divers autres métairies et tenues. Le château du Grego ayant été reconstruit vers 1750, ce ne peut être que son œuvre. Il est qualifié comte du Grégo en 1769. Il fut adopté par Marie-Aude du Chastel, femme de Hugues-Humert Huchet de la Bédoyère et héritière du marquisat de la Roche. Il a acheté les seigneuries de Trefinec et du Vaugour en 1765. Il avait épousé par contrat du 25 mars 1738 par devant Le Dreau et Pihan, notaires royaux à Nantes, et le 29 avril 1738 dans la chapelle de Kerglas en Saint-Nolff Charlotte Jeanne Scholastique Huchet de La Bedoyère, fille de Hugues Humbert et de Marie Claude Jacquette du Chastel, Elle apportait le marquisat de la Roche et la baronnie de Laz, qui avaient été possédés successivement par les Kernesnel, du Chastel et Huchet de la Bédoyère. Ils auront 1° Anne Marie Pauline (1739-1741); 2° Charles-François-Jules, qui suit; 3° Julie-Charlotte mariée le 16 janvier 1769 avec Jean-Marie de Tréouret de Kerstrat; 4° François-Marie, né en 1743 et 5° Anne-Charlotte née en 1745. .

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  • Charles-François Jules, né et ondoyé à Surzur le 8 février 1740, reçut le supplément des cérémonies du baptême le 18 septembre suivant. Il s'intitulait seigneur du Grégo, Sulé (Surzur), Kersapé (Theix), Cadon (Surzur), Kerglas (Saint-Nolff), Trefinec (Surzur), le Vaugour (Surzur). Il est l'héritier principal et noble de son aïeule maternelle la marquise de la Bédoyère, qui en mourant lui laissa en Cornouaille les marquisat de la Roche, baronnie de Laz, comté de Gourmois, et dans le Léon les vicomté de Curru, Keruzas, Penanch, Coteves, Penanech et Langueouez. Son alliance avec l'héritière du Vaudequip et de Botblay vint encore augmenter sa richesse foncière.
    Il fut admis parmi les pages de la Petite Ecurie sur preuves du 25 juin 1755.
    Il est décédé à Trévarez le 23 mai 1812, laissant Louise Exupère Françoise Charlotte qui termine la lignée de cette branche. Pour plus de détails sur le marquis du Grégo, voir ici.

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  • "Louise" Exupère Françoise Charlotte qui termine la lignée de cette branche (voir la page qui lui est consacrée).








  • Sources principales :
    Preuves pour la Petite Ecurie sur Tudchentil
    Inventaire des Archives des châteaux bretons de Hervé du Halgouët






    Lien de Parenté

    Louise du Bot du Grégo
    ¦
    Charles-Félix d'Amphernet de Pontbellanger
    ¦
    Michel d'Amphernet de Pontbellanger
    ¦
    Marthe Lafreté d'Amphernet de Pontbellanger X Maurice, comte O'MAHONY