Dissimulé dans un parc boisé, le château du Grégo, belle demeure restauré à la fin du XIXème
siècle, est situé à 3 km de Surzur, dans le Morbihan. Le domaine possède une chapelle privée
et un moulin à vent. Il fut occupé pendant la dernière guerre par les Allemands qui y commirent
d'importants dégâts et emportèrent les tableaux qui s'y trouvaient.
Cinq époques de construction marquent l'histoire du lieu : le 17e siècle, les début et milieu du
18e siècle, le 19e siècle et la 2e moitiée du 19e.
D'après les montres et les réformations la seigneurie du Grégo était au début du XVe siècle aux mains de la famille
de Beaumont : Regnault de Beaumont est cité dans la réformation de 1427 et dans la
montre de 1464, Yvon de Beaumont est cité dans les montres de 1477 et 1481.
Dans les archives du château du Grégo on trouve Pierre de Beaumont qui est cité dans un acte
de 1515 et Jean dans un autre de 1530.
Jacques de Beaumont (qu'André du Bot nomme Guillaume), fils de Pierre, était "fils juveigneur" du
Graigo (sic). Il avait épousé Olive Dayvar,
dame de Kererhalue, de laquelle il avait eu une fille nommée Françoise de Beaumont, laquelle
avait épousé Tristan du Pou,
et en avait eu aussi une fille appelée Anne du Pou, laquelle avait été mariée à Jean du Bot,
seigneur de Kerbot,
père de Guillaume. Anne du Pou avait recueilli le Grégo de Jehan de Beaumont.
Les du Val succédèrent aux Beaumont vers 1540. René du Val est qualifié seigneur du Graygo (sic)
et de la Bivallière,
dans un acte de février 1558. D'Antoinette de Lespart, il eut Claude et Jeanne qui épousa Jehan Le Maire dont le fils contesta plus tard à André du Bot la possession du Grégo.
D'après une enquète de mars 1590 (voir carré d'Hozier)
Olive de Beaumont, aussi fille juveigneur
du Grégo, était l'ayeule de Claude du Val qui eut
ainsi la succession du lieu du Grégo par le décès de Jean de Beaumont, mort sans héritiers.
De son mariage avec
Barbe de La Houlle, Claude du Val eut un fils unique Alain du Val, qui mourut en 1590
sans enfants de son mariage avec
Suzanne de Kermeno.
Dès la mort d'Alain du Val, André du Bot, seigneur de Kerbot, s'installa au Grégo, se prétendant
à la succession comme héritier d'Anne du Pou, et aussi pour satisfaire à la volonté d'Alain du Val, recueillie par
plusieurs témoins.
Quatre ans plus tard, Jacques Le Maire prétendit au même héritage comme héritier de Jeanne du Val.
Mais il se déssaisit de ses prétentions moyennant 4 000 écus que leur versa André du Bot suite
à un accord passé le 20 août 1594. C'est ainsi que le Grégo entra chez les du Bot.
De ce nom furent succéssivement seigneur du Grégo : André (✞ vers1629), Pierre (✞ 1647),
Charles (✞ vers 1650), Vincent (✞ 1706), Jean (✞ 1736), Thomas-Scolastique (✞ 1768),
Charles-François-Jules (✞ 1812), Louise-Exupère (✞ 1826).
Louis-Exupère, épouse d'Antoine-Henri d'AMPHERNET de PONTBELLANGER, sauva le Grégo du désastre
révolutionnaire grâce au général baron Bonté, son second époux, qui acheta une part de la
seigneurie.
La terre passa ainsi aux Pontbellanger. Son fils unique, Charles-Félix (1788-1827),
épousa Monique-Zulmée Quesnel de la Morinière
dont naquirent deux enfants : Michel-Adrien, qui reçut en héritage Pontbellanger et Trévarez, et
Antoinette-Marie qui, après son mariage avec Henri du Fresne de Virel, recueillit Le Grégo et le Vaudequip.
Depuis ce temps, Le Grégo est dans la famille de Virel.