François BARANJON
Apothicaire et valet de chambre ordinaire de Louis XIII (1610-1643) puis de Louis XIV (1643-1647)
Blason des Baranjon (Armorial d'Hozier, Paris)
François Baranjon reprit les armoiries de son beau-père en modifiant les émaux.
François, fils de François Baranjon et Marie Bodinet, est né à Paris vers 1590. Il passa une partie de sa jeunesse au château royal de Boulogne, dit château
de Madrid, où son père était portier et garde.
Le château de Madrid, dans le Bois de Boulogne, où François Barnanjon père était portier et garde.
Après la mort de ses parents, survenue vers 1610, il acheta plusieurs charges, si bien que, selon son contrat de mariage,
il était en 1620 apothicaire et valet de chambre du roi Louis XIII, apothicaire des petites Ecuries et apothicaire et valet de chambre de Madame, sœur du Roi.
Il avait vendu, l'année précédente, sa charge de chef de fourrière de la Maison des sœurs du Roi au prix de 18 000 livres. Puis en 1621, il vendit celle
d'apothicaire et valet de chambre de Madame, sœur du Roi.
Maison du Roi
"Estat général du paiement que le Roy a ordonné estre fait à ses officiers domestiques par son secrétaire et trésorier
général de sa maison et paieur des gages d'estat qui leur sont destinez, a commencer du premier jour
de janvier mil six cens trente huit à continuer jusques a ce que sa Majesté aye faict autre nouvel estat"
-
ici-
Muni de ces charges, François Baranjon s'était choisi une femme parmi les beaux partis de la bourgeoisie parisienne, et épousa Marie Le Gangneulx, fille
d'un quartinier plus tard échevin de Paris (voir
ici),
par contrat du 2 février 1620
passé par devant Me Chapelain, au domicile de la future mariée, rue de l'arbre-sec. Le père de l'épouse, gouverneur et administrateur de la Charité des pauvres enfants
de la ville de Paris, des médecins, des chirurgiens, des apothicaires royaux, assistaient les époux. Marie fut dotée de 20 000 livres. La cérémonie religieuse
eut lieu la semaine suivante et les époux demeurèrent rue de l'arbres sec, dans la grande maison dont Marie hérita après le décès de ses parents, dont
l'épitaphe se trouve à Saint-Germain-l'Auxerrrois (
ici p. 50).
Les Baranjon eurent quatre enfants, tous baptisés à Saint-Germain-l'Auxerrois. En 1640, le roi Louis XIII fut le parrain du dernier né
en reconnaissance des services rendus par son aïeul et son père
Par lettres patentes signées à St Germain en Laye en avril 1641, le roi Louis XIII lui accorda la permission d'établir un second marché aux chevaux
(le premier étant alors non loin de la porte Saint-Honoré) le mercredi de chaque semaine, sur un terrain
lui appartenant au
lieu dit la Folie Eschalart, comprenant quatre arpents et situé en dehors de l'enceinte, derrière le jardin des Plantes,
au bout de la rue Poliveau, non loin du cimetière de Clamart et près de la croix de Clamart. Peu après celui de la porte Saint-Honoré fut supprimé et
pendant deux siècles, le marché aux chevaux resta dans cet endroit.
(
Histoire de la ville de Paris, T.5
ici).
Le 14 mai 1643 Louis XIV est roi de France. François Baranjon est un de ses quatre apothicaires, au quartier de janvier.
Il maria sa fille Marie-Magdeleine avec son jeune collègue Jean Poisson par contrat du 6 mai 1647 établi par Me Deturmenyes.
Pour constituer la dot, il démissionna en faveur de son futur gendre de sa charge d'apothicaire et valet de chambre ordinaire du Roy et
de celle d'apothicaire de la petite écurie, d'une valeur de 24 000 livres tournois. Il compléta avec 10 000 livres tournois en deniers comptants.
voir ici la fiche de Jean Poisson
François Baranjon, apothicaire et valet de chambre du Roi, demeurant reu de l'Arbre-Sec, est présent le 6 février 1649 au contrat de mariage de Françoise Voicton,
demeurant en la maison et au service de Jean Poisson, apothicaire et valet de chambre ordinaire du Roi (A.N. Y 186 fol 443).
Il est cité pour cette même année 1649 dans l'
Estat et rolle d'aulcuns particuliers contribuables au paiement des taxes pour employer aux faris de l'armement
et subsistances des gens de guerre de ceste ville de Paris pour le quartier du Louvre : "Baranjon, appoticaire du Roy, iij c. l. (300 livres) pour l'armement et xxx. l. (30 livres par mois) pour
la subsistance".
Les Baranjon étaient propriétaires de trois maisons à Paris. Il vivaient rue de l'Arbre-Sec, dans une maison ayant appartenu aux parents de Marie et dont elle avait hérité.
La deuxième était une maison à l'enseigne du
Petit Palais, à l'angle de la rue de la Tonnellerie et de la rue Saint-Honoré.
La troisième était une maison qu'il avait acheté
à l'Image Saint-Denis
rue du Vieux-Colombier (A.N. MC/ET/VI/407).
François Baranjon est mort à Paris, avant le 6 juillet 1666, date d'un acte dans lequel son épouse est déclarée veuve, agé d'environ 76 ans. Marie est décédée
elle aussi à Paris, et fut inhumée à Saint-Germain-l'Auxerrois le 1er décembre 1677. Elle avait été témoin le 3 avril 1676 au mariage de Jean Quentin et Angélique Poisson.
Sources principales :
Travaux de Mme Giselle Ollivier
Molière et le monde médical du XVIIe siècle de Christian Warolin, 2013.
Les apothicaires royaux (revue d'histoire de la pharmacie, 1930, vol 18, n° 67) arcticle de Maurice Bouvet.
Lien de Parenté
François BARANJON
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Marie-Madeleine BARANJON
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Angélique POISSON
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Marie-Catherine QUENTIN
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Pierre-René LE BAS de GIRANGY
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Charles-Pierre LE BAS de GIRANGY
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Adèle LE BAS de GIRANGY
¦
Marie-Eugénie GARNIER de FALLETANS
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Maurice, comte O'MAHONY