La maison d'Amphernet est, selon Laîné et Chevillard, l'une des plus anciennes du royaume. Cette ancienneté, les services rendus dès le XIe siècle, les grandes alliances contractées lui assurent une place distinguée dans les rangs de la noblesse de France. Elle a prouvé son origine chevaleresque devant Montfault en 1463. Ses membres ont figuré sous les titres de Miles, Armiger, chevalier, escuyer, noble homme patron, seigneur présentateur, noble et puissant, haut et puissant seigneur, baron de Montchauvet et Harclais, baron de Pontbellenger, baron de Contrebise, baron et marquis d'Amphernet, comte et vicomte d'Amphernet de Pontbellanger. Dès les temps féodaux, elle a fait de nombreux aveux et hommages au roi; elle a possédé en outre de nombreux fiefs dans la haute et dans la basse Normandie. Celui de son nom, dont le chef est assis dans la paroisse de Mesnil-Patry, avait une extension considérable dans celle Viessoix et avait en outre des ramifications dans celles de Truttemer-le-Grand et de Truttemer-le-Petit, de Saint-Christophe, de Saint-Lambert-sur-Orne, de Saint-Rémy-sur Orne, de Bernière-le-Patry, etc.
En 1066, Sulpice et Guillaume d'Amphernet accompagnent le duc de Normandie à la conquête de l'Angleterre. Leur nom est inscrit à l'Abbaye-aux-Hommes de Guillaume le Conquérant à Caen. En 1154, 1155, 1158, 1184 Rodolphe d'Amphernet et son fils Guillaume sont cités dans des chartes relatives à l'abbaye de Jumiéges, sous Louis VII et Philippe Auguste. Jourdain d'Amphernet participe, avec Richard Coeur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, à la prise de Saint-Jean-d'Acre, en 1191. Le nom et les armes des d'Amphernet figurent dans la salle des Croisades, au château de Versailles. L'existence de Guillaume d'Amphernet dans la noblesse de Normandie est constatée en 1254 par une charte originale conservée aux archives de la Manche. Dans un arrêt rendu par le Parlement du roi, siégeant à Rouen le 5 janvier 1365, sont rappelés à la fois l'illustre origine, la noblesse de race, les grands biens et la haute autorité dont jouissait en Normandie Jehan d'Amphernet, chevalier, vivant en 1280, père de Richard. Ce chevalier, Jean, conjointement avec sa femme Thomase Gaalon, fonda la chapelle Saint-Michel, en l'église de Notre-Dame de Vire, où, jusqu'à la Révolution de I789, la famille d'Amphernet posséda des droits de patronage, d'enfeu et de sépulture, tombeaux, statues, grande vitre armoriée, épitaphe. La famille d'Amphernet de Pontbellanger opta pour la couronne de France lorsque le duché de Normandie fut rattaché à la France.
La famille d'Amphernet s'illustra aux cours des siècles...et paya un lourd tribut lors de la Révolution de 1789. Antoine Henry et Eléonor d'Amphernet furent généraux de l'Armée Catholique et Royale en Bretagne.
Bonaventure épousa en 1800 Henriette de Madec, fille de René Madec, nabab aux Indes.
Les descendants et représentants des Marquis d'Amphernet, baron de Pontbellanger demeurent aujourd'hui en Bretagne et en Vendée.
1. Jehan I d'Amphernet
seigneur de Tracy Neuville, Saint-Vigor des Monts, Morigny, Vautirelle Palulle, Monfort Enfernet, Gourguesson, Fontenermont, etc
En l'an 1280, noble messire Jehan d'Amphernet, possédait, soit par acquisition, soit par droit de succession, les fief et seigneurie de Montchauvet. Il épousa Thomase Gaalon, dame de la Galonnière en Neuville, dont l' ancêtre, Wale Gaalon, était un des lieutenants de Rollon. Jehan d'Amphernet était de race guerrière. Le Parlement du roi siégeant à Rouen rappelait dans un arrêt, en date du 5 janvier 1365 l'illustre origine, la noblesse de race, les grands biens et la haute autorité de Jehan d'Amphernet.
Ce chevalier, conjointement avec sa femme fonda la chapelle Saint-Michel (aujourd'hui Notre-Dame de Pitié) en l'église Notre-Dame de Vire, où, jusqu'à la Révolution de 1789, la famille d'Amphernet posséda des droits de patronage, d'enfeu et de sépultures, tombeaux, statues, grande vitre armoriée, épitaphes, etc.
Jehan d'Amphernet et Thomase Gaalon eurent plusieurs enfants dont : Richard, qui suit, et Guillaume, qui comparaît à Bourges en novembre 1318, devant Philippe V Le Long, au sujet d'une rente de 92 livres pour l'échange du château de Regnard.
2. Richard d'Amphernet
seigneur de Montchauvet, de Tracy, Saint-Vigor des Monts et autres fiefs
Dès le début de la guerre de Cent-Ans, Richard et Guillaume d'Amphernet, chevaliers, vont défendre le sol national contre les anglais. Richard d'Amphernet fut honorablement armé chevalier sur le champ de bataille de Crécy, en 1346, alors qu'il était dans l'entourage du Roi Philippe VI et de son frère le Comte d'Alençon.
La ville de Vire qu'il avait fait fortifier de sa fortune personnelle, dès le commencement de la guerre, lui dut son salut. Il sut la défendre et la garder contre les anglais, qui étaient en possession de dix-huit forteresses qui l'entouraient ; il fit plusieurs sorties heureuses contre les anglais, à la tête de la garnison, et fut plusieurs fois blessé.
Chambellan du roi Charles V, il remit à son souverain, à Paris, des lettres de créance sur l'Etat de la Normandie.
Il décéda à Vire en 1368 : "Ayant mis ses enfants aux sentiers de l'honneur et son devoir accompli, ce mâle et doux seigneur se coucha dans sa tombe et dormit sous la lame dans la chapelle St-Michel, oeuvre de ses ancêtres."
Il avait épousé vers l'an 1343, noble dame Raoule Bernard d'Argouges, issue d'une famille d'ancienne chevalerie et dont il eut 8 enfants :
- Guillaume, seigneur de Tracy, chambellan de Charles VI, trésorier des guerres, déploie une grande activité au cours des guerres de ce roi. Il se trouve dans l'enceinte du château de Vire avec Bertrand du Guesclin lors du défi de Granson. Les Anglais, surpris par des marches forcées, sont battus. C'est le début des revers anglais infligés par le Connétable Breton. Celui-ci préfère les coups de main défensifs aux grands combats qui avaient été si funeste à l'ost française. Par lettres royales du 9 août 1380, de St Germain en Laye, Guillaume, grand bailli du Cotentin, reçoit l'ordre du roy de faire abattre le château de Tinchebray. Il contribue de ses deniers à l'équipement de la flotte que prépare Charles VI à l'Ecluse. En 1385, le roy autorisa Guillaume, à fortifier son château de Tracy pour préserver Vire et les environs des expéditions anglaises. Par lettres patentes du 14 avril 1387, le roi érigea Tracy en fief qui relève dès lors de la couronne. Guillaume était dans l'armée à Bruges en 1386. Par lettres datées de Lille du 14 octobre 1386, Philippe le Hardy, duc de Bourgogne atteste les bons services rendus par Guillaume durant la guerre des Flandres. Guillaume épousa Jeanne, dame de la Champagne et d'Apilly, cousine du maréchal de la Ferté-Fresnel. Ils n'auront pas de descendance. Guillaume meurt en son hôtel à Paris en juillet 1390 ;
- Jehan II, né à Vire le 20 Juillet 1365. Il eut pour parrain le chevalier Jean de Villiers, baron de Coulonces, et, pour marraine, noble demoiselle du Mesnil-Adèlée, épouse de messire Raoul de Crennes, chevalier, seigneur de Montchamps. Jehan, chevalier, seigneur de Saint-Clost, devient seigneur de Montchauvet. Il est qualifié du titre de chevalier, dans des aveux au roi de 1374, 1385, 1387, 1392 et années suivantes, à cause d'un quart de fief qu'il possédait à Notre-Dame de Bourgenville, en la vicomté d'Auge. Il prend alliance dans la maison Bacon, ancienne chevalerie normande portant bannière. Il eut : Jehan, né en 1390 à Vire ; Guillaume II ; Perrine qui épouse Guillaume de Courcy, lequel périt à Azincourt. Jean II meurt le 14 juin 1434 ;
- Bertrand, qui suit ;
- Thomine, qui épousa Jean de Mondreville, écuyer, seigneur de Couville et de Montgauthler ;
- Marie, qui épousa Olivier de Mathan ;
- Jeanne, qui épousa Richard Gondouin, écuyer, seigneur de Fontenay le-Pesnel ;
- Christiène, qui épousa avec dispense du pape, Jehan d'Amphernet, Chevalier, seigneur de Saint Clost, de St-Loup en Auge ;
- Pierre.
3. Bertrand d'Amphernet
chevalier, seigneur de Montchauvet
Bertrand d'Amphernet, né vers 1392, eut pour parrain le Connétable Bertrand du Guesclin.
Le 27 février 1398, il rendit aveu au roi du fief de Montchauvet "et de ces appartenances". Le 2 mai 1404, Pierre de Navarre, comte de Mortain, châtelain de Condé-sur-Noireau, baron de Vassy nomma Bertrand d'Amphernet, chambellan du Roi à la capitainerie du Castel de "Tracy", commune de Neuville. (Le château de Tracy avait appartenu à son frère Guillaume). Le 8 septembre 1410, Bertrand était chevalier bachelier d'une compagnie de "seze écuyers et de trente-huit archiers, à laquelle il faisait faire montre, et qu'il commandait es guerre du Roy". En 1412 il commandait le guet royal à Paris, en remplacement de Florent d'Ancre. Nul ne pouvait exercer cette importante charge militaire, qui existait déjà du temps de saint Louis, s'il n'était chevalier. Le 18 janvier 1412, les Gens du conseil du roi de Navarre, duc de Nemours, faisaient "savoir que pour le bon rapport et témoignage qui nous ont été fait de la personne du noble homme messire Bertrand d'Amphernet, seigneur de Montchauvet, chambellan du roi, notre sire, et chevalier du guet de la ville de Paris", ils le commettaient capitaine des tours et forteresse de Tracy. Quelques années plus tard, le duc d'Alençon, comte du Perche, retint Bertrand d'Amphernet au nombre de ses chevaliers. En 1415, Bertrand, chambellan du Roy scelle une quittance à ses armes : un aigle à 2 têtes. En 1417, Bertrand d'Amphernet et ses cousins Pierre et Christian, se trouvèrent, ainsi que le duc, prisonniers des Anglais, après la bataille d'Azincourt. Bertrand fut conduit sur le continent, ou, ayant refusé de prêter serment au roi anglais, il se vit par lettres du 12 avril 1419, dépouillé de toutes ses possessions au profit d'un chevalier anglais, Thomas Spaleyng (armiger). Sa soeur Christène fut aussi prisonnière des anglais à Caen. Bertrand d'Amphernet avait l'espérance de revoir les lys succéder aux léopards; mais cette espérance fut déçue. Le seigneur de Montchauvet descendit dans la tombe, en terre française gouvernée par l'Anglais
Bertrand avait épousé Jeanne Guesdon de la Guesdonnière dont il eut :
- Michel, qui suit ;
- Agnès, mariée à messire Antoine Néel, Seigneur de Fontenay.
4. Michel d'Amphernet
chevalier, seigneur de Montchauvet
Dès l'an 1440, noble et puissant seigneur Michel d'Amphernet, chambellan du roi Charles VII, rendit hommage au roi pour ses fiefs. Il servit avec honneur et fidélité dans les guerres de ce roi, en la compagnie du maréchal de France, André de Laval, qui délivra un certificat constatant que Messire Michel d'Amphernet, chevalier, a loyalement et honorablement servi le roy au fait de ses guerres et qu'il a été plusieurs fois blessé .
Le seigneur de Montchauvet reçu le 9 septembre 1452, d'Arthur, Comte de Richemont connétable de France l'ordre de convoquer les membres de la noblesse de l'élection Vire pour les passer en revue, " les mettre en bon et suffisant estat et habillement pour servir Monseigneur le Roy en ses guerres à l'encontre de ses ennemies partout où il les voudra établir et ordonner". Par lettres patentes, en date du même jour, le comte de Richemont, seigneur de Parthenay, "se confiant à la loyauté, vaillance et bonne diligence de messire Michel d'Amphernet, chevalier, nomme celui-ci son chambellan." Michel combattit pendant vingt ans dans l'armée du comte de Richemont, qui s'associant aux exploits de Jeanne d'Arc et de Dunois, chassa les Anglais de Normandie et de Guyenne.
Michel d'Amphernet revit donc le triomphe des Lys, et, le 4 novembre 1454, un arrêt des Assises solennelles de Caen remettait le seigneur de Montchauvet en possession des héritages saisis et usurpés par les Anglais, en "haine de qui ledit messire Michel et son père Bertrand et ses prédécesseurs avaient toujours soutenu le party du Roi."
On trouve encore dans les Carrés de d'Hozier de nombreuses pièces concernant Michel d'Amphernet pendant les années 1461 à 1467.
Michel, chambellan du roi, fut établi grand chambellan de France en 1452 et nommé maître d'hôtel du Roi le 24 mars 1467, en remplacement du sire de Gaucourt, et pour récompenser celui qui pendant plus de vingt ans, avait servi la France, près du roi, en sa compagnie, au fait de ses guerres. Michel d'Amphernet mourut l'année suivante, et il fut inhumé à Vire dans la chapelle Saint Michel.
Il avait épousé Louise de Boucan, dame de Bacville, Misouard, Morée, Champilion, Montfort, et d'Esquilly, dont il eut :
- Collin, mort jeune ;
- Renée, mariée à Jean de Maloc, Seigneur de la Grée ;
- Suzanne, qui épousa Marguerin de Ste Marie, en 1475 ;
- Jacques, qui suit ;
- Marguerite, mariée à Jehan Devant en 1478.
5. Jacques d'Amphernet
écuyer, seigneur de Montchauvet, Tracy, la Galonnière, Arclais, Mesnil-Patry, etc.
Le 5 décembre 1481, Jacques d'Amphernet, était lieutenant général des verderies de Saint Sever et de Mont de Langres. Le 13 mars 1486, il rendit aveu au roi pour son fief de Haubert de Montchauvet, assis ès paroisses de Montchauvet et Arclais. Le 12 juillet 1490, Jacques, gouverneur des château, ville et vicomté de Vire et son frère Charles furent chargés par le Roi de faire dresser des étapes en la ville de Vire pour les gens de guerre. Les lettres patentes du 19 juillet 1495, nommant Gilles Carbonnel gouverneur des ville et château de Vire, enjoignaient à Jacques d'Amphernet, lieutenant du capitaine de la ville de Vire, de ne remettre la place qu'à celui-ci. En 1496, il racheta de messire Louis de Rohan, la terre de Saint-Vigor-des-Monts, qui avait appartenu à ses ancêtres. Le 18 janvier 1499, Jacques rendit aveux au roi Louis XII. Il assista, avec Gilles Carbonnel et plusieurs seigneurs, barons et chevaliers de basse Normandie, à l'entrée solennelle de Renaud de Prie, évêque de Bayeux. Le 14 mars suivant, il était encore garde et gouverneur du castel, ville et vicomté de Vire.
Jacques d'Amphernet était encore vivant le 21 juillet 1504; il figurait à cette date, dans un acte en compagnie de Gilles de Carbonnel, Capitaine de Vire. Il mourut dans les premières années du siècle.
Il avait épousé, le 18 avril 1482, Perrine, dame d'Avangour et de Burcy, fille de Guillaume de Pontbellanger, issu d'une famille chevaleresque, et d'Hélène de Montbouchier. De cette union naquirent quatre enfants :
- Perrine, mariée à Jehan du Rosel ;
- Gabrielle, mariée à Jehan Couvey de la Touche ;
- Julien, qui suit ;
- Suzanne, épouse de François de Montizenger, seigneur de Montbray.
6. Julien d'Amphernet
seigneur de Montchauvet, la Galonniere, Mesnil-Patry, Avangour, St-Vigor-des Monts
Le 3 novembre l521, Julien d'Amphernet, rendait au Roi aveu des fiefs qu'il possédait. Quelques années avant de rendre aveu du 14 juillet 1540, Julien d'Amphernet fut appelé à se prononcer sur une requête que lui avait adressée un certain nombre de notables et de bourgeois de Vire. Ses ancêtres, fondateur de la chapelle St Michel, en Notre-Dame-de-Vire, avaient retenu à cette occasion "le droit de sépulture pour eux et leurs hoirs à perpétuité, les droits de patronage, d'enfeu, de tombeaux, épitaphes, statues, grande vitre amoiriées." A diverses dates, les échevins avaient empiétés sur les prérogatives des seigneurs d'Amphernet. Cette fois, il s'agissait d'obtenir le déplacement des tombeaux de la famille. Il "estait nécessaire, disait la requête, que le tombeau et l'effigie de la sépulture des prédécesseur dudit seigneur de Montchauvet estant élevée hault en icelle chapelle St Michel au bout de l'autel St-Claude seray transporter, mettre et asseoir en lalite chapelle en lieu éminent qui serait sous la généalogie des prédécesseurs du dit seigneur estant eslevée hault en icelle chapelle, dedans la paroi buttant a la piscine de l'autel St-Michel.". Julien d'Amphernet, qui ne pouvait prévoir les conséquences qu'en tireraient deux siècles plus tard un conseiller du Roi très peu expert en archéologie, ne vit pas le piège qui lui était tendu. Il visita la chapelle et ne fit point d'objection au déplacement qu'on sollicitait de sa bienveillance. On lui donna acte "que les modifications qu'il consentait ne préjudicieraient en rien ses prééminences et libertés" sur la chapelle Saint-Michel." Un acte en fut dressé; il porte la date du 13 avril 1535. Cela n'empêcha pas plus tard l'exclusion de la famille d'Amphernet de la possession de la chapelle St-Michel et, à une date plus rapprochée de nous, (l842) le changement de vocable de cette chapelle.
De même que les chroniqueurs ne se sont pas accordés sur les dates de ses mariages, ils divergent également sur l'époque de la mort de Julien; cependant quelques généalogistes la place en 1553 .
Julien épousa en premières noces Anne de Brécey, fille héritière du seigneur du dit-lieu et de demoiselle Marie Houel, dame de Montramé, la Tiercerie, Maisoncelles et Pelvey qui décède le 8 Juin 1535. De ce mariage il eut
- Jacques, qui fut, du chef de son père, seigneur de la Galonnière, Montramé, Burcy et St-Vigor-des-Monts et, du chef de sa mère, seigneur de Brécey. Jacques épousa Renée d'Oussey et il eut un fils, Jacques, qui fut page du roi en 1579, et une fille, Françoise, qui deviendra le 15 mars 1571 Françoise de Vassy. Elle fit ériger en baronnie sa seigneurie de Brécey en 1595 à laquelle elle joignit à cet effet douze autres fiefs qu'elle possédait dans vicomté de Mortain. Elle rendit aveu au roi en 1616. Ses descendants seront les Vassy, Marquis de Bécey. Jacques embrassera la religion réformée (RPR) ;
- Renée, qui épousa le 8 Juin 1535, Jehan Néel, écuyer, seigneur de Neuville et de Fontenay ;
- Jeanne qui épouse N. L'Ecuyer, seigneur des Touches.
Julien épousa en deuxièmes noces, demoiselle Françoise, dame de Boucé et d'Aspres, fille de Roland Pigace, chevalier, seigneur desdits lieux, et de demoiselle Jacqueline de Cabriac,
et, en troisièmes noces, le 6 Juillet 1552 demoiselle Marguerite de la Mothe-Fouqué, veuve de Jean d'Avoise, et fille de noble homme Jean de la Mothe, seigneur de la Mothe-Fouquet, et de demoiselle Marguerite d'Auteville.
De son mariage avec Françoise Pigace naquit :
7. Jehan II d'Amphernet
seigneur de Montchauvet, Arclais et Mesnil-Patry, du chef de son père, et, seigneur de Boucé et de Notre-Dame d'Aspres du chef de sa mère.
En 1564 Jehan d'Amphernet est qualifié " baron de Mesnil-Auzouf " dans un aveu rendu au Roi.
Il épousa, avec dispense du pape, en 1565 Suzanne de Pontbellanger, sa cousine, fille du baron de Pontbellanger et de Montbray.
Le 12 août 1579, Jehan d'Amphernet rendit hommage du fief de Montchauvet, relevant de la châtellenie de Vire.
Il mourut en sa terre de Montchauvet, le 11 Avril 1599, âgé de 70 ans, et fut transporté à Vire, dans la chapelle Saint Michel.
Il eut comme enfants:
- Jehan qui suit ;
- Nicolas d'Amphernet, baron de Contrebis, mort pendant la campagne de la Rochelle, épousa Charlotte de Coudemanche et eut 2 fils :
Nicolas, seigneur de la Barre et baron de Contrebis, mort vers 1624, et
Gédéon, chevalier, gentilhomme ordinaire du duc d'Orléans (fils de Henri IV) en 1647 ;
- Jacques, chevalier, seigneur de Mesnil Patry, d'Amphernet et d'Aspres, page de la Reine, épousa Françoise de Beaussé le 10 mai 1608, dont il eut :
Marguerite, mariée à Pierre de Prépetit, et
Anne, mariée à Joachim Desbrière, , seigneur des Cuves ;
- René marquis d'Amphernet, chevalier,
Il était seigneur et patron de Boucé, Verconcey, Renneville (Reigneville-Bocage, hérité de sa grande-tante Jeanne d'Amphernet, épouse de Jean Le Bas), Bouc et Beaumanoir, commissaire du
Roy aux Etats tenus à Nantes, conseiller au parlement de Normandie (charge acquise pour 2 200 écus le 10 mai 1597) puis
président à mortier au
parlement de Bretagne à Rennes (charge achetée en 1619 ; reçu le 15 janvier 1620). En récompense de ses services en
Normandie et en Bretagne, il reçut un brevet de conseiller d'Etat. Il était mort en 1645
comme l'indiquent les lettres données à Paris le 12 mai, signées du Roi et de la reine régente sa mère,
par lesquelles « sa majesté fait don de la garde noble
des enfants mineurs de feu mre René de Damphernet, président en son parlement de Bretagne,
qui était échue à S.M. par son décès à cause des fiefs et terres nobles qu'il avait laissés
en sa province de Normandie, à dame Anne de Belloy sa veuve, en considération des bons et agréables services
que le dit Sr de Damphernet avait rendus depuis de longues années à la couronne pendant l'exercice de sa charge. ».
.
Il fut marié le 10 février 1632 à Anne
de Belloi, veuve d'Henri de Choiseul-Ferté.
René fut l'héritier par testament du 15 juin 1581, de Jacques de Pontbellanger, frère de sa mère,
à condition de prendre le nom et les armes de Pontbellanger. A défaut, cette obligation passait à
son autre neveu Jehan IV.
-
René II, son fils, conseiller au parlement de Rouen (1660-1675) marié
à Genièvre de Droullin, fille de François, seigneur d'Avesnes et de Mesnilglaise,
grand bailli d'Alançon et de Marguerite de Tierceville, mourut en 1681. Il est qualifié Marquis
au baptême de son neveu René,
le 8 octobre 1663, à Montchauvet et dans l'arrêt du parlement de Bretagne du 27 août 1786. Cette branche éteinte,
l'obligation de porter le nom et les armes de Pontbellanger passe à la Branche aînée (Normande).
René d'Amphernet, héritier de Jacques de Pontbellanger
8. Jehan III d'Amphernet
baron et patron de Montchauvet et Arclais, baron de Pontbellanger
Jehan d'Amphernet, mestre de camp, chevalier de l'ordre du roi, lieutenant de 50 hommes d'armes des anciennes ordonnances dont le Roi était capitaine, capitaine de cent gentilshommes de sa chambre. Henri III attesta, le 3 mai 1588 dans une commission ayant pour objet de conférer le collier de l'ordre de Saint Michel à Jehan d'Amphernet, pour les services rendus. Il était maître de camp aux armées le 16 juillet 1605. Le 21 janvier l611, Jehan d'Amphernet fut pourvu de 1a charge de gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, "en considération des recommandables services qu'il avait rendus en plusieurs occasions importantes dans les dernières guerres."
En août 1616, il obtint l'érection en Baronnie de la terre de Montchauvet, en sa faveur et en celle de ses hoirs et ayants cause, par considération des services que lui,
ses frères et leurs devanciers rendent et ont rendus au roi régnant et aux feus rois ses prédécesseurs, aux guerres et armées. Les lettres patentes attestent en quelle haute estime
le souverain tenait le seigneur de Montchauvet. Elles furent enregistrées au Parlement de Rouen le 12 mai 1617. Jehan d'Amphernet rendit aveu au Roi, le 4 mars 1634, pour son fief de Haubert de Montchauvet. Il mourut au mois
de mars 1645, en son manoir de Pont-bellanger, et il fut inhumé le neuf, dans le chœur de l'église de Montchauvet.
Il avait épousé, le 24 mars 1598, Jehanne de Canonville de Raffetot, fille d'Antoine et de Françoise de La Motte. Ils eurent 4 enfants :
- François qui succéda à son père comme baron de Montchauvet. Il épousa, 1e 16 janvier 1639, noble damoiselle Françoise de la Rivière, fille aînée de Charles de la Rivière,
écuyer, et de demoiselle Jeanne de Germont, sa femme. François d'Amphernet mourut sans postérité le 17 mai 1646 ;
- Jehan, seigneur d'Arclais (il épouse le 1 août 1644 Jeanne Nantier et meurt à 86 ans le 4 Janvier 1685) ;
- Antoine, seigneur d'Amphernet ;
- Gabriel, qui suit.
9. Gabriel I d'Amphernet
chevalier, seigneur du Quesnay, baron de Montchauvet, Pontbellanger et Arclais
Gabriel d'Amphernet succéda à son frère François. Il avait été baptisé à l'âge de neuf ans, le 19 octobre 1614, dans l'église de Pontbellanger. Gabriel d'Amphernet prouve sa noblesse en 1668, devant Chamillard, et il justifie de son origine chevaleresque dès le temps de Montfaut (1463). Il meurt le 24 mars 1693, à l'âge de 88 ans, et est inhumé dans le chour de l'église de Pontbellanger.
Il avait épousé par contrat du 5 décembre 1644, Anne de la Rivière, deuxième fille de Charles de la Rivière, écuyer, seigneur et patron de Sain-Germain du Crioult et de Jeanne de Germont. Ils eurent 13 enfants dont :
- Jean-Baptiste, baron de Montchauvet, avait servit dans les armées de Louis XIV,
dans la compagnie des gentilshommes de Vire, Mortain, Caen puis dans la compagnie des
chevaux-légers de la garde ordinaire du Roi, de 1678 jusqu'en 1681. Il fut chevalier d'honneur
et lieutenant-général d'épée au présidial de Caen. Le 9 avril 1689, Jean-Antoine de Francquetot, comte de Coigny nomma Jean-Baptiste d'Amphernet cornette de la compagnie des gentilshommes de Caen pour en la dite " de la qualité de commander aux gentilshommes de ladite compagnie". Jean-Baptiste d'Amphernet épousa demoiselle Anne Bazire. Il mourut en son hôtel, à Caen, le 2 mai 1707. Son corps fut transporté dans l'église de Montchauvet où il fut inhumé.
-
Sa fille et héritière, Anne-Louise d'Amphernet, fut la dernière baronne de Montchauvet
de la famille. Elle épousa, en 1713, Jean-Jacques de Vauquelin, chevalier, seigneur, patron
et Marquis de St-Pierre et Saint Martin de Vrigny, du Moncel et autres lieux, fils de messire
Jean de Vauquelin, chevalier, seigneur et patron de la Fresnaye au Sauvage, Saint-Malo,
de Boissey, de la Lande Tibrée, Gibourg, etc. Jean-Jacques de Vauquelin et Anne-Louise
d'Amphernet vendirent, le 14 octobre 1719, à messire Antoine-Guillaume de Percy la baronnie
de Montchauvet, que la famille d'Amphernet possédait depuis l'an 1290 ;
Son oncle, René III d'Amphernet de Pontbellanger, attaqua Anne Bazire
(sa belle-œur) et Jean Jacques de Vauquelin pour faire annuler la vente de la Baronnie
de Montchauvet. Il fit des procès aux acheteurs : les Percy et les Sainte-Marie.
Cette série de procès trouva son dénouement de 1832 à 1834 lors du règlement de la
succession du dernier Marquis de Vrigny, mort en 1828 sans héritier.