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Maison LE SENECHAL DE KERCADO


Branche de Kerguezec, devenu Kerguisé par la suite.



Cadastre Napoléonien (voir complete section)


Le colombier de Kerguizec (ou Kerguisé)
C'est un des quelques vestiges du manoir, avec un four et les ruines de la chapelle.
Kerguisec a été la résidence de ces Le Sénéchal jusqu"à son incendie en 1673.


 
  1. René, seigneur de Tredudai, Kerguisec et Kergoual, fut marié à Julienne Peschart, qui apporta en dot la vicomte de Pacé, et avec laquelle il eut neuf enfants parmi lesquels :
    • Julien, chevalier, seigneur de Tredudai, Kerguisec, etc., vicomte de Pacé, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, capitaine des gentilhommes de l'évêché de Vannes (1692), doyen de la Noblesse des États de Bretagne (1700), marié en 1646 à Catherine Gouyon de Vandurant dont il n'eut qu'une fille, Anne, qui apporta Tredudai en dot au à Guy du Pont, seigneur de Chuilly ;
    • René, mort sans enfants ;
    • Jean, qui suit ;
    • François, chevalier, seigneur de Bonnepart, marié à Marie de Marigné, dont il eut un fils, Louis, tué à la guerre sans postérité, et deux filles.


  2. Le château ("Vieux-Logis") de la vicomté de Pacé entra dans la famille en 1658.
    Il devint la propriété du séminaire de Rennes en 1688


  3. Jean Le Sénéchal de Kerguisé, seigneur de Kerguisé et de Cohanno, vicomte de Pacé, mourut le 17 avril 1697 et fut inhumé dans l'église Saint-Pierre de Vannes. Qualifié "seigneur de Passé", il y épousa le 29 février 1669 Jeanne Cousturet (voir le registre). Leurs enfants furent Pierre-René, qui suit, et Charles-Louis, baptisé à Theix le 16 décembre 1673.



  4. Le manoir de Cohanno en Surzur
    Son château ayant brûlé en 1673, Jean s'installa à Cohanno et restaura le manoir
    Sur la façade une lucarne porte la date 1677 et les armes des Le Senechal
    Le manoir est resté dans la famille jusqu'en 1857


  5. Pierre-René Le Sénéchal de Kerguisé (1670-1745), lieutenant des maréchaux de France, est né le 8 avril 1670 et baptisé le même jour dans l'église Saint-Pierre de Vannes (voir registre). Son parrain est son grand-père René. A son mariage avec Marie de Bruc, le 24 janvier 1696 à Notre-Dame de Nantes (voir registre) il est qualifié "chevalier, seigneur de Passé".


  6.   
  7. Luc-Julien Le Sénéchal de Kerguisé (v.1698-1762) épousa 1° le 15 janvier 1725 Mary Rogon, dame de Crossac, qui lui donna 6 enfants tous baptisés à Crossac et 2° le 19 février 1737 à La Haie-Fouassière sa cousine Alexandrine-Jeanne-Rosalie, fille de François-Philippe de Bruc, comte de Montplaisir (voir registre) dont il eut 5 enfants aussi tous baptisés à Crossac. Il signe toujours "Le Sénéchal de Kerguisé". En 1748 sa résidence est le château de Cohanno. Il était qualifié seigneur de Kerguisé, de Cohanno et de Tohannic, vicomte de Pacé. Il était lieutenant des maréchaux de France et reçut une pension du Roi pour avoir été blessé en service. Il acheta pour 6 000 livres le manoir de Château-Gaillard (Vannes) le 14 avril 1762 et mourut presque aussitôt après.
    • Pierre-Marie, appelé le comte de Kerguisé, vicomte de Pacé, seigneur de Cohanno, lieutenant des maréchaux de France à la suite de son père, et juge de la noblesse en Bretagne, né le 7 janvier 1726. Il a commençé à servir en qualité de volontaire aux grenadiers du régiment de la Reine, infanterie, en 1742, où il se trouva au siège de Prague. Il a épousé le 11 avril 1758 à Redon (contrat du 29 mars) Marie-Geneviève Maudet, fille du seigneur de Penhoët. Il se déssaisit rapidement (1764) de Château-Gaillard. Il a été inhumé le 4 décembre 1784 dans le chœur de l'église de Surzur ;
      • Marie-Perrine-Geneviève, née à Redon le 24 mars 1759, mariée le 19 janvier 1799 à Surzur avec Magloire-Antoine du Fresche de La Ville Orion ;
      • Marie-Reine, née le 22 novembre 1760 à Crossac, mariée le 11 juin 1791 à Héric avec Pierre-Louis de Chambellé ;
      • Pierre-Marie-Louis, comte de Kerguisé, vicomte de Pacé, seigneur de Cohanno, né le 20 août 1762 à Crossac, décédé le 19 juillet 1791 à Nantes, officier au régiment Béarn-infanrerie.
    • Louis-Alexandre, page du Roi puis cornette au régiment de Clermont-Tonnerre ;
    • René ;
    • Marie-Joseph, né le 19 mars 1743 à Rennes, baptisé le 18 septembre 1743 à Crossac, exécuté le 21 février 1794 à Crossac, abbé de Kerguisec, pourvu du prieuré de Kerguisec "fondé par ceux de son sang" et qui avait été possédé par le marquis de Molac ;
    • Marie-Thérèse, née le 8 mai 1731 à Vannes, baptisée le 26 février suivant à Crossac ;
    • Jeanne ;
    • Geneviève-Marie, née du 2e mariage, le 23 janvier 1738 et baptisée le 26 à Crossac. Elle a épousé Nicolas-Charles La Croix-le-Cocq et est décédée 15 jours après la naissance de leur premier enfant Jeanne-Geneviève, à Gand, 18 janvier 1771 (Annales de l'Académie d'archéoligie de Belgique).
    • Alexandrine-Lucrèce-Pétronille, baptisée le 19 janvier 1740 à Crossac ;
    • Joseph-Innocent, qui suit ;
    • Marie-Jean-Prudent, né et baptisé le 28 août 1743 à Crossac, époux de Marguerite-Geneviève-Pauline de Raynal, nièce de l'abbé, née en 1764 à Saint-Domingue. Il habitait Cul-se-Sac quand avec son frère l'abbé de Kerguisec il vendit en 1774 la maison et métairie noble de Tohannic, pourpris et afféagements et annexes, au prix de 16,000 livres. Le 6 janvier 1792 Joseph Arboré fit un legs de 30 000 livres à l'abbé Raynal précisant qu'il "l'engage à disposer en faveur de Madame de Kercado, sa nièce". Il est mort à Paris 2e le 6 septembre 1815 sous le nom "Le Sénéchal de Kerguisé, comte de Kercado" ;
    • Aurèle Roger Antoine Paul, dit le chevalier Le Sénéchal, né le 19 décembre 1746 et baptisé le 22 mai 1748 à Surzur, habitant Saint-Domingue en 1772, décédé à Cap Dame Marie (Saint-Domingue) le 28 février 1782, (dans le registre sous le nom Decercado et la qualité intendant), ancien garde du Corps de S.M., capitaine de dragons, capitaine des milices, habitant du Rochelois, paroisse de l'Anse-à-Veau (Saint-Domingue), marié par contrat du 7 février 1777 avec Marie-Elizabeth Lejeune, née et baptisée à Saint-Domingue (L'Anse-à-Veau), d'où un fils Roger Alexandre Félix baptisé le 31 mars 1780 à Sainte Anne, L'Anse à Veau.
  8. Signatures apposées sur l'acte de baptème de Roger Alexandre Félix (Anse-à-Veau 17800 page 5)
    Son père signe "chevalier Le Sénéchal"


    Abbé Raynal (voir ici)
    Les Kercado étaient de ses très bons amis parmi les planteurs
    et même parents puisque Marie-Jean-Prudent, un des fils de Luc-Julien, épousa une Raynal.


     
  9. Joseph-Innocent né le 23 mai 1742, fut baptisé à Crossac (60 kms nord-ouest de Nantes) le 25 mai "fils de Luc Julien Le Sénéchal, chevalier, seigneur de Kerguisé et autres lieux". Son parrain est Corentin-Joseph de Kercado-Molac, abbé de l'abbaye de Bithaine, et sa marraine est Innocente-Catherine de Bougé du Plessis-Bellière, marquise de Coetanfao (voir registre). Il obtint une lieutenance dans le régiment de Bresse infanterie le 20 octobre 1755 et combattit avec ce régiment en 1758 à la bataille de Saint-Cast où les Anglais furent vaincus. Il fut lieutenant des maréchaux de France 1758-1771. Il fut témoin au mariage, le 4 mai 1762 d'un capitaine de son régiment (Durand du Massis) et alors qualifié "haut et puissant seigneur Joseph-Innocent Le Sénéchal, lieutenant du régiment de Bresse infanterie". Il avait été nommé à une compagnie lorsque 25 novembre suivant le régiment fut réformé et Joseph-Innocent passa à Saint-Domingue comme aide-de-camp de Louis-Armand de Rohan, prince de Montbazon, gouverneur général des îles "sous-le-vent". Grâce à ce puissant protecteur, il contracta une riche alliance avec Marie-Geneviève-Pierre Cottin de Saint-Leger le 8 janvier 1767 à Croix-des-Bouquets, le prince étant son témoin (voir acte). La mariée était l'héritière d'un capitaine propriétaire d'une très importante "habitation" sur l'île. C'est à la requète de Joseph-Innocent que Chérin, généalogiste de la cour, vérifia en 1772 toutes les preuves de noblesse et envoya ses ordres au Conseil Supérieur de Saint-Domingue pour les enregistrer, de telle sorte que lui et son frère Aurélien-Roger puissent bénéficier dans cette colonie des privilèges de la noblesse. Il fit un voyage en France pour établir ses fils et mourut à Bordeaux le 13 janvier 1777 à l'âge de 35 ans, des suites probable d'une maladie. Il fut enterré le lendemain dans la basilique Saint-Seurin : "Le 14 janvier 1777 fut enterré dans la chapelle Saint-Martial (maintenant Sacré-Chœur) de cette église, le corps de haut et puissant seigneur Messire Joseph-Innocent, vicomte Le Senechal, mari de Madame Marie-Magdeleine-Geneviève Cottin de Saint-Léger, demeurant à Cul-de-Sac, île de Saint-Domingue, décédé la veille, ayant reçu les sacrements de l'Eglise, le dit seigneur était natif de la paroisse de Crossac, diocèse de Nantes, en Bretagne, etc." Sur le mur se trouve une plaque de marbre sur laquelle est gravée : "Ici reposent les cendres de Sire Joseph Innocent Vicomte Seneschal Kercado, enterré 14 Janvier de l'an 1777" Sa femme mourut à l'âge de 32 ans et fut enterrée le 27 septembre 1780 au cimetière de Port-au-Prince (Saint-Domingue). Ils avaient eu 4 fils baptisés sous le nom "Le Sénechal de Cardado" à Croix-des-Bouquets 1768, 1769, 1771 et 1772

  10. Petite verseuse marabout en argent ayant appartenu à Jacques, comte de Kercado-Kerguisé
    gravé de ses armoiries comtales
    vendue chez Sotheby en novembre 2016 (estimée 4000-6000?)



    Portrait d'Alfred-Boniface, vers 1855,
    Il est qualifié "comte de Kercado-Kerguisec" sur son faire-part de décès,
    Il est le petit-fils de Jacques-Alexandre-Marie-Innocent
    et le dernier mâle de cette branche restée en France


    Portrait du general Kleber par Adèle de Kercado (1830)
    Adèle, peintre renommée, est une fille du comte de Kercado-Kerguisé (Jacques-Alexandre-Marie-Innocent)

  11. Jean-Baptiste-Laurent-Léger (1771-1819) aussi nommé Lorenzo de Kercado, est l'auteur des Kercado de Porto-Rico et des Etats-Unis. Il est né le 17 juillet 1771 et fut baptisé le 3 août suivant à Croix-des-Bouquets (Saint-Domingue) dans la même église que son frère (voir registre page 14). Son père l'emmena en France (arrivant à Lorient sur le Constant). Il y fit ses preuves pour être officier le 14 décembre 1784 et entra dans les Gardes du Corps le 21 mai 1786. Pendant le Révolution, il retourna à Saint-Domingue (il est sur la liste des planteurs en 1789) et y épousa Marie-Louise Bobin le 3 mai 1791 à Croix-des-Bouquets. Sur le registre (voir ici), il est qualifié "vicomte Le Sénéchal de Kercado", résidant sur son habitation de Kercado. Son tuteur est alors Eustache Guillaume César Leroy de la Vérouillière, père (1729-1793). D'après un document de levée de séquestres du 1er frimaire an 11 (septembre 1802) dans la liste des citoyens concernés se trouve "Le Sénéchal de Kercado, représenté par Rosant, la moitié d'une maison à Port au Prince, la moitié de l'habitation sucrerie dite Kercado et 7/36e d'une l'habitation sucrerie dite Noailles à Cul-de-Sac, la moitié d'une habitation caféyère aux Grands-Bois et 1/8 de 2 plantations sucreries, dites Poys, à l'Arcahaye" (Affiches Americaines de Saint-Domingue). Ces plantations sont Poy La Ravine et Poy La Générale, appartenant aux deux frères Le Sénéchal, le Dacquois Jacques-Claude de Vergès et ses trois sœurs (la marquise de Belzunce, la veuve du vicomte de Loménie et celle du vicomte du Lau d'Allemans), Marguerite Poy, veuve Cottin et deux enfants Segrettier, dont une veuve Lemasne (Jacques de Cauna). Quand les troubles de la Révolution agitèrent l'île, il se réfugie aux Etats-Unis. On peut lire ceci dans « Mémoires pour servir à l'histoire de la Révolution de Saint-Domingue » : Dès le commencement de l'action, des détachements furent envoyés dans les maisons des plus riches négociants et propriétaires, pour les forcer de prendre part au combat. Le Sénéchal de Kercado, jeune époux, riche héritier qui devait s'embarquer le lendemain avec son épouse pour les Etats-Unis, fut arraché de chez lui, et reçut dans le premier feu une blessure mortelle." Cela ressemble bien à notre Laurent, mais ce ne peut être lui. Une autre source (La Révolution de Haïti de Pamphile, vicomte de Lacroix) signale "M. Le Sénéchal de Kercado assassiné par les patriotes du Port-au-Prince, au cours de leur lutte contre les Libres, ce colon possédait une belle plantation dans la plaine de Cul-de-Sac". Il ne fut, pas plus que son frère, ni mortellement blessé, ni assassiné, contrairement à Jean-Baptiste Roberjot-Lartigue qui fut tué sur leur habitation en août 1788. On le retrouve à Charleston (Caroline du Sud)où il dit être arrivé en 1791, puis à Philadelphie en 1792 où il acheta la magnifique demeure de Chalkley house dans laquelle son fils Gustave naquit le 31 juilet 1793 et qu'il conserva jusqu'en 1794.

    Records of the American Catholic Historical Society of Philadelphia (Volume 15)


    Contrat d'indenture du 18 juillet 1792 pour la vente de Chalkley Hall à Frankford pour £7 000 (source WorthPoint.com)
    Il mentionne 156 acres (55 ha), la maison de maître, des dépendances, un appenti ...
    "Deed Frederick Pigon to Laurence John Leger Le Senechal de Kercado for Chalkley Hall in the Northern Liberties"
    Un contrat était dit d'indenture car il était déchiré en deux, chaque partie conservant une moitiée.
    -cliquer sur l'image pour l'agrandir-


    Chalkley Hall in Philadelphia
    Lawrence John Ledger Le Senechal de Kercado, un réfugié de Saint-Domingue en fut propriétaire 1792-1794
    "An old summer-house on the Wamrath place, is said to have been the spot where the Declaration of Independence was planned,
    or at least where Jefferson and other Congressmen came on the afternoon of the day of signing the Declaration".


    Il partit ensuite à Elizabeth (New Jersey) d'où il écrivit le 6 juin 1796 une lettre (en français) à Alexander Hamilton (Secretary of the Treasury). Dans cette lettre il déclare qu'il est le Vicomte de Kercado, un cadet de la famille princière de Rohan en Bretagne, qu'il a vécu à Saint-Domingue, qu'il est venu à Charleston, en Caroline du Sud, en 1791, et que lui et sa famille vivent maintenant à Elizabeth, New Jersey ; il déclare également qu'il a donné des ordres pour que sa propriété à Saint-Domingue soit vendue et qu'il souhaite y aller pour régler ses affaires ; il demande à Hamilton d'exhorter le Président Washington de lui accorder une commission gouvernementale qui lui assurerait un passage sûr vers et à partir de Saint-Domingue et suggère qu'il soit nommé agent pour obtenir la libération des marins américains emprisonnés par les britanniques (Hamilton Papers, Library of Congress).

    Il semble que les choses ne se déroulèrent pas ainsi et que Laurent-Léger ne retourna pas à Saint-Domingue puisque nous le retrouvons à Porto-Rico comme "fermier dans une plantation du duc de Crillon" (3e fils du duc de Crillon-Mahon, général français au service de l'Espagne auquel le Roi avait donné des terres à Porto-Rico, en 1776, avec la permission d'y envoyer des familles étrangères pour les cultiver). En 1792 les conditions furent renégociées et le duc fut autorisé à vendre des terres à des étrangers catholiques solvables résidents dans le royaume espagnol. Il était accordé au duc et aux colons une période de quatre ans pour "lancer" leurs fermes. Les familles Le Sénéchal (ou "de Kercado" pour faire plus hispanique) et Le Doux, très amies, partirent ensemble pour Porto-Rico. Le gouverneur don Ramon de Castro prétextant l'état de guerre leur refusa l'entrée dans la baie de San Juan le 3 juin 1796 et ils durent attendre dans l'île de Saint Thomas avec leur navire chargé de 59 esclaves, de travailleurs libres avec leurs familles, et les outils agricoles. Ils portèrent l'affaire devant la Cour et correspondirent avec le duc de Crillon pour régler ce problème. Ils obtinrent la license pour s'installer à Porto-Rico et l'autorisation de vendre à l'étranger le bois de leurs terres et d'établir sur leur plantation une pharmacie, un médecin et un chapelain pour la messe. Ils n'eurent cependant pas l'autorisation de vendre du bétail malgré le rapport favorable du secrétaire du Trésor royal don Francisco Saavedra, qui défendait ces colons, notant que ce n'étaient pas des aventuriers en quête de fortune mais des hommes riches connaissant bien le travail aux colonies et disposant de capitaux et main-d'œuvre, toutes choses nécessaires au développement de l'agricuture de Porto-Rico. Ils eurent ainsi l'autorisation de s'établir comme colons sur les terres du duc de Crillon et également d'acheter des terres pour leur compte propre (Panorama historico de la agricultura en Puerto Rico). C'est ce qu'ils firent et Lorenzo acheta une partie de l'hacienda Vergara en 1799 pour 2 875 pesos, une sucrerie en 1800 à Rio Piedras for 14 000 pesos grâce à un pret accordé par Anthony Butler, commerçant américain. Le 28 novembre 1801 il signait une promesse de paiement : "A quatre mois de ce jour je promets payer à M. Alexandre Meclure ou à son ordre la somme de mille cent deux Gourdes pour la moitié dans l'achat du bateau le Jean Bart qu'il a cédé et vendu à M. Le Doux et à moi." En juillet 1802 il vendit pour 400 pesos une esclave mulâtre de Saint-Domingue. Il acheta l'hacienda San Francisco en 1809 de Francisco Senac. La conspiration des esclaves débuta dans l'hacienda "de Lorenzo de Kercado" le 12 janvier 1812 (le jour des rois). On voit dans le Boletín histórico de Puerto Rico (LEA 2004) que Laurent-Léger est décédé en 1819 et a été inhumé à Naguabo (Iglesia Parroquial de N.S. del Rosario y del Glorioso Mártir San Juan Nepomuceno). Dans le registre (1810-1821) fol. 545, on peut lire, signé du curé Fr. Vincente Nazario Garcia : "En el 1° de agusto del año 1819, yo fray Vincente Nazario Garcia, de la regular obediencia de N.S.P. S° Francisco ... hice los oficios de entiero doble y di sepultura eglesiastica en el 1ro tramo del sementerio (sic) de esta parroquia, al cadaver de Don Lorenzo Juan Legier, natural de la Parte Francesa en la isla de Santo Domingo, Duque de Bretaña, vizconde de Kercado y individuo de la Real Orden de San Luis, condecorado en la Flor de Lis, y capitan de Honor de la Guardia del Rey de Francia, viado de Dona Maria Luisa Bolero (sic/Robin), de la que tuvo dos hijos, uno varon llamado Don Gustavo Carcaduc (sic/Kercado), y une mujer llamada Doña Natalia Carcaduc (sic/Kercado). Murio como de 48 años de odad, en la Comunion del aIglesia, donde recibio los Sacramentos de Penitencia y Extrema-Uncion, de que doy fe No testo." (Boletin de la Academia Puertorriqueña de la Historia 1995-1996 Nr. 49-50-51-52) Il avait épousé Marie-Louise, fille de Charles Robin et Marie-Louise Père, dont il eut un fils, qui suit, et une fille Natalia Maria Carlotta.

    Il est l'émigrant français le plus connu de Porto-Rico et est considéré comme un des promoteurs du développement agricole du pays.


  12. Ril (jeton) de la HACIENDA SAN JOSE, 1881, cuivre, 6 1/4 CENTS
    sur l'avers se trouve le nom de Joaquin L. de Solis Kercado
    Joaquin L de Solis y Kercado est un descendant de Laurent-Léger

    1. Gustave-Marie-Alexandre de Kercadó est né le 31 juillet 1793 à Philadelphie. Son père avait 22 ans et sa mère, Marie Louise Jeanne Charlotte Bodin en avait 18. Il fut baptisé en l'église Saint-Joseph de Philadelphie le 26 août les parrain et marraine étant son oncle Louis Jacques Alexandre Innocent Leger Le Sénéchal de Kercado et sa grand-mère Marie-Louise Père, épouse de Charles Robin. Il émigra avec son père en 1826 à Toa Baja, Puerto Rico, où il épousa María Mercedes Solís Nuñez en 1832. Ils furent les parents d'au moins sept fils et une fille. Il retourna aux USA (Baltimore) en 1839 avec sa femme et cinq de ses enfants (Charles, Joaquim, Gustavus, Manuel and Alfred) puis s'installa en 1848 comme fermier à Falls, dans le comté de Bucks, en Pennsylvanie. Les recencements et déclarations d'impôts montrent qu'il y était toujours en 1851. Il semble être rentré à Porto Rico en 1851 et serait mort le 17 mars 1876 à Monacillo, Rio Piedras, âgé de 82 ans. Mercédes Solis, veuve de "Gustavus de Kercado", y mourut le 2 novembre 1893. Le recensement de 1870 indique que plusieurs enfants étaient toujours à Falls. L'un d'eux ("Joakim Kercado") fut naturalisé le 8 octobre 1868 par la Cour de Nisi Prius (Pennsylvannie).


Free inhabitants in Falls Township in the County of Bucks, state of Pennsylvania, enumerated on the 3rd day of August 1850
On notera que le nom est "de Kircado"



Branche de Kercado Molac (ici)