20 septembre 1706
Des O'Mahony s'établissent à Bayonne
Le 20 septembre 1706 arrive à Bayonne Marie-Anne de Bavière Neubourg, reine douairière d'Espagne, avec un cortège impressionnant de carrosses
et de mulets de charge,
exilée pour s'être mêlée à quelques intrigues politiques
contre la dynastie nouvelle. Elle restera 32 ans dans cette ville. Elle logea d'abord au château vieux chez le duc et la duchesse de Gramont,
puis au palais épiscopal, ensuite à la maison Montaut. En 1714, voyant que son exil ne prendrait pas fin avec le remariage de Philippe V, elle
s'installa assez vite au palais Saint-Michel, non loin duquel elle avait fait bâtir à grands frais le château de Marrac, qu'elle ne voulut jamais l'habiter,
parce qu'une de ses servantes s'était permis d'y passer une nuit sans son
autorisation. Elle loua d'autres maisons (Dujac, Bénac) pour y loger sa maison et ses serviteurs, ce qui fait que le quartier entre les rues Montaut,
Sabaterie et Douer, devint celui de la reine.
Parmi les officiers de la Reine, se trouvait Don Juan O'Mahony, originaire de Killardry (Tipperary, Irlande), qui devait faire partie de ces "Oies Sauvages"
qui avaient rejoint l'Espagne après la chute de Limerick en 1691. A la cour de Bayonne, il attendra dix ans pour se marier, le 31 mars 1717, à Théresa Martinez, originaire de Tolède, et également au service de la reine
(la reine habitait l'Alcazar de Tolède avant son éxil).
Ils auront dix enfants, tous baptisés paroisse Notre-Dame entre 1719 et 1737. Les archives de Bayonne conservent un recensement de 1730.
Il s'agit
d'un recensement systématique et détaillé des habitants de la cité à l'intérieur des
remparts, dressé par quartier, rues et maisons dont il indique le nom des propriétaires. On y trouve dans la maison Tendron
"Mr Jean Mahony officier à la Reyne, son épouse, un enfant et un domestique".
En 1739, vieille et malade, la reine fut autorisée à retourner en Espagne. Elle
s'installa dans le palais de l'Infant à Guadalajara où elle mourut l'année suivante. La famille O'Mahony l'y accompagna certainement car on n'en trouve plus
trace dans les registres de Bayonne après cette époque.
Etat civil de Bayonne 1717