La famille détient dans ce cimetière deux concessions perpétuelles portant les numéros 16613 et 31101.
A son décès en 1823, Monique de Gouy d'Arsy, comtesse O'Mahony, fut inhumée au cimetière Saint-Louis. Son époux, Barthélemy, comte O'Mahony,
l'y rejoignit deux ans plus tard, suivi de peu par Célestine de Galard de Brassac Béarn, leur première bru. Il y avait donc
trois tombes limitrophes sur un terrain situé canton D "à 21m.60 de la ligne C.D. le chevet à 7m du mur ouest".
Quelques 60 ans plus tard, Paul O'Mahony apprend que le terrain dans lequel reposent "les restes mortels" de ses
grands-parents, sans doute considéré abandonné, a été
acquis en entier par un certain M. Envé. Il fait donc l'acquisition, le 10 novembre 1882,
d'une concession à perpétuité (la n° 16613) portant sur un terrain de 2 m superficiels. Il obtient également l'autorisation de
faire
faire la fouille et la construction d'un caveau d'une case pour les restes réunis de trois membres de ma famille, de
les faire exhumer et réinhumer dans le dit caveau le vendredi 15 décembre à 10h1/2, et d'y placer un monument en pierre, composé de quatre parpaings,
pierre couchée, un socle, une pierre debout.
Dans ce caveau se trouve donc un cercueil dans lequel sont les ossements réunis de :
- Monique de Gouy d'Arsy, décédée en avril 1823 ;
- Barthélemy, 1er comte O'Mahony, son époux, décédé en mai 1825 ;
- Célestine de Galard de Béarn-Brassac, leur première brue, décédée en septembre 1825.
Le 30 décembre 1886, Paul O'Mahony décède. Il est inhumé au cimetière Saint-Louis, à un emplacement que nous ignorons, mais pour lequel
son frère Maurice avait acheté un concession décennale.
La concession voisine de celle de ses grands-parents ayant été abandonnée en novembre 1895, Maurice O'Mahony en fait l'acquisition pour dix ans moyennant 100 francs.
Il était dans ses intentions d'utiliser cette tombe pour y déposer le cercueil
de son frère Louis, mort et enterré à Hong-Kong en 1866, comme l'indique ce courrier de la mairie, de 1905 :
Il est bien entendu que M. le comte O'Mahony pourra, s'il le juge bon, faire inhumer dans la concession acquise ce jour, les restes mortels de son frère décédé à Hong-Kong. Mais dans ce cas il ne pourra être inhumé aucune personne autre dans la dite concession.
La chose ne se fit pas, et Maurice
y fait déposer "en pleine terre" le cercueil de son frère Paul, exhumé de l'autre tombe, vraisemblablement à l'expiration de
la décennale de 1887.
A l'échéance de la concession décennale, le 4 novembre 1905, Maurice en fait l'acquisition a perpétuité. C'est la n° 31101
où reposent les restes mortels de M. le comte O'Mahony Paul décédé le trente décembre 1886 dont la concession est abandonnée
et ce pour y fonder la sépulture particulière d'un membre existant de sa famille
Le 27 avril 1890 l'entreprise Piret Fils avait émis une facture de 427,85 francs pour
la fourniture d'un monument en pierre neuve d'Euville composé de parpaing (=soubassement), pierre
tombale, socle et stèle et petite croix ; le tout posé sur massif en meulière et plâtre en forme de cintre. Ce monument qui était sur la première tombe de Paul
a dû être transporté sur l'actuel.
Yvonne Bougrain, née O'Mahony, dans les années 1950, devant la tombe de ses arrière-grands-parents
Dessin en coupe de la tombe du comte O'Mahony, daté de 1882.
Lors de la grande tempête de fin décembre 1999, les stèles ont été violemment couchées sur les pierres tombales, endommageant
gravement les deux monuments.