La terre de Falletans, dont une famille tirait son nom, avait été divisée et plusieurs familles en étaient co-seigneurs, comme le montre un contrat de mariage de 1562 entre Jeanne Vaulchard et Jean Hugon.
Ainsi les Garnier possédaient et tenaient en fief des biens seigneuriaux à Falletans, à savoir la maison seigneuriale, deux meix, un moulin et des héritages.
Un acte de 1646 du recteur de l'Université de Dole, en faveur d'Hugues Garnier, dit qu'il est fils de Claude, seigneur de Falletans et Choisey. Ce Claude était
avocat général au parlement de Dole en 1619.
De 1668 à 1674 des biens de la maison de Falletans situés en Franche-Comté furent confisqués par le roi d'Espagne, alors maître de cette province. Le 5 décembre 1697,
un sieur François Lemaire, conseiller au parlement de Besançon, à qui les biens confisqués avaient été donnés à ferme et engagés, devint engagiste "de la haute, moyenne et basse
justice et droits en dépendant, appartenant au roi, sur le territoire, village et communaux de Falletans". Ces mêmes droits furent ensuite également exercés par Pierre-François Garnier, en vertu d'un acte d'association intervenu en 1698 entre lui et Lemaire.
Le sieur Garnier ajouta alors à son nom celui de Falletans. Pierre-François en fit foi et hommage en la chambre des comptes à Dole, le 1er juin 1699, et il fournit
dénombrement le 2 mai 1701.
Le 1er juillet 1743, Claude Philippe Garnier, co-seigneur de Falletans, de Parcey, etc., alors résidant à Falletans, relève de Sa Majesté pour la tierce partie de la terre et seigneurie de Falletans
et aussi pour la maison seigneuriale du dit lieu et bâtiments en dépendant, et de plus pour une rente assise sur une maison mouvante de la justice et seigneurie de Falletans à cause du fief dit les Vauldrey, acquis par le sieur Vaulchard et dont le sieur Garnier est ayant droit.