Château de Courbouzon

 

 

 

 

 

L’ancien château-fort de Courbouzon n’existe plus. Le château actuel a été construit par Marie-François Boquet de Courbouzon, prieur d’Arbois et de Frontenay, en 1742. Sa forme est celle d’un parallélogramme très allongé. Sur la porte d’entrée sont sculptées les armoiries des anciens seigneurs. Les jardins et les plantations qui l’entourent rendent cette résidence très agréable.

 

 

 

 

Aussi loin que l’on remonte, cette terre, située dans le Comté de Bourgogne, près de Lons-le-Saulnier, s’est trouvée dans la famille. Elle a donné son nom aux seigneurs de COURBOUZON dont la postérité s’est éteinte par une fille mariée à Simon de CHANTRANS, capitaine de Bletterans en 1494 et juge au tournoi de Nozeroy en 1519, dont la fille Jeanne apporta les terres de Courbouzon et Chantrans à Hugues de POLIGNY, seigneur d’Augea. Leur fils cadet, Jean, hérita de Courbouzon, l’aîné, notre ancêtre François continuant les seigneurs d’Augea.  Mais Jean de POLIGNY, seigneur de Courbouzon, étant mort sans enfants, il laissa sa fortune à Claude de POLIGNY, son neveu, dont la petite-fille Madeleine de POLIGNY apporta Courbouzon en dot à son époux Guillaume de POLIGNY, seigneur d’Evans. Une de leurs filles, Claude-Antoine(tte) de POLIGNY, avait eu Courbouzon et Chantrans dans son lot. C’est elle qui fonda dans l’église, le 22 novembre 1679, une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Rosaire, de Saint Claude et de Saint Antoine, qui fut transférée dans le château le 17 septembre 1732.  Morte sans alliance, elle fit donation de ses terres, par acte du 31 mai 1681, à son petit neveu François BOQUET, fils de Georges BOQUET et Anne SACHET. Ce François transigea le 20 septembre 1700 avec les habitants de Courbouzon qui reconnurent qu’il était seigneur haut justicier en ladite terre, qu’il avait le droit d’y instituer un bailli, un juge châtelain, un procureur d’office, un greffier, un messier, un sergent et un tabellion, et de faire publier les testaments et donations, et de percevoir un droit sur les mutations, un impôt en cas de nouvelle chevalerie, voyage d’outre-mer ou emprisonnement de seigneur, et de faire faire la montre d’armes.

Son fils, Claude-Antoine BOQUET, président à mortier au Parlement de Besançon, recueillit les biens de cette branche, à l’exception d’Evans. Par lettres patentes du mois de décembre 1740, le Roi unit les terres de Courbouzon et de Chantrans (1) et les érigea en sa faveur en baronnie sous le nom de Courbouzon. Par d’autres lettres du mois de juin 1747, Louis XV unit et incorpora la seigneurie de Montmorot (2) à la baronnie de Courbouzon.

Le château de Courbouzon, était la résidence ordinaire de Charles-Pierre LE BAS de GIRANGY et de son épouse Victoire BOQUET de COURBOUZON. Tous deux y moururent et y marièrent leurs filles, dont Adèle, mariée le 26 novembre 1817 à Paul-Eugène GARNIER de FALLETANS.

Mais c’est le frère d’Adèle, Maurice LE BAS de GIRANGY qui en hérita. Sa fille le porta aux RANCE de GUISEUIL, qui le portèrent enfin aux PICARD  qui l’occupent aujourd’hui.

 

 

 

 

  

  

-Photos couleur tirées du site "Momentum : Carte des monuments historiques français"-

 

 

Source : Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, volume 2, par Alphonse Rousset (Google books)

 

 

1Fief de Chantrans : Il appartint pendant longtemps à une famille noble de nom et d'armes. Simon de Chantrans devint seigneur de Courbouzon par son mariage avec l'héritière de la maison de Courbouzon, et transmit cette terre à Jeanne de Chantrans, sa fille, épouse d'Hugues de Poligny, seigneur d'Augea. Par lettres patentes du mois de décembre 1740, Louis XV unit les terres de Courbouzon et de Chantrans, et les érigea en baronnie en faveur de Claude-Antoine Boquet, conseiller au parlement de Besançon. Les héritiers de M. Boquet vendirent ce fief à M. Pillot, qui en fut le dernier possesseur féodal. Il ne reste du château du XVIe siècle qu’une tour carrée, renfermant un escalier à vis, classée aux Monuments Historiques.

 

2 Montmorot : Au Moyen Age on distinguait le Bourg-dessus ou Bourg-le-Comte qui s’étendait autour d’une forteresse, et le Bourg-dessous appelé également Bourg-le-Sire autour d’un autre château que jouxtait l’église. Ainsi, chacun de ces bourgs avait son seigneur. Le Bourg-dessous était le domaine de la famille de Montmoret. Le Bourg-dessus, était celui de la famille de Vienne. En épousant vers 1300 Marguerite de Montmoret, Hugues V s’appropriait la totalité de la seigneurie. En 1323, son fils Guillaume, issu de son premier mariage la céda à titre d’échange à la reine Jeanne de Bourgogne, épouse du roi de France Philippe-le-Long. Finalement, à la suite de querelles familiales, la seigneurie revint au duc de Bourgogne qui la conserva jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En 1697, le domaine de Montmorot fut adjugé aux habitants du lieu, puis revendu en 1723 au procureur du parlement de Besançon, Tavernier. Deux années plus tard, Edme-François du Balay le racheta. En 1747, la Franche-Comté étant devenue province française depuis 1678, Louis XV unissait la seigneurie à celle de Courbouzon, au profit de Claude-Antoine Boquet qui en fit succession à ses descendants. Outre les bourgs, le territoire de Montmorot abritait divers fiefs, d’où une grande richesse en familles nobles. Parmi les plus importants : Le fief de la Faye, Le fief de Courbouzon, le fief de Savigney, le fief de Vitrey, l’un des plus importants car il s’étendait jusqu’aux portes de Lons-le-Saunier, le fief de Sugny, le fief de Panthaise, le fief de Chantrans, etc.(extrait du journal « Pays de Lons » de novembre 2018)

 

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Description générée automatiquement

Le château situé au Bourg-dessous. Il ne reste que des ruines de celui du Bourg-dessus.

 

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