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Florent DE VARENNES

Créé amiral de France par Saint-Louis en 1269


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Portrait de Florent de Varennes, provenant de la salle des Amiraux de l'hôtel de Toulouse à Paris, actuellement dans la salle des croisades du château de Versailles, et ses armes.




Comme les premiers rois n'avaient pas d'armées navales, la charge d'amiral leur était fort inutile et quand les rois de la troisière race (Capétiens) avaient besoin de vaisseaux ou de flottes, ils étaient toujours obligés de s'adresser aux étrangers, comme Vénitiens, Génois et Siciliens, par lesquels ils faisaient équiper des vaisseaux : et ils en avaient quelquefois un si grand nombre, qu'il est mention que Philippe Auguste a mis sur l'océan une flotte de dix-sept cents voiles ; mais c'étaient la plupart des barques de transport plutôt que des vaisseaux, et l'on était même obligé de se servir d'officiers étrangers. Le premier amiral dont il est fait mention est Florent de Varennes, qui suivit Saint-Louis en cette qualité en 1270 [Abrégé de l'Histoire pour la jeunesse, par l'abbé Lenglet du Fresnoy, chez Brocas à Paris, 1752]

En effet, au lieu de donner comme en 1248 le commandemant de la flotte à deux génois, le Roi nomma un français amiral pour la première fois dans l'histoire de France. Premier dignitaire français à porter le titre d'amiral le seigneur de Varennes prit la tête de la flotte lors de la huitième et dernière croisade menée en Tunisie par le roi saint Louis. Il emmenait avec lui douze chevaliers et reçut du Roi 3 500 livres tournois. Cette flotte, que commandait Florent de Varennes, se composait de 108 vaisseaux à double pont, de 28 galères et d'un grand nombre de bâtiments légers pour le transport de soixante mille hommes.

Le 18 juillet 1270 la flotte laissa tomber ses ancres devant le port de Tunis. "Le Roi envoya l'amiral, Florent de Varennes, reconnaître les lieux, avec ordre de revenir lui rendre compte de ce qu'il aurait observé. L'amiral trouva, à l'entrée du port, quelques navires ; il s'en empara sans éprouver de résistance. Ne rencontrant point d'obstacle, l'amiral ne se borna pas à la reconnaissance qui lui était prescrite ; il poussa plus avant, prit possession du port, descendit à terre et fit dire au Roi qu'il n'était plus besoin que de le soutenir et que le débarquement de l'armée pourrait s'opérer en toute sécurité (...)" (Histoire de Saint-Louis par J.A. Félix Fauré, volume 2).

La famille de Florent de Varennes tirait son nom de la terre de Varennes, aujourd'hui Varennes-en-Croix, située dans le département de la Somme en région Picardie. Selon M. Lainé, dans son Recueil de preuves (Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France, tome onzième) Florent de Varennes, chevalier, fit une donation à l'abbaye de Longpont en 1254, et en scella la charte de son sceau représentant une fasce. il dit également qu'au mois de décembre 1274 Florent de Varennes, chevalier, seigneur de Forceville (à 2 kms de Varennes) et Jean de Varennes, écuyer, son fils aîné, firent don de 140 livres à l'abbaye d'Orcamp et en scellèrent l'acte de leurs sceaux, celui de Jean représentant une fasce brisée d'une merlette au premier canton. Selon cet auteur les armes généralement attribuées -de gueules à la croix d'or- ne sont en fait que la croix dont il pavoisait ses vaisseaux comme amiral de la flotte lorsqu'il transporta saint Louis et son armée à Tunis pour la croisade de 1270. Ce sont néanmoins ces armes qui figurent sur la pierre tombale de son fils Mathieu (ci-dessous).

En 1271, après la mort d'Alphonse de Poitiers, il est chargé, de pair avec Guillaume de Neuville, chanoine de Chartres, de recevoir le serment de fidélité des habitants du comté de Toulouse passé sous domination directe du Roi.




Mathieu de Varennes, fils puiné de Florent
dalle tumulaire dans l'église de Menneval (Eure)
(colletion de dalles tumulaires de la Normandie, Le Metayer-Masselin, 1811)



Selon les auteurs de l'Histoire de Soissons, la femme de Florent de Varennes était Yolande de Nesle, veuve du vicomte de Fromental, sœur du comte de Soissons, seigneur de Chimay. On lui connait deux fils : Jean, seigneur de Wignacourt, et Mathieu.












Lien de Parenté

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