Anselme DE MARENCHES
Jurisconsulte professeur extraordinaire à l'Université de Dole dès 1452
Ce portrait non signé, conservé au musée des beaux-arts de Dole, est celui d'Anselme de Marenches, selon la base Joconde.
Il semble cependant qu'il représente Jean-Baptiste de Marenches, lieutenant-colonel au régiment de Carignan, tué en 1657.
La famille de Marenches [parfois orthographié Maranches], était originaire du Piemont, où les Marenchi possédaient depuis le XIIe siècle au moins, les château et seigneurie de Jussun,
ainsi que
d'autres terres.
Depuis 1423 la ville de Dole était le siège de l'Université des deux Bourgognes [la "ducale", actuelle Bourgogne, et la "comtale", actuelle France-Comté]
qui comprenait trois facultés : théologie, droit et médecine. La Faculté de droit avait une chaire spéciale destinée à un professeur étranger. C'est le duc Philippe le Bon qui, pour donner le plus grand lustre à sa chère fille, créa cette chaire extraordinaire destinée
aux plus savants docteurs que l'Italie et l'école de Bologne en particulier étaient alors en possession de fournir. Nous la verrons plus tard occupée aussi
par des jurisconsultes d'Allemagne et des Pays-Bas. Les Universités se disputaient les jurisconsultes de grand renom, qui, de leur côté, se laissaient
volontiers mettre aux enchères. Celle de Dôle y dépensa jusqu'à son dernier écu.
Le premier de ces professeurs étrangers, ramené à Dôle, en 1452, par Humbert d'Orchamps, député à cet effet en Italie, est Anselme de Marenches (Marenchi),
originaire de Montréal (aujourd'hui Mondovi) qui avait professé le droit avec éclat à Turin. Il était podestat d'Ivrée en Piémont, et bailli en cette ville pour le
duc de Savoie. Il consentit à faire pendant deux ans, à Dôle,
un cours de droit civil, moyennant 200 florins savoyards par an. Pour ne pas laisser échapper un tel docteur, le député de Philippe le Bon lui fit,
après serment prêté sur les Evangiles, donner par-devant notaire une hypothèque sur tous ses biens. A l'expiration de des deux années d'enseignement,
l'Université de Bâle lui ayant offert 250 florins d'or, il menaça de quitter Dôle. Pour le retenir, Philippe le Bon le pourvut d'une chaire ordinaire
de droit civil avec son ancien traitement, le choisit pour conseiller, et lui fit épouser, pour l'y fixer, une jeune fille
d'une noble famille de Dôle, Etiennette de Chassey, dont le père, Jacques de Chassey, maître des requètes et très-habile jurisconsulte,
avait été l'un des six rédacteurs de la Coutume du Comté. Par cette union il devenait le cousin du célèbre chancelier de Bourgogne, Jean Carondelet. De Marenches ne quitta plus Dôle; ses descendants occupèrent des chaires à l'Université et
des siéges au Parlement. La famille de Marenches, qui devint une des plus considérables de la Franche-Comté par ses alliances, a fourni
à la magistrature, à la diplomatie , à l'armée , à la chambre des comptes, etc, une longue série de sujets distingués [Labbey de Billy, t. I, p. 318-327].
Anselme de Marenches fut fait bailli général de la maison de Chalon le 28 juin 1451. Il fut aussi pourvu de l'état de conseiller et de maître des requêtes
de Charles le Téméraire par lettres patentes du 17 juin 1460, sans toutefois quitter sa chaire de professeur en droit civil. [Histoire de l'Université du Comté de Bourgogne, volume 1, Nicolas-Antoine Labbey-de-Billy]
Dans le procès qui opposa Etienne de Chassault, abbé de Beaume, au prieur de Fontevrault, le duc de Bourgogne nomma son conseiller de Marenches le 4 octobre 1462 un des quatre commissaires chargé d'examiner tous le titres et de lui faire un rapport.
Anselme de Marenches est décédé le 19 mai 1499 à Dole. Il a été inhumé au couvent des clarisses de Dole où sa fille était religieuse. De son union naquirent 7 enfants, quatre garçons et trois filles, qui firent souche en Franche-Comté.
"Portrait de Mr de Maranches"
Ce portrait récemment en vente chez un antiquaire parisien, a dû être exécuté en même temps que celui d'Anselme.
Il était courant à l'époque, car moins couteux, d'utiliser un même fond (ici cuirasse et blason) pour plusieurs "têtes"
(on en a l'exemple dans la famille avec les portraits Boyvin père et fils)
On peut donc supposer qu'il s'agit là d'un fils d'Anselme, peut-être Louis, également professeur à l'Université de Dôle,
place qu'il ne cessa pas de remplir après avoir été nommé avocat général au Parlement.
Dalle funéraire élevée dans l'église Notre-Dame de Dole
à la mémoire de notre ancêtre Constance de Marenches, petit-fils d'Anselme, et de son épouse Jeanne Fabri, sa seconde femme.
(Ministère de la culture - base Mémoire)
Constance de Marenches était receveur général de Franche-Comté en 1555 et premier maîre en la chambre des comptes en 1562.
Portrait de Claude Antoine de Marenches, capitaine d'infanterie, mort en 1678, par Hyacinthe Rigaud
Tableau paru dans le catalogue d'une vente en novembre 2011 par Aguites
Lien de Parenté
Anselme de MARENCHES
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Jacques de MARENCHES
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Constance de MARENCHES
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François de MARENCHES
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Claudine de MARENCHES
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Louis-Bernatd de RECULOT
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Louis-Gabriel de RECULOT
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Charles-Alexandre de RECULOT
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Marie-Nicole de RECULOT
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Pierre-Ferdinand GARNIER de FALLETANS
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Paul-Eugène GARNIER de FALLETANS
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Marie-Eugénie GARNIER de FALLETANS
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Maurice, comte O'MAHONY