Fiche N° 0006 |
Auteur D. Barbier |
01/04/2006 |
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Charles-Pierre Le Bas de Girangy |
Ascendant ¤ Allié ¡ |
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Gentilhomme ordinaire de
Charles Pierre Le Bas de Girangy, à l’époque de son mariage
(communiqué
par Monsieur Damien Labrot)
Armes des Le Bas de Girangy
Né à Paris le 8 septembre 1760, baptisé [1] à Saint-Sulpice, Charles Pierre LE
BAS
de GIRANGY épouse
à Besançon le 31 mai 1791, Marguerite Marie Françoise, que l’on surnommait Victoire [2], fille du président Claude Antoine
Catherine Bocquet de Courbouzon, 3ème Président à Mortier du nom au
Parlement de Franche Comté.
Le jeune marié, par ailleurs cousin des
Courbouzon [3], avait été sous officier aux Gardes du
Corps de Louis XVI et s’était trouvé aux funestes journées de Versailles avant
le licenciement de
Comme tous ceux de son état, Charles
Pierre de Girangy commença par servir, chez les Princes d’abord, puis à l’armée
de Condé [5]. Les décès des trois premiers enfants,
faute de nourriture, en dit assez long sur le montant et la régularité des
soldes. Les secours des allemands et le travail de tous, permirent de passer
les mauvais caps. Ces épreuves révélèrent les aptitudes de Charles Pierre pour
les arts mécaniques : lors de la paix d’Amiens (25 mars 1802), le choix se
posait même de savoir si, l’affaire de tissage montée près de Wolfenbuttel
prospérant, il était avantageux ou non de regagner la France.
Miniatures
représentant Charles Pierre Le Bas de Girangy
(à
droite à son retour d’émigration)
(communiquée
par Monsieur Damien Labrot)
C’est bien le parti que prit le ménage.
Il s’installa d’abord au Boisdeloup, près de Gisors, puis vers 1810 se décida
pour
Actif, la sinécure de conseiller de
préfecture qui lui avait été offerte ne pouvait lui suffire. Il se lança avec
succès dans l’exploitation de carrières de plâtre sur le territoire de
Courbouzon, ce qui assura à la famille une prospérité certaine après sa mort,
survenue dans cette maison après sa mort, survenue dans cette maison le 31
janvier 1831. Sa veuve, une des dernières chanoinesses non professes du
chapitre de Lons, décédera au même lieu
le 4 juin 1866.
Elle avait vu disparaître, entre
autres, deux de ses filles, dont
l’aînée, Adèle, en 1857, née en
émigration en Allemagne le 14 novembre 1796 à Hanovre, qui avait épousé le 26
novembre 1817 à Courbouzon, Paul Eugène GARNIER de FALLETANS et en 1852 sa sœur Pauline, née le 20 décembre 1797 à Brunswick, qui avait
épousé le 5 février 1817 à Courbouzon, Charles, marquis de Richard d’Ivry. En
1834 elle avait également enterré son fils Théodore, tué à 30 ans au service de
la reine Marie du Portugal et, en 1859, son unique petit fils Charles Jean
Guy, jeune conseiller de préfecture sur
lequel reposaient les espoirs d’un père [6] qui avait quitté
Monsieur et madame Le Bas de Girangy
avaient eu douze enfants [7] dont seulement quatre eurent une
descendance. Parmi ceux-ci, Adèle, dont nous descendons.
Adèle
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Le château de Courbouzon est passé aux
Le Bas de Girangy au décès de Victoire Bocquet de Courbouzon, puis aux Rance
de Guiseuil, par mariage en 1858 de Marie-Elizabeth, fille de Maurice et
Anne, avec Alexis Rance de Guiseuil et enfin en 1938 aux Picard par leur
petite fille Nicole mariée à Jacques Picard. (source Damien Labrot) Le château de Boisgeloup, près de
Gisors, a été apporté à la famille Le
Bas de Girangy au milieu du XVIIIème siècle par Marie de Rouäle, dame de
Boisgeloup, dont la famille avait acquit le château vers 1713. En 1814 ou
1815, ils ont du choisir entre
Boisdeloup et Courbouzon et se sont défait du premier. Trois
propriétaires s’y sont succédé jusqu’à ce que Picasso s’en porte acquéreur en
1930. Un de ses petits-fils en est actuellement propriétaire. (source Damien
Labrot) |
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Sources :
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Article issu de
livre "Postérité de Jean Jacques Chifflet"
Lien de
parenté :
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Charles-Pierre
Le Bas de Girangy (1760-1831) Adèle
Le Bas de Girangy (1796-1857) Marie-Eugénie
Garnier de Falletans (1823-1906) Maurice
O’Mahony (1849-1920) |
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[1] Parrain : Etienne Louis Roualle,
conseiller au Parlement – marraine : Adélaïde Julie Garnier d’Isle, épouse
du fermier général Louis Antoine Mirbeau de Neuville, écuyer.
[2] Lire son éloge funèbre en annexe 2
[3] Claude François Boquet de Courbouzon
avait épousé Madeleine Le Bas de Girangy
[4] Reçu garde du corps dans la compagnie
du Luxembourg le 27 décembre 1776. Il était à Versailles les 5 et 6 octobre
1786. (Gilbert Bodinier : Les gardes
du corps de Louis XVI p 418)
[5] Entra dans les Gardes du Corps,
compagnie du Luxembourg, le 27/12/1776. Capitaine de cavalerie en 1783. En
émigration avec le régiment de Broglie Infanterie en 1794. Licencié en décembre
1795. En 1797 il rejoignit sa famille à Hidelsheim près d’Hanovre et rentra en
France en 1802. Rentré dans la compagnie
de Raguse le 1er juin 1814, nommé maréchal des logis le 1er
juillet suivant, chef d’escadron le 3 octobre 1814, major de cavalerie le 1er
février 1815, lieutenant colonel aux Gardes du Corps en 1815, il obtint une retraite le 1er
novembre de cette année. Chevalier de Saint-Louis (1/7/1814) et officier de
[6] Maurice Le Bas de Girangy (1799-1871),
marié à Anne de Bessey de Contenson.
[7] Seul neuf nous sont connus : 1)
Adèle, mariée à Paul Eugène Garnier de Falletans ; 2) Pauline,
mariée à Charles, 2ème marquis
de Richard d’Ivry, mère du célèbre compositeur et dont descendent les
Gillet de Thorey, Choderlos de Laclos, Lauriston, Lassus de Saint Genies,
Fredault, Larminat, Passerat de la Chapelle ; 3) Maurice d’où
descendent les Rance de Guiseuil, Rotalier ; 4) Louise décédée
jeune en Allemagne ; 5) Reine ; 6) Théodore tué à 30
ans au Portugal ; 7) Frédérique ; 8) Fidèle, mariée
à Jacques Texier de la Pommeraye, d’où postérité Champeaux de Saucy et
Brocheton de Circourt ; 9) Marie Adélaïde