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Michel GAILLARD de LONGJUMEAU


Général des galéasses du roi en 1480


blasons

Les armes de la famille Gaillard de Longjumeau




La qualification portée dans le titre de cette fiche n'en est qu'une parmi tant d'autres ! Michael Harsger dans sa thèse de doctorat (1972) Recherches sur le personnel du conseil du Roi sous Charles VIII et Louis XII, les résume ainsi :
- officier du duché d'Orléans (1456).
- trésorier et receveur général des finances du duc d'Orléans (28/03/1456).
- élu de Blois (1458-1472).
- officier puis trésorier de Marie d'Anjou (mère de Louis XI).
- conseiller, trésorier, receveur général et argentier de Marie de Clèves, duchesse d'Orléans, mère du futur Louis XII (1463);
- fermier itinérant pour le Roi du quart de sel du Poitou et de Saintonge et gouvernement de La Rochelle (dès 1467).
- responsable de la flotte royale ancrée à Marseille (1468).
- trésorier du Roi près des écossais et gardes du corps du Roi (10/1469-1472).
- conseiller du Roi, général sur le fait des finances (sans région précisée, on le retrouvera en Languedoïl, Languedoc et ailleurs...) (du 15/12/1472 à au moins 1495).
- gouverneur de la terre et seigneurie de Chauny (par lettres patentes données le 20 février 1473 par Marie, duchesse d'Orléans et de Milan);
- chargé de missions et d'ambassades par Louis XI (1473 et après).
- conseiller au conseil privé de Louis XI (dès 29/07/1474).
- capitaine et patron général des galères (galéaches, galées) de France (1478, 1482, 1494, 1496)).
- conseiller au conseil privé de Charles VIII (dès la mort de Louis XI).
- chevalier du Porc-Epic (ordre qui ne comptait, outre le duc d'Orléans, que 24 chevaliers) (1486).
- chambellan de Charles VIII (1487).

L'abbé Morel avait déjà fait ce constat en 1895 : Michel 1er de Gaillard avait fait une rapide fortune. Favori de Louis XI, son maître d'hôtel et l'unique receveur général de ses finances, il était devenu successivement, chevalier de l'ordre du Camail (Porc-épic), argentier de la Reine-mère Marie d'Anjou, conseiller du Roi, trésorier de la Sainte-Chapelle de Bourges, argentier de Marie, duchesse d'Orléans et de Milan, comtesse d'Etampes et de Narbonne, gouverneur de la terre et seigneurie de Chauny et patron général des galères de France.. Charles VIII le nomma conseiller au Parlement de Paris en 1484, conseiller au Grand Conseil le 24 septembre 1485 et général des finances en 1495.

Issu d'une famille de marchands d'abord puis petits bourgeois de Blois, n'y ayant jamais occupé que de médiocres offices de finances [Selon M. du Plessis, de Blois, à la Société impériale des antiquaires de France (1869)] , Michel est le premier qui éleva ceux qui seront désormais connus sous le nom de Gaillard de Longjumeau.

Il est né à Paris vers 1425, de Mathurin Gaillard, seigneur de Villemorand, procureur général du comté de Blois (1509), avocat du duc d'Orléans au comté de Blois (1413-1433), bourgeois de Blois décédé le 15 juin 1428, et de Jeanne Calipeau, épousée le 30 janvier 1420.

Il s'attacha à Louis XI, se distingua en qualité de chevalier à la bataille de Montlhéry en 1465 et à celle de Nancy en 1477 où il commandait 300 gentilshommes.

Sur le repli d'une ordonnance de Louis XI datée de Notre-Dame de la Victoire-les-Senlis le 12 novembre 1475, est écrit par Le Gouz : Par le Roy, Vous, l'Evesque d'Evreux, le sire du Lude, gouverneur du Daulphiné, le sire d'Argenton, Michel Gaillard, general des finances, et autres presens. On retrouve cette même qualité de général des finances sur d'autres ordonnances de 1474, 1475 et 1476 .

Louis XI, mort en 1483, avait recommandé à son héritier, sur toutes choses, de conserver les serviteurs fidèles dont il l'avait entouré. La générosité naturelle de Charles VIII fit facilement droit à cette requête suprême. Ainsi dans le Conseil étroit retrouve t'on, selon des actes de 1483 et une pièce du 2 décembre 1484, Messieurs Michel Gaillard, chevalier, Guillaume Briçonnet et Denis Le Breton, généraux des finances [Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France - 1878 (20) p 276] .

La narration du mariage de Louis d'Orléans, futur Louis XII, et de Jeanne de France, fille de Louis XI, nous montre que Michel Gaillard était au conseil du duc d'Orléans en 1573 et au service de Louis XI en 1576 : Jeanne de France et Louis d'Orléans ne pouvaient pas se marier immédiatement à cause de leur âge et de la nécessite d'obtenir en cour de Rome des dispenses. Mais Louis XI tint du moins à ce que le mariage se conclût sans délai, et le 28 octobre [1473] il fit dresser à Jargeau par deux notaires un acte authentique constatant que « Madame d Orléans accordait le mariage de Madame Jeanne de France avec Monseigneur Louis d'Orléans, » Le roi s'en fit délivrer une expédition et le lendemain 29 octobre, les notaires se transportèrent à Châteauneuf et l'un d'eux en donna lecture à Marie de Clèves en présence du jeune duc, du chancelier Doriole, de Charles d'Aubeville, de Gilbert Dupuy, sire de Vatan, de Pierre de Cissé, archidiacre de Dunois, et des conseillers ou secrétaires de la duchesse, Michel Gaillard, Guillaume de Villebresme, Jean Vigneron (.) C'est ainsi qu'en réalité les époux se marièrent civilement, si :l'on peut ainsi dire, dès 1473. Le duc d'Orléans, âgé de onze ans, ratifié le 29 octobre le contrat qui le liait à jamais (.) les lois canoniques exigeant que l'épouse ait au moins douze années et l'époux quatorze, le mariage, du reste, ne pouvait arriver à sa célébration réelle qu'en 1476 [Le mariage eut lieu le 8 septembre 1476] (.) Mais Jeanne hélas ! n'avait rien de ce qui captive un jeune homme (.) Le roi se montra fort irrité de la résistance que sa volonté trouvait dans le conseil du duc : il manda son contrôleur des finances, Michel Gaillard, ancien trésorier de Charles d'Orléans, et il lui dit qu'il savait que deux écuyers attachés à !a maison d'Orléans s'appliquaient à encourager le duc Louis dans la résistance aux ordres de sa mère,,- adroite périphrase pour ne pas mettra encore sa propre personne en jeu - : il ordonna à Gaillard, de se rendre à Blois, de voir ces deux écuyers, de leur faire comprendre qu'ils eussent à prendre bien garde d'agir ainsi, que sinon il leur -montrerait son déplaisir. Michel Gaillard se hâta d'exécuter son mandat (.) On en vint à parier de l'annulation possible du mariage (.) Mais Louis XI avait l'oil ouvert sur tout et il entreprit de faire respecter sa volonté (.)Si Louis restait maintenant trois semaines ou un mois sans aller au château de Linières, le sire de Vatan recevait du roi l'ordre de l'y mener et, plusieurs fois, Michel Gaillard fut chargé par le roi de veiller au départ de Louis d'Orléans (.) [Bulletin / Société historique et Cercle Saint-Simon - 1883 (1)]

Favori de Louis XI, il était qualifié en 1481 de conseiller et maître d'hôtel du Roi et capitaine et patron général des galères de France (galéaches) [Capitaine général et gouverneur des galéaces de France et enfin général des galères selon le Dictionnaire de titres originaux pour les fiefs, le domaine du roi, l'histoire, la généalogie... ou Inventaire général du cabinet du chevalier Blondeau de Charnage, - Tome 4] et en 1482, 1494 et 1496, de conseiller et maître d'hôtel du Roi et général sur le fait et gouvernement de toutes ses finances.

On le dit aussi conseiller au Grand Conseil le 24 septembre 1485.

Il fut aussi en grande estime auprès du duc d'Orléans [futur Louis XII], qui lui conféra l'ordre du Porc-épic peu avant la mort de Louis XI, par lettres datées de Blois en mars 1498. Son fils Michel fut reçu chevalier en même temps que son père.

Michel Gaillard avait épousé Jacquette Berthelot, fille de Jean Berthelot, maître de la chambre aux deniers de Marguerite d'Anjou, reine de France, dont il n'eut qu'une fille, Péronnelle, alliée à Louis de Ruzé, seigneur de Harpinières, bailli de Meulan. Le 2 juin 1482 un second mariage l'unit à Marguerite Bourdin, fille de Jean Bourdin, seul receveur des finances de France, soeur de Jacques Bourdin, secrétaire d'état, laquelle mourut le 17 septembre 1501 en fut inhumée en l'église des Blancs-Manteaux, à Paris. Elle lui avait apporté en dot les seigneuries du Fayet, de Villaines-d'Acy et de Puteau-sur-Seine. Elle laissait un fils et une fille, tous deux nommés Miche, comme leur père. Michelle, notre ancêtre, épousa Florimond Robertet, baron d'Alluye, secrétaire d'état, et Michel, premier gentilhomme de la chambre du Roi et grand pannetier de France, devenu beau-frère de François 1er par son mariage, le 10 février 1512 au château d'Amboise, en présence de la cour, avec Souveraine d'Angoulême.

Il avait acquis en 1499 la moitié des seigneuries de Chailly (aujourd'hui Chilly) et de Longjumeau [ Les seigneurs de Longjumeau ont été de tout temps ceux de Chilly ; selon une autre source il les acheta en 1486 au duc de Lorraine. Selon le Nouveau dictionnaire historique, c'est Marguerite Bourdin qui lui apporta en dot les seigneuries de Longjumeau, Chilly, le Fayet et Puteau-sur-Seine.] et son fils reçut l'autre moitié lorsqu'il épousa en 1512 Souveraine d'Angoulème,

Concernant ce fils, Saint-Allais rapporte dans son Dictionnaire universel de la noblesse de France cet extrait d'un ancien registre des fiefs de Montlhéry, au chapitre intitulé Chailly [=Chilly-Mazarin] : Le chastel, seigneurie et châtellenie de Chailly et Longjumeau, qui jadis fut au Roi de Sicile, depuis au comte du Maine, depuis au duc de Guise, depuis à Michel Gaillard, fils bâtard du duc de Lorraine , qui avait épousé Souveraine d'Angoulème, sour bâtarde du roi François 1er, depuis à ses enfants, depuis à M. Martin Ruzé, secrétaire des commandements de sa majesté. En effet, depuis 1490 et jusqu'à sa morts qui survint le 9 novembre 1501 en son château de Longjumeau, Miche avait abandonné le lit de son épouse pour y laisser s'installer le duc de Lorraine (René II) qui est donné par certains, d'autres le contestant, comme le géniteur de Michelle, épouse de Florimond Robertet, et de Michel, épouse de Souveraine, batârde d'Angoulème.

Si la chose était vérifiée, nous descendrions donc des ducs de Lorraine !



portrait

Armes de Michel Gaillard de Longjumeau, fils.





portrait

Château de Chilly-Mazarin, d'après une gravure de Claude Chastillon (1610)












Lien de Parenté

Michel GAILLARD
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Michelle GAILLARD
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Françoise ROBERTET
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Isabeau BABOU
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Catherine d'ESCOUBLEAU
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Isabelle de CLERMONT
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Françoise de BEAUVAU
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Jean-Armand de VOYER de PAULMY
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Céleste de VOYER de PAULMY (1662-1732)
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Agathe de LA RIVIERE (1849-1920)
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Yvonnette de RIVIE de RICQUEBOURG (1723-1798)
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Monique de GOUY d'ARSY (1749-1823)
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Arsène O'MAHONY (1787-1858)
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Maurice O'MAHONY (1849-1920)