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Roger-Bernard III de FOIX



10e Comte de Foix (1265), vicomte de Béarn (1290)


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Armes des comtes de Foix et vicomtes de Béarn (à partir de 1290)



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Le château des comtes de Foix



Roger-Bernard, 3e du nom, avait été marié, bien jeune encore, par son père, avec Marguerite de Béarn, seconde fille de Gaston de Béarn. Les articles de ce mariage avaient été arrêtés en 1252 et précisaient que Gaston livrerait sa fille, dans cinq ans, à Roger-Bernard de Foix.

Au décès de son père Roger Rotfer, le 24 février 1265, il lui succèda comme comte de Foix, et rendit hommage au roi de France à Paris durant l'été. Il avait un beau modèle à suivre : son père avait su créer des propriétés fertiles au milieu de terres incultes et inaccessibles ; il avait encouragé l'industrie ; une ville nouvelle avait été ajoutée à ses états, et, sous l'empire des lois sages qu'il avait établies, la société commençait à jouir de la prospérité qu'assurent toujours la civilisation et les bonnes moeurs.

Lorsque le roi Louis IX se détermina à une seconde croisade, il invita le comte de Foix à l'accompagner. Celui-ci saisit avec empressement cette occasion de gagner quelque gloire et fit aussitôt ses préparatifs de départ. Ils étaient déjà terminés lorsque le seigneur de Béarn vint le joindre pour la même expédition, à la tête d'une belle armée commandée par une noblesse richement équipée. Ayant réunis leurs forces, ils partirent ensemble pour Aigues-Mortes où ils embarquèrent en mai 1270. Le résultat de cette huitième croisade fut plus désastreux encore que celui de la précédente. Le comte de Foix, qui avait vu périr par la peste la presque totalité de ses soldats fut très sensible à la douleur générale que firent paraitre ses sujets en cette occasion. Mais de nouvelles guerres, dans lesquelles il se trouva entrainé, vinrent bientôt le distraire de ses regrets.

La première fut contre le roi de France lui-même et elle fut occasionnée par diverses entreprises qu'il fit, de concert avec le comte d'Armagnac, Géraud V, son beau-frère, contre Casaubon, seigneur de Sompuy au diocèse d'Auch. Celui-ci, incapable de leur résister, réclama l'aide du roi de France et lui céda même sa seigneurie. Ses ennemis n'en tinrent aucun compte et Philippe le Hardi, justement offensé de leur témérité, résolut de les en châtier, de manière à prévenir la tentation de les imiter. Ayant rassemblé des forces considérables, il marcha aussitôt contre eux : son approche intimida le comte d'Armagnac, qui prit le parti de la soumission ; mais Roger-Bernard, confiant en ses montagnes et en la force de son château taillé dans le roc, osa braver la puissance royale et appela à son secours le roi d'Aragon, dont il prétendait tenir en fief tout le haut pays de Foix. Celui-ci accourut aussitôt, et commença par mettre garnison dans les châteaux des vallées de Vic-Dassos et d'Ax. Il chercha ensuite à négocier la paix du comte avec le roi de France qui se trouvait alors à l'abbaye de Boubonne. Les conditions stipulées ne convinrent pas à Roger-Bernard qui les rejeta avec dédain. Cette fierté porta au plus haut point la colère de Philippe le Hardi, qui fit serment d'emporter la place, quelque prix qu'il dût lui en couter. La résistance fut longue mais Roger-Bernard dut se rendre le 5 juin 1272. Le comte fut puni d'un an de prison, et, au bout de ce temps, il rentra en grâce auprès de son souverain.


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La prise de Foix par Philippe le Hardi

A peine eut-il recouvré sa liberté, qu'il la perdit de nouveau, et devint prisonnier du roi d'Aragon.S'étant ligué avec plusieurs seigneurs catalans, sous prétexte que ce souverain violait les immunités du pays, il fut pris le 22 juillet 1280 dans Balaguier, près d'Urgell, où il s'étair renfermé avec ses troupes. Mais cette fois la captivité fut plus longue et dura jusqu'à ce que le roi de France, ayant déclaré la guerre au roi d'Aragon, le fit mettre en liberté en 1284.

Après tant d'agitations, le comte se trouva encore engagé dans une nouvelle guerre. Le roi de Navarre menaçant d'envahir tout le Béarn, Gaston de Moncade réclama et reçut des secours d'Espagne et de son gendre le comte de Foix. Leur jonction eut lieu à Moncade où le roi de Navarre perdit la bataille. Un succès aussi complet termina d'un seul coup la guerre, et Gaston, victorieux, voulut se montrer reconnaissant envers celui auquel il devait la victoire. Il écarta de sa succession le comte d'Armagnac, son autre gendre, qui n'avait pas répondu à son appel, et assura au comte de Foix la souveraineté du Béarn, comme une récompense due à sa fidélité. Le vicomte de Béarn survécut peu de temps aux dispositions qu'il avait faites pour sa succession : il décéda le 26 avril 1290.

Roger Bernard s'empressa d'accourir en Béarn aussitôt qu'il fut informé de la mort de son beau-père. Après avoir assisté à ses funérailles, il visita avec soin ses nouveaux domaines et ne quitta le pays que lorsqu'il y eut suffisamment établi son autorité. Mais la succession devait lui être vivement disputée : Géraud, comte d'Armagnac, son beau-frère, était mort en 1285, et Bernard, son fils, supportant plus difficilement la perte d'un si riche héritage, voulut s'en venger.Il soutint devant le roi de France que Roger-Bernard avait falsifié le testament de Gaston. Sur cette accusation de faux, le parlement, se conformant aux coutumes de ces temps d'ignorance, ordonna un duel entre les deux comtes, mais le Roi l'annula, afin d'épargner le sang de ces deux rivaux.

Pendant les guerres qui avaient eu lieu à la suite du massacre des Vêpres Siciliennes, de 1282 à 1284, le comte de Foix avait été assez heureux pour rendre quelques bons offices à Philippe-le-Hardi, dans les efforts qu'il tentait pour faire entrer la Sicile sous l'obéissance de son oncle, Charles d'Anjou. Voulant lui prouver sa reconnaissance, le Roi lui avait donné le ville de Pamiers, sur laquelle il ne s'était réservé que le droit de souveraineté. En 1293, Philippe le Bel, son successeur, confirma cette donation et y ajouta la concession, en faveur de cette ville, d'un grand nombre de privilèges. Ce ne furent pas là les seuls avantages que sa fidélité à la cour de France valut au comte de Foix. Les importants services qu'il rendit à Philippe le Bel dans les guerres qu'il eut à soutenir contre les Anglais et les Flamands, lui valurent le don de plusieurs très fortes sommes d'argent, et d'un bon nombre de places. Mais ce qui porta au plus haut point l'honneur de sa maison, fut le mmariage, en octobre 1301, de son fils Gaston avec la fille du comte d'Artois, propre nièce du Roi.

Après une vie si agitée, Roger Bernard, libre enfin de tout autre soin, se livra tout entier aux pensées pieuses qui lui avaient été inspirées dès son enfance. On le vit alors se livrer à le lecture des saintes Ecritures, à la méditation, à la prière et à toutes les autres pratiques de la religion. Il dota aussi plusieurs monastères et plusieurs églises de son comté, et ce fut lui encore qui enrichit de plusieurs donations l'hôpital de Saverdun fondé en 1289 après avoir obtenu l'autorisation du comte quatre ans auparavant.

Le séjour ordinaire du comte était à Orthez, qu'il fit embellir et fortifier. Un jour qu'il rentrait dans ses terres de Foix, comme il passait par les montagnes de Mérens, il se sentit dévoré par une fièvre brûlante, et se fit porter à Tarascon. Il y mourut le 13 août 1306 et fut enterré à Foix.

Il laissa de son mariage avec Marguerite de Béarn :
. Gaston, qui lui succéda ;
. Constance, mariée à Jean de Lévis, seigneur de Mirepoix ;
. Brunière, mariée à Elie Tabyrand, comte de Périgord ;
. Marguerite, mariée à Bernard Jourdain, seigneur de L'Isle ;
. Marthe, mariée au comte d'Astarac.






Histoire du Pays de Foix par Pezet










Lien de Parenté 1

Gaston de FOIX
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Roger-Bernard de FOIX
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Roger-Bernard de FOIX
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Idabelle de FOIX
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Gaston de FOIX
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Jeanne de FOIX
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Marie de LALANDE
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Isabeau de MONTFERRAND
¦
Jacquette de LUR
¦
François de LANES de MONTOLIEU
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Bertrand de LANES de MONTOLIEU
¦
Suzanne de LANES de MONTOLIEU
¦
Arnaude-Armande de BEDOREDE
¦
Fiacre de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Jeanne-Françoise de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Françoise-Mélanie de SALOMON de POULARD
¦
Louis, marquis de GOUY d'ARSY
¦
Monique de GOUY d'ARSY
¦
Arsène, comte O'MAHONY
¦
Maurice, comte O'MAHONY



Lien de Parenté 2

Marguerite de FOIX
¦
Marguerite de L'ISLE-JOURDAIN
¦
Arnaud DUEZE
¦
Jean DUEZE
¦
Catherine de FOIX-CARMAING
¦
Jeanne d'ANTIN
¦
Françoise de BAYLENX-POYANNE
¦
Suzanne de LANES de MONTOLIEU
¦
Arnaude-Armande de BEDOREDE
¦
Fiacre de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Jeanne-Françoise de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Françoise-Mélanie de SALOMON de POULARD
¦
Louis, marquis de GOUY d'ARSY
¦
Monique de GOUY d'ARSY
¦
Arsène, comte O'MAHONY
¦
Maurice, comte O'MAHONY



Lien de Parenté 3

Brunissende de FOIX
¦
Rosemburge de PERIGORD
¦
Roger de GRAILLY
¦
Jeanne de GRAILLY
¦
Pierre SEGUR de PARDAILLAN
¦
Isabeau SEGUR de PARDAILLAN
¦
Bertrand de LANES de MONTOLIEU
¦
Suzanne de LANES de MONTOLIEU
¦
Arnaude-Armande de BEDOREDE
¦
Fiacre de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Jeanne-Françoise de BIAUDOS de CASTEJA
¦
Françoise-Mélanie de SALOMON de POULARD
¦
Louis, marquis de GOUY d'ARSY
¦
Monique de GOUY d'ARSY
¦
Arsène, comte O'MAHONY
¦
Maurice, comte O'MAHONY



Lien de Parenté 4

Constance de FOIX
¦
Isabel de LEVIS
¦
Guy de LA TOUR d'AUVERGNE
¦
Bertrand de LA TOUR d'AUVERGNE
¦
Bertrand de LA TOUR d'AUVERGNE
¦
Bertrand de LA TOUR d'AUVERGNE
¦
Jeanne de LA TOUR d'AUVERGNE
¦
Jean de POITIERS
¦
Anne de POITIERS
¦
Henri de CLERMONT
¦
Charles-Henri de CLERMONT
¦
Isabelle de CLERMONT
¦
Françoise de BEAUVAU
¦
Jean-Armand VOYER de PAULMY
¦
Céleste VOYER de PAULMY
¦
Agathe de LA RIVIERE
¦
Anne Yvonnette RIVIE de RICQUEBOURG
¦
Louis, marquis de GOUY d'ARSY
¦
Monique de GOUY d'ARSY
¦
Arsène, comte O'MAHONY
¦
Maurice, comte O'MAHONY