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Pierre DUEZE


Premier consul de Cahors en 1233
2e vicomte de Caraman
frère du pape Jean XXII


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Armes de la famille Dueze (blason du pape Jean XII, frère de Pierre)



Pierre Duèze (parfois de Vèze et Deuze), décédé en 1326, est le fils et l'héritier d'Arnaud, seigneur de Saint-Félix, de Verlhes, que nombreux historiens disent avoir été savetier -hypothèse largement battue en brêche depuis- alors qu'en fait nulle part sa profession n'est mentionnée. Ce que l'on sait en revanche, c'est que c'était un des plus riches habitants de Cahors, venant au troisième rang des plus imposés, après le chapitre de la cathérale, les chevaliers du Temple, et avant une dizaine de seigneurs. De plus, dans son obit il lègue au couvent vingt sols de rente annuelle pour son anniversaire, somme considérable pour l'époque, et que ne donnaient même pas les grands seigneurs du pays.

Cet Arnaud Dueze eut plusieurs autres enfants, dont Jacques qui devint le pape Jean XXII, Marie qui donna le jour aux cardinaux Jacques et Arnaud de La Vie, et Marguerite qui devint mère du cardinal Gaucelin de Jean.

Pierre fut conseiller de l'hôtel de ville de Cahors en 1298 et 1305, et un des premiers consuls en 1313, ce qui confirme qu'il était noble, d'après ce que l'on sait des coutumes de la ville de Cahors à cette époque. Aussi, dans les actes qui le concernent, il prend et on lui donne toujours le titre de nobilis miles qu'il tenait certainement de ses ancêtres.

Pierre Dueze hérita de son père de plusieurs terres et reçut ou acheta de nombreuses autres.

Ainsi, en 1317, Guillaume de Cardaillac-Varaire, héritier de Montbrun, en fait un échange avec le Roi qui, très vite, en fait don au comte d'Evreux, son fils, qui, à son tour, le revend à Pierre Dueze. Arnaud Duèze, son fils, s'en séparera en 1333.

Ce même comte d'Evreux vendit à Pierre Duèze, seigneur de Montbrun, le 24 mars 1318, en présence de Bernard Jourdain de l'Isle, les terres d'Albias, Saint-Etienne-de-Tulmon, Léojac et Tauge, ainsi que la seigneurie de Nègrepelisse (arrondissement de Montauban), moyennant le prix de 57.000 livres, somme énorme que le frère du pape s'empressa de payer le 5 avril 1319.

Par une lettre du 21 août 1321, le roi Philippe V le Long autorise Pierre Duèze, chevalier, conseiller du Roi, seigneur de Saint-Félix, d'instituer un sceau authentique à Saint-Félix, Montesquieu, Roumens et Calmont. Le roi, qui l'avait ainsi comblé de faveurs, lui ayant accordé droits et privilèges sur Saint-Félix-de-Carmain (aujourd'hui Saint-Félix-Lauragais) et les autres terres de la baronnie et vicomté de Caraman, Pierre décida d'acheter cette vicomté, par acte du 29 mai 1321, à Bertrand de Lautrec, du consentement de Jean de Lautrec, archidiacre de Bézier, son frère, moyennant 35.000 livres de petits tournois noirs. Cette acquisition de la baronnie et vicomté de Carmaing, ou Caraman, en Haute-Garonne, et de la baronnie de Saint-Félix , fut confirmée par lettres-patentes du roi Charles IV le Bel datées du 24 juin 1324. Caraman avait été érigé en vicomté en 1306 et était composé des château et ville de Caraman et des 16 villes ou villages qui en dépendaient, avec haute et basse justice, droit de confiscation pour cas d'hérésie, etc. Ces paroisses étaient Albiac, Bendine, La Castre, Caubrac, Causson, Escargondès, Francarville, Mascarville, Mérenville et Baves, Prunet et Las Bordes, Sauxens, La Salvetat et Séguenville. Les descendants de Pierre prisent dédormais le nom de Caraman.

Le 9 février 1332, les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem se déssaisirent de la seigneurie de Montricoux (Quercy) au profit de Pierre Duèze qui leur donna en échange la terre de Peyriac qu'il avait reçue après la guerre des Albigeois, plus 5.500 florins de pur or au coin de France. De plus Pierre acheta aux chanoines de Saint-Augustin la moitié des dîmes par la cession de la terre de Palet, située près de Saint-Antonin (l'autre moitié des dîmes restant aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem). Il était déjà était alors déja seigneur de Verlhes, Tulmont, Puylagarde (1318), Nègrepelisse, Albias, Montbrun, Montresuy (1319), Tauge, Saint-Etienne, Léojac, en Quercy, baron de Saint-Félix en Languedoc, vicomte et baron de Carmain (Caraman), seigneur de Peyrac au diocèse de Narbonne (1327).

Pierre accueillit ce Roi à Cahors, le 8 janvier 1323, lequel était accompagné de la Reine, du roi de Bohême, son beau-frère, et du comte de Valois, son oncle. Le Roi l'arma nouveau chevalier, honneur que le Roi faisait souvent aux nobles en signe d'estime et de récompense, et qui revenait en fait à l'élever d'un degré de plus dans la noblesse. Cette cérémonie fut une fête pour la ville qui, en retour, le combla de présents, dont quatre tasses d'or.

Pierre a fait reconstruire à neuf la demeure principale et paternelle de Cahors, et sous un nouveau plan pour être digne, par sa grandeur et par sa magnificence, du frère d'un pontife romain. On admet habituellement que, pour permettre l'agrandissement du palais, "le roi et les consuls cédèrent une partie de la citadelle avec une tour fort élevée qui en faisait partie", cette cession se situant vers 1322.


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Tour subsistant du palais construit par Pierre Dueze, à Cahors, vers 1300.
Le palais fut délaissé par le seigneur de Caraman, son fils, et en 1408 les consuls commençèrent à le démolir pour employer les pierres à la restauration du pont neuf.
















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Arnaude-Armande de BEDOREDE
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Monique de GOUY d'ARSY
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