Jean du DRAC
Président à mortier au Parlement de Bretagne en 1510
Seigneur châtelain de la Baillie-lès-Amiens et de Champagne-sur-Oise
Armoiries du président du Drac
Jean du Drac, fils de Barthélemy du Drac, chevalier, chambellan du roi Philippe de Valois, trésorier des guerres de ce roi puis de Jean le Bon, était en 1381 avocat au Parlement.
Deux ans auparavant il eut à soutenir un procès au Châtelet au sujet de la succession paternelle, contre son frère Berthelot du Drac, lequel, pour se venger d'un emprisonnement
qu'il avait subi à raison de menaces proférées contre Jean du Drac, s'embusqua sur son passage dans le cloître Saint-Merry et le frappa d'un coup de dague; Jean, ainsi attaqué,
riposta par un coup de couteau. A la suite de cette rixe sanglante, Berthelot du Drac prit la fuite et resta deux ans absent; revenu à Paris et réconcilié avec son frère,
il obtint des lettres de rémission au mois de mai 1381 (Douet d'Arcq, Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI, t. I, p. 21).
Cet incident n'entrava point
la carrière de Jean du Drac que nous retrouvons conseiller lai au Parlement à la date du 9 juillet 1691, quand le roi Charles VI lui confia une mission importante en le nommant un des trois réformateurs
généraux pour connaître tous les délits et malversations qui avaient pu être commis dans le Dauphiné.
De nouvelles lettres royales, en date du 8 décembre suivant, le chargeaient avec un autre réformateur général de cette province, d'y faire payer les droits d'amortissement
et de francs-fiefs (Ordonnances des rois de France t. VII, p. 441 et 442).
Il siégea à la grand' Chambre de 1392 à 1403. En 1395 il reçut le pouvoir d'assembler les trois états de cette province et de leur demander une aide pour subvenir aux frais du
mariage de la princesse Isabelle avec le roi d'Angleterre. Une autre commission lui fut donnée pour la province du Languedoc le 7 janvier 1400. Il y était nommé Général conseiller sur le fait de la justice des aides, ayant pour toutes choses par chacun an quatre cents francs de gage
sans aucuns dons
(Ordonnances des rois de France t. VIII, p. 68 et 412).
Le zèle de Jean du Drac à s'acquitter de ces diverses fonctions lui gagna de plus en plus la confiance du gouvernement. Dans des lettres de Charles VI, en date du 24 mars 1402, il est qualifié de général sur le fait des la justice des finances et des aides du royaume, avec le pouvoir de faire le
procès civil à tous ceux qui avaient fait des contrats usuraires.
Le 11 mai 1403 il prêtait serment de fidélité au Roi, à la chambre des comptes, en qualité de conseiller à la cour des aides et le 26 mai il
remplaça Jacques de Ruilly comme président des Requêtes du Palais.
A l'ouverture du Parlement de 1407, tous les présidents étant absents, le chancelier Arnaud de Corbie
le délégua pour présider la séance du l5 novembre, malgré les protestations formulées par les maîtres des Requêtes de l'Hôtel.
C'était là comme une garantie de son élection prochaine à cette haute dignité judiciaire, et, de fait,
le 11 avril l4l0, Jean du Drac recueillit
la succession de Pierre Boschet et fut appelé au poste de quatrième président du Parlement.
La capitale était alors livrée à de violentes agitations. Les bourgeois de Paris se plaignirent, en 1412, d'avoir été injustement dépouillés par le parti des Armagnacs. Le conseil du Roi ayant établi des commissaires pour juger ces réclamations, Jean du Drac fut désigné
pour être le président de la commission.
Ce fut le dernier acte où son nom se trouve mentionné. Il mourut peu de temps après ; le mercredi 1er mars 1413 fut
notifié au Parlement le décès de Jean du Drac, président in quarto loco, trespassé à Espineul les Saint Denis. Il fut enterré dans l'église Saint-Merry auprès de son épouse.
Il avait épousé Jacqueline d'Ay qui
possédait, entre autres biens, 24 livres de chef cens sur plusieurs maisons sises à Paris, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Elle fut inhumée avec son mari à Saint Merry et leur
épitaphe est ainsi rédigée :
"Cy gisent messire Jean du Drac, seigneur chastelain de la Baillie-les-Amiens et de Champagne-sur-Oise, conseiller du Roy et président en son parlement, qui décéda
le IV janvier MCCCCXIII et Madame Jaqueline, vicomtesse d'Ay, son épouse, qui décéda le VIII juin MCCCCIV".
(Arch. nat., X1A 1478, fol. 113 v°, X1A 1479, fol. 1 v°, 154 v°, 197, 212; X1C 101, accord du 5 juin 1411).
Le président du Drac laissa trois fils et quatre filles les fils sont : Philippe, vicomte d'Ay, [p. 324] Jean, doyen, puis évêque de Meaux, et Gérard, seigneur de Cloyes. ( Voy. Généalogies des Présidents au Parlement, p. 37.) L'une des filles, Jeanne du Drac, mariée à Philippe de Mobiliers, premier président du Parlement sous la domination anglaise, fonda en 1426 une chapelle à Saint-Martin-des-Champs.
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Lien de Parenté
Jean du DRAC
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Philippe du DRAC, vicomte d'Ay
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Jean du DRAC, vicomte d'Ay
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Adrien du DRAC, vicomte d'Ay
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Adrien du DRAC, vicomte d'Ay
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Antoinette du DRAC
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Charlotte HUAULT de MONTMAGNY
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François de GOUY d'ARSY, marquis de Cartigny
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François de GOUY d'ARSY, marquis de Cartigny
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Michel Jean de GOUY d'ARSY, marquis d'Arsy
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Louis, marquis de GOUY d'ARSY
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Monique de GOUY d'ARSY
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Arsène, comte O'MAHONY