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4. Pierre Berbis, seigneur de Marliens, maire de Seurre en 1424, a quitté cette ville pour s'installer à Dijon où sa carrière prend forme. Licencié ès lois, conseiller du duc de Bourgogne en 1430, lieutenant du chancelier de Bourgogne (autrement nommé gouverneur de la chancellerie de Bourgogne) du 2 mai 1431 au 15 mars 1432, vicomte mayeur de Dijon en 1434, 1435 et 1438, il était un magistrat très versé dans le droit public et, pour cette raison il fut choisi comme un des douze conseillers du duc envoyés au monastère de Saint-Vaast le 6 août 1435. Il y prit une part importante aux négociations du traité d'Arras signé le 21 septembre, qui sauva la France de la domination anglaise tout en agrandissant la Bourgogne, et, en récompense, il fut anobli pour considération de ses bons et loyaux services et parce qu'il vivait noblement et en grand honneur par lettres de Philippe le Bon, datées du 7 octobre 1435. Malgré l'éminent mérite de Pierre Berbis, la chambre des comptes refusa longtemps d'enregistrer ses lettres de noblesse et elle n'y consentit que sur lettres de jussion, le 24 janvier 1443. Avocat du duc, il plaidera un procès devant le parlement de Dole en 1443, pour lequel il percevra 300 fr. Il sera garde des sceaux et maître des requêtes de l'hôtel des ducs de Bourgogne en 1445 et le duc écrivit le 21 janvier aux maire et échevins de Dijon, les enjoignant de maintenir Pierre Berbis dans tous droits, prérogatives, libertés et franchise appartenants à cet office. Pendant la durée de sa charge, il eut l'honneur d'abriter dans sa maison l'hostie miraculeuse envoyée par le pape Eugène IV au duc de Bourgogne qui en fit don à la Sainte Chapelle de Dijon. Il reçut la seigneurie de Marliens, près de Dijon. Il fit son testament en juin 1452 et mourut peu après ; il fut inhumé dans la nef de la chapelle des ducs à Dijon, où il avait fondé une messe quotidienne en l'autel Saint-Michel , et dont son frère Eudes Berbis était chanoine. Il avait été marié deux fois. En premières noces avec Henriette d'Agueville, dont il eut un fils Charles, qui suit, puis en secondes noces avec Eglantine Monnot dont il eut une fille prénommée Jeanne, et un autre fils nommé Charles, mort sans descendance ;
5. Charles Berbis (ci-contre), écuyer, seigneur de Marliens, capitaine de trente hommes d'arme, fut tué en 1477 à la bataille de Nancy. Il fut
marié le 17 janvier 1460 avec Marguerite de Buchard, d'où :
6. Guyot Berbis, son fils unique, écuyer, bourgeois de Seurre dont il fut trois fois élu maire entre 1495 et 1523, fut
marié en premières noces à Anne Taronnot le 8 mai 1490, dont il eut Gérard, auteur de branche aînée dîte des seigneurs de Maillys, fixée à Seurre et à Beaune, et en secondes
noces à Marie Ghisseret , d'où Philibert, qui suit ;
7. Philibert Berbis (ci-contre), écuyer, seigneur de Marliens. Licencié ès lois, il fut d'abord conseiller clerc au parlement de Bourgogne en 1521 puis conseiller laïc en 1531. Il jouissait d'une grande estime dans sa compagnie, et fut chargé de plusieurs importantes missions. Il fut entre autres choisi parmi les gentilshommes de la province pour aller demander à toute la noblesse du duché de Bourgogne la dixième partie du revenu de leurs biens nobles pour aider à payer la rançon du roi François 1er. Henri II lui fit don de 1 000 écus en récompense des services signalés qu'il avait rendus. Il avait épousé Andrée Lelièvre, fille de Philippe et Anne de Falletans, qui lui avait apporté en dot deux maisons contigües qui avaient déjà 200 ans d'hitoire et qui étaient en piêtre état comme cela est exposé dans dans un acte signé devant notaire le 16 janvier 1652 par Philibert, son épouse Lelièvre, et leur fils aîné Philippe. En effet Philibert ne voulait pas reconstruire à neuf si la nouvelle maison restait soumise aux mêmes servitudes que l'ancienne (le cens emphytéotique dû à Saint-Etienne), ce que les chanoines acceptèrent, moyennant une rente assise sur une autre maison. C'est alors que dut être construit l'hôtel auquel il a donné son nom, avec son échauguette si célèbre. Il mourut le 19 mai 1558 et fut inhumé en l'église Notre-Dame laissant 7 enfants : -1. Nicolas, qui suit ; -2. Philippe, conseiller clerc au parlement en 1550, doyen de la Sainte Chapelle du Roi et vicaire général du diocèse de Langres en 1557, député aux Etats généraux de Blois ; -3. Jacques, aussi doyen de la Sainte Chapelle du Roi ; -4. Magedeleine mariée à Jacques Bailley ; -5. Claude, alliée à noble François Quarré, seigneur de Château-Regnault ; -6. Jeanne, femme de Pierre Girardot, conseiller au parlemen de Dijon ; -7. Anne, mariée à Pierre Boursault, avocat au parlement de Bourgogne ;
9. Philippe Berbis (ci-contre), seigneur de Dracy-les-Couches, de Grangy, de Cromey, de Gisset et de Benoisey, conseiller au parlement à la suite de son père, par provisions du 31 décembre 1598. Il épousa Marie Ocquidem en premières noces le 8 avril 1609, et en eut, entre autres enfants, -1. Pierre, qui suit ; -2. Bénigne, seigneur de Vesvrotte, conseiller au parlement, dont la descendance s'éteignit avec son petit-fils, Pierre, conseiller au parlement, demeuré célibataire ; -3. Jean, seigneur de Cromey, Grangy, etc., qui fit la branche des marquis de Longecourt.
13. Marie Marguerite Berbis (1729-1782), mariée le 9 juillet 1749 à Esbarres avec François-Xavier Chifflet d'Orchamps, chevalier, seigneur d'Orchamps et Palente, conseiller du Roi, premier président au parlement (Besançon, puis Metz). Elle reprit le fief de la baronnie d'Esbarres en 1775, avec sa sœur.