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Ymbert de BATARNAY
dit Monsieur du Bouchage

Conseiller intime des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François 1er
baron du Bouchage et d'Anthon, comte de Fezensac
seigneur de Bridoré et Montrésor, en Touraine, et de Moulins, en Berry
Chevalier de Saint-Michel, et chancelier de l'ordre

blason   
Masque mortuaire colorisé d'Ymbert de Batarnay et ses armoiries




Il est impossible de feuilleter l'histoire des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XII sans y rencontrer fréquemment "Monseigneur de Bouchage" dont la vie se passa dans l'intimité de ces souverains.

Gentilhomme dauphinois, d'une ancienne mais pauvre maison, Ymbert de Batarnay sut, par son activité et son ambition s'élever d'un rang médiocre aux plus hauts postes, acquérir et conserver des biens immenses. Tour à tour administrateur, financier, ambassadeur, gouverneur de provinces et gouverneur des dauphins, plus homme d'état qu'homme d'épée, il fut mêlé à toutes les négociations importantes, à tous les grands évènements politiques de son temps, et ne réussit pas moins à bien servir ses maîtres qu'à édifier et consolider sa propre fortune.

Ymbert, né vers 1438, était un des sept enfants qu'Arthaud de Batarnay (Bastarnay) eut de sa femme Catherine de Gaste. Il sera seigneur de Charmes et de Margès, dont il hérita, baron du Bouchage, seigneur d'Ornacieu, Morestel, Brangues, Charpey, Colombiers, Saint-Laurent, Vaugris, Auberive-sur-Rhône, qu'il dut à son mariage et au gain de ses procès, baron d'Anthon par vente de la maison de Saluces, comte de Fezensac, seigneur de Peyrins et Beaumont-Monteux par don de la couronne, seigneur de Bridoré en Touraine et de Moulins en Berry, terres acquises en 1475, de Faramans, acheté à M. de Miolans en 1476, et de Montrésor en 1493.

Le Dauphin étant à l'âge de trente ans, sorti pour la dernière fois de la maison et de la cour du roi Charles VII son père, vint demeurer en Dauphiné. Un jour qu'il s'arrêta à Batarnay pour se rafraichir, il rencontra Ymbert, encore jeune homme, qui portait avec lui un oiseau qu'il fit voler et prit quelque perdreau. Le Dauphin y prit plaisir, lui commanda de le venir trouver à Roman. Il y alla, il plut à ce prince qui le demanda à son père, et dès lors ne l'abandonna jusqu'à sa mort. Telle est, selon le père Hilarion de Coste, l'origine de la brillante fortune de la maison de Batarnay.

Plus tard Louis XI, devenu roi en 1461, plein de confiance dans "les sens, soufisance, loiaulté, preudomnie et bonne diligence" du gentilhomme, le retint comme son conseiller et chambellan, et, de fait, on retrouve presque toujours Ymbert aux côtés de Louis, la nuit comme le jour, dans les voyages et dans les camps, au Plessis et en villégiature. Il lui donne des lettres de provisions pour les capitaineries de Blaye et de Dax, datées de Vervins le 6 août 1461.

Il épousa le 25 avril 1463 Georgette de Monchenu, remarquable par sa beauté non moins que par ses talents, et en particulier par son goût pour la musique ; elle était la fille du riche seigneur Falco de Montchenu, neveu et héritier de Gabriel de Roussillon, seigneur du Bouchage, de Brangues et de Morestel, qui, s'étant prononcé en 1456 pour Charles VII contre le Dauphin, s'était vu enfermé dans un cachot du château de Beaurepaire le 27 décembre 1461 et ses biens saisis. Malgré les réclamations de Falco de Montchenu, Louis XI en disposa en faveur d'Ymbert de Batarnay et le contraignit, outre par des moyens violents, à donner à celui-ci sa fille Georgette en mariage. Ymbert reçut ainsi la baronnie du Bouchage, Brangue, Ornacieu, Advenières, Dolomieu, la moitié de Comelle et autres terres et seigneuries ayant appartenu à Gabriel de Roussillon.

Le Roi lui donna en 1464 la capitainerie du Mont-Saint-Michel, qui demeura plus d'un siècle dans sa famille, et en 1465, 2 000 livres pour reconnaitre ses loyaux services. Ymbert fut fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel créé par Louis XI en 1469, dont il sera chancelier. Dès cette époque, Ymbert avait une maladie de la vessie et souffrait de la pierre, "colique, passion et maladie du costé" ; mais toute sa vie, il fit preuve d'une énergie de volonté qui n'avait d'égale que son habileté diplomatique.

Le Roi lui donna encore, en 1471, les seigneuries de Peyrins et de Beaumont-Monteux, et en 1474 les biens de Jean Portier, coupable de fidélité au roi Charles VII. De même, au mois d'août, les seigneuries de Vic, Fezensac, Sales, Contal, Ruhac, Jaugun, Laverdins, Lupiac, Cassillon, Saint-Pau, Merede, Lanepar, Roquebrune, Tuhiam, Demehun, Castera, Valence, Saint-Lary, Tesen, Lalane, par confiscation du comte (Jean) d'Armagnac, et au mois de novembre suivant les seigneuries de Baran, Audret, Saint-Queirie, Miraumont, Saint-Martin, Vinaitre, Saubvian, érigées en comté sous le nom de Fezensac. Ymbert ne porta jamais le titre de comte de Fézensac et n'opposa aucune résistance lorsque tous ces biens furent restitués aux héritiers de la maison d'Armagnac sous le Roi suivant.


Lettres patentes du roi Louis XI, en faveur d'Ymbert de Baternay, seigneur Du Bouschage,
données au Plesseys du Parc lez Tours, le dernier jour de janvier 1475



Lors de l'entrevue des rois de France et d'Angleterre à Amiens (août 1475), se furent Bastarnay et Commines qui furent chargés des préliminaires et des préparatifs. Cette même année 1475, Ymbert acheta les seigneuries de Bridoré en Touraine et de Moulins en Berry.


Le château de Bridoré qui servira de résidence à Ymbert jusqu'à ce qu'il l'établisse à Montrésor acquit en 1493
il y met au point le prototype de défense enterrée dont s'inspirera Vauban et rehausse le donjon.
La famille s'en séparera en 1641



Il reçut en 1477, les terres confisquées sur le prince d'Orange, dont la seigneurie d'Anthon et en 1478 le gouvernement de Bourges. Par lettres enterinées par le Parlement le 15 janvier 1479, le Roi érigea en sa faveur en baronnie du Bouchage les terres réunies du Bouchage, de Brangues et de Morestel. A compter de ce moment, Ymbert de Batarnay sera appelé Monsieur du Bouchage. Cette même année Ymbert, plaçant comme d'autres son épargne dans des fonds de commerce, confia 10 000 écus aux Medicis "à moitié gain et moitié perte entre lui et nous".

A la mort de Louis XI, en 1483, Ymbert se retira dans ses terres, se tenant en retrait des factions se disputant le pouvoir. Ce n'est que l'année suivante, le Roi étant majeur (14 ans), qu'il se rapprocha de la régente et du Roi qui continua à Ymbert la confiance que son père lui avait témoignée. Il en fit une sorte de premier ministre d'Etat, de ministre de l'Intérieur, en lui confiant "le guet et garde par tout le royaume". En février 1489 le Roi unit la baronnie d'Anthon à celle du Bouchage, en sorte que les Barthenay purent prendre le titre de barons d'Anthon et du Bouchage. Ymbert joua un rôle actif dans les préliminaires du mariage en 1491 de Charles VIII avec Anne de Bretagne. Le Roi et la Reine lui donnèrent les marques de confiance les plus intimes.

"Noble et puissant seigneur Ymbert de Batarnay, baron de Bouchage, comte de Fézensac et seigneur de Bridoré et de Moulins en Berry, conseiller et chambellan du Roi" fit l'acquisition de la châtellenie, terre et seigneurie de Montrésor en 1493. Dès 1486, Charlotte de Bretagne avait vendu certains domaines à Ymbert et, châtelaine de Montrésor, elle était obérée de dettes et ses créanciers mirent cette terre en vente. Elle protesta de toutes ses forces et repoussa les gens envoyés par le nouvel acquéreur ; il fallut que Charles VIII autorisât à faire conduire de l'artillerie sous les murs du château.




Le château Renaissance que fit ériger Ymbert à Montrésor, sur une partie de la vieille forteresse



Une fois en possession du château, il transforma la forteresse en une agréable résidence, n'épargnant rien pour que sa demeure fut aussi belle que celle des gentilhommes les mieux titrés. Pour le travail des charpentes il demanda au Roi de lui octroyer une certaine quantité de pieds d'arbres dans la forêt de Loches. Le 5 janvier 1498, d'Amboise, Charles VIII adressait une lettre aux trésoriers de France et maître des eaux et forêts de Touraine, pour leur faire savoir qu'il accédait à la requête du seigneur de Montrésor en vue de récompenser ses "bons, loyaulx, vertueux, agréables et recommandables services." (Il lui donna ainsi cent arbres.)

En 1494 il alla en ambassade à Milan, où il put admirer les chefs-d'œuvre de la Renaissance italienne. En 1495, Charles VIII lui confia pour l'Allemagne "la plus verte commission", selon les expressions de l'amiral de Graville ; et, plus tard, la reine Anne l'envoya vers Louis XII avec des missions secrètes qu'elle n'aurait voulu donner à "personne, ni ambassadeur, ni autre quelconque". Le seigneur de Montrésor assista à la mort inopinée de Charles VIII à Amboise et accompagna le corps à Paris.

En octobre 1496 Ymbert reçut du Roi les terres de Dolomieu et Avenières permettant d'agrandir ses baronies d'Anthon et du Bouchage.

En 1498, sur la nouvelle de désordres dans le pays, il écrivait à sa femme : "Je vous prie que fettes bien garder les portes de noz maysons afin que quelques mauvais garssons n'y entrassent pour nous pillier."

Ymbert qui, avide d'augmenter sa fortune, avait placé des fonds chez les Médicis à Lyon, demanda que l'on arrêta son compte. Les 10 000 écus d'or placés en 1479 étaient devenus 13 175 !

Charles VIII étant mort à Amboise en mai 1498, Ymbert est une des quatre personnes qui marchèrent derrière le cercueil en tenant le drap d'or qui le recouvrait, témoignage de son rang important. Le nouveau Roi, Louis XII, s'empressa de le confirmer dans ses fonctions. Dans ses lettres il le nommait mon ami, et souvent de vive voix, mon père. Il lui confiera le soin de minutieux détails de la maison royale, et le consultera dans les questions délicates. Ymbert se montra d'une grande délicatesse dans l'interrogatoire relatif au divorce du Roi avec Jehanne de France (1498). A la naissance de Claude (1499), issu du deuxième mariage du Roi, il devint gouverneur de l'enfant comme il l'avait été de ceux de Charles VIII. Comme capitaine du Mont Saint-Michel, il s'occupa de la réparation de l'enceinte menacée par la mer.

A la tête d'une opulente fortune en espèces et en domaines, Ymbert savait en user pour être utile. Il acheta en 1510 la seigneurie de Tréhan, sise à Orbigny. En 1514 il prêta 1 000 écus d'or à Louis d'Orléans, qui était prisonnier du roi d'Angleterre, depuis la bataille de Guinegate. En 1515, il avait déjà prêta à la Couronne 12 000 livres dont il touchait l'intérêt de 600 livres sur le grenier à sel de Loches. Un peu plus tard il fit un nouveau prêt de 8 000 livres. Pour subvenir aux besoins des guerres, François 1er lança un nouvel appel à la noblesse et à son argenterie. Ymbert, qui se trouvait à Montrésor en avril 1516, livra sa vaisselle dont le poids montait à 239 marcs (environ 60 kg) suivant l'inventaire conservé à la Bibliothèque Nationale.

Ymbert avait une fille, nommée Jeanne, que la nature avait douée de toutes les qualités qui distinguaient son père. La fortune et l'éclat du nom de Batarnay ne pouvaient manquer d'attirer de hauts prétendants auprès de l'opulente héritière. En 1489 Ymbert la mariait avec un illustre rejeton de la famille de Poitiers, originaire du Dauphiné, Jean, fils d'Aymar de Poitiers, veuf de Marie de France [fille naturelle de Louis XI (alors Dauphin) et de Marguerite de Sassenage], puis de Jeanne de la Tour de Boulogne. Le seigneur de Montrésor promit en dot 20 000 écus d'or. De ce mariage avec le sénéchal de Provence devait naître Diane de Poitiers, la favorite d'Henri II.



Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, par Clouet
Il avait 14 ans lorsqu'il épousa Jeanne
à droite leur fille Diane, épouse en 1514 de Louis de Brézé et maîtresse du Roi en 1519, peinte vers 1525 (voir ici)



Vers ce temps, Ymbert perdit son fils aîné Jean, âgé d'environ 16 ans, fiancé à Françoise Dauphine, fille d'Erard de Lespinasse, dit Beraut Dauphin. A l'été de 1511, "s'amye" Georgette mourut à Blois. Ses restes furent enterrés dans l'église des Cordeliers de cette ville. Selon une chronique du temps, la sépulture se fit "avecques pompe funèbre et grande despence et y fut grande compaignie de princes et seigneurs". A la suite du combat de Thérouanne son fils François décéda le 9 novembre 1513, laissant de son mariage au château de Montrésor le 24 janvier 1507 à Françoise de Maillé, une fille, Anne, et un fils, René, né un mois avant la mort de son père. Il ne resta plus autour d'Ymbert que son petit-fils René, dont l'enfance put consoler pendant dix ans sa vieillesse isolée.

Il fut chargé en 1514 d'aller à Boulogne au-devant de la jeune reine Marie d'Angleterre, qui devait épouser le roi de France et fut un des témoins des fiançailles. A cette occasion il écrivait à son maître d'hôtel à Montrésor :"Le Roy vouldra que ses gens soyent rychement habillés : je vous prie que me fettes scavoyr quelz habillemens avoyt feu mon fils, que Dieu absoille, qui n'ayent est veus ne portés, et m'en escripvés par le premeir venant de par deçà, etc."

Le roi Louis XII mourut à Paris le 1er janvier 1515 et François 1er lui succéda. Il fut sacré roi de France le 25 janvier. Ymbert, aussitôt leur naissance, devint gouverneur de ses filles, dites le "Petites Dames" (Louise née en 1515 et Charlotte en 1516). Mais durant les années 1517 et 1518, il eut beaucoup à souffrir de la sciatique et fut retenu à Montrésor par des douleurs de goutte au genou et au pied et, de plus, par la gratelle (gale de la peau). Néanmoins François Ier le mandata auprès d'une réunion des États de Normandie à Évreux pour formuler une demande d'aide financière, et il put assister à Amboise au baptême du dauphin François, le 25 avril 1518, et, comme son gouverneur (nommé dès la naissance du prince), figura dans le cortège à côté du grand écuyer Galeas de San Severino.

Le 12 mars 1518 on arrêta un traité de fiançailles entre son petit-fils René de Batarnay et Isabeau, fille du "Grand Bâtard de Savoie" (René fils adultérin du duc Philippe II). Celui-ci confia l'année suivante à Ymbert le gouvernement d'un fils. Il écrivit le 21 août au seigneur de Montdésir : "Mons., hier partist mon filz que je vous envoye, lequel vous obéira en tout ce qu'il vous plaira luy commander. Je ne vous le recommande point ni pareillement le surplus de nostre petit mesnaige, cognoissant que ce serait superflue vue la bonne et très cordaille amour et affection qu'il vous plaist leur porter, dont en faites journellement si très bonnes démonstrations que ne vous en scauroie assez à mon gré remercier." D'ailleurs lorsque l'occasion se présentait, René de Savoie ne manquait pas de visiter Ymbert dans son château de Montrésor.



   
René de Batarnay, comte de Bouchage, et Isabeau de Savoie, comtesse du Bouchage, par Corneille de Lyon
Ils se marièrent vers 1530.
Avant de mourir Ymbert avait préparé une alliance princière à son petit-fils en le fiançant en 1518.



Ayant fait assez longtemps sa résidence au manoir de Bridoré, son épouse y étant inhumée en l'église paroissiale où il a également élu sa sépulture, Ymbert résolut d'y fonder "un collège de cinq chanoines". Ce projet de fondation reçut le consentement du Roi et de la reine-mère en mars 1519. Mais soudain Ymbert changea de résolution et se décida en faveur de Montrésor. Dans la vivacité de ses sentiments religieux et de son culte pour l'art, le noble châtelain trouva que la chapelle du château ne répondait plus à l'idéal rêvé par sa foi et par son goût pour le beau. Il résolut de fonder une collégiale de chanoines, non loin de sa demeure. Il projeta d'élever une église de grande dimension dans laquelle la magnificence de la nef et la magie des vitraux formeraient une incomparable fête pour le regard. Il plaça la fondation sous le vocable de saint Jean-Baptiste, son patron. En même temps qu'il bâtissait la collégiale, Ymbert créait le chapitre des chanoines, en fixait le nombre à huit, y compris le doyen et le chantre, et en fixait les stauts au mois de mars 1521. Ymbert de Batarnay ne vit pas le complet achèvement de la collégiale. L'œuvre, sans doute bien avancée, n'était pas terminée lorsqu'il mourut le 12 mai 1523.



La collégiale de Montrésor, érigée par Ymbert de Batarnay



Au printemps de l'année 1523, Ymbert fut pris par un "assault du catarre" ; ses forces s'affaiblirent rapidement et il quitta ce monde, le 12 mai, à l'âge de 85 ans. Il avait assuré à son petit-fils des tuteurs puissants et prudents, savoir : Jacques de Beaune, conseiller et chambellan du Roi, et René de Savoie, qui s'occupèrent des dispositions relatives aux funérailles du seigneur de Montrésor. Son corps fut placé dans un cercueil de plomb dans la chapelle du château en attendant que la collégiale soit terminée.





Le tombeau des Batarnay (démoli à la Révolution et restauré au XIXe siècle) et détail des gisants : Ymbert, son épouse, leur fils François











Bernard de Mandrot, ancien élève de l'école des Chartes, a écrit une étude historique sur Ymbert en 1186










Lien de Parenté

Ymbert de BATARNAY
¦
Jeanne de BATARNAY
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Anne de POITIERS
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Henri, duc de CLERMONT
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Charles-Henri, comte de CLERMONT
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Isabelle de CLERMONT
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Françoise de BEAUVAU
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Jean-Armand VOYER de PAULMY
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Céleste VOYER de PAULMY
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Agathe de LA RIVIERE
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Yvonnette RIVIE de RICQUEBOURG
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Monique de GOUY d'ARSY
¦
Arsène, comte O'MAHONY
¦
Maurice, comte O'MAHONY