Jacques BARRIN
Président à mortier au Parlement de Bretagne en 1577
Seigneur de Boisgeoffroy, de la Haye et de la Galissonnière
Armoiries du président Barrin
D'une famille noble d'ancienne extraction de chevalerie1, Jacques Barrin est le fils ainé des onze enfants d'un archer des gardes royales mort des blessures reçues à la bataille de Saint-Quentin le 10 août 1557. Il est né en 1531.
Il sert d'abord comme archer des gardes du corps du Roi puis. Il est attiré en Bretagne par Henri 1er de Montmorency, connétable de France, grâce aux faveurs duquel il est reçu conseiller au Parlement de Bretagne le 22 octobre 1564
(Lettres de Provisions des 11 mars 1563 et 2 juin 1564).
Il devient lieutenant criminel au Parlement d'Angoulème. En 1568 il revient à Nantes où il achète une charge de président aux Requètes du parlement de Bretagne en 1571 (Lettres
de Provisons des 8 et 20 juin et 26 septembre, arrêt de réception du 6 septembre)
et une charge de président
de la Chambre des Comptes de Nantes en 1573.
Un brevet du 12 décembre 1572 indique qu'il était l'intendant de "Madame la connétable".
Durant son séjour dans cette ville, il épouse en 2e noces le 13 avril 1573 Jeanne, fille du grand financier André Ruiz, ancien échevin de la ville. Ce mariage avec la fille d'un riche
négociant nantais
lui obtient la fortune qui lui permet l'acquisition de plusieurs domaines au sud de la Loire.
En 1576, il quitte Nantes et achète un office de président à mortier au
Parlement de Bretagne pour la somme de 10 000 livres (quittance du 25 juillet). Des lettres patentes du 15 juillet 1576 l'avaient autorisé à se défaire de ses deux charges de président (enquêtes et chambre des comptes) en conséquence de
ses provisions de Président au Mortier. Il prête serment le 21 février 1577 et conservera cette charge jusqu'à sa mort survenue à Rennes le 22 octobre 1593, âgé de 62 ans.
Il avait rédigé son testament le 7 octobre par lequel il nomme sa femme tutrice de leurs enfants et pour contraducteur M. le président Fouquet, son gendre, grand oncle du surintendant Nicolas Fouquet. Ayant été de son vivant bienfaiteur du clergé, il est enterré à Rennes, dans l'église des Cordeliers.
Lors des guerres de Religion, il prit le parti d'Henri IV contre la Ligue.
Jacques Barrin a acheté diverses terres en Bretagne, dont la seigneurie de Boisgeffroy (1582) à Saint-Médard-sur-Ille et celle de la Galissonnière, à Saint-Jean-de-Béré,
près de Châteaubriant.
Ses deux fils, André (auteur de la branche de Boisgeoffroy) et Jacques (auteur de la branche de la Galissonnière), achètent tous deux une charge de conseiller au Parlement de Bretagne. Alors que l'aîné André, conseiller depuis 1603, exerce son office à Rennes où il mourra doyen des conseillers le 10 juillet 1679, Jacques obtient une charge à la Chambre des Comptes de Nantes
et commence à investir au sud de la Loire. Au décès de leur mère, Jeanne Rhuys, ils partagent la succession de leur père. André reçoit les terres de Bretagne et Jacques hérite des biens situés au sud de la Loire. On notera que le fils de ce dernier, Jacques 3e du nom, obtiendra en 1658 l'érection
de ses terres en marquisat dit de la Galissonnière. Le château de la Galissonnière de Saint-Jean-de-Béré n'était pas incorporé dans le marquisat constitué autour de l'ancien
château de Monnières devenu ainsi le deuxième château de la Galissonnière. La seigneurie primitive de la Galissonnière sera vendue au conseiller Thomas Dreux qui l'échangera en 1682 contre le château et domaine de Brézé.
Le Boisgeffroy (ou Bois-Geffroy) était à l'origine une châtellenie d'ancienneté tenue en juveignerie de la baronnie d'Aubigné. L'importance de cette seigneurie fut augmentée dès 1618 par Louis XIII qui, par lettres patentes datées du mois de mars, lui unit les fiefs du Domaine et de la Haute-Touche en Saint-Rémy-du-Plain et Romazy.
André Barrin, ancêtre des O'Mahony, épousa en 1603 Renée Bourgneuf de Cucé, fut conseiller au Parlement de Bretagne et devint à son tour seigneur du Boisgeffroy, dont il obtint de Louis XIV l'érection en marquisat en 1644.
Le château devait avoir au moyen âge une réelle importance. Construit au bord d'un étang dont les eaux remplissent ses douves, il se composait en 1680 d'un grand carré flanqué de « quatre grosses tours et de quatre pavillons » ; devant cette forteresse se trouvait une avant-cour cernée elle-même de grandes terrasses et fortifiées de deux autres tours ; dans un coin de ces terrasses (Archives nationales) se trouvait la chapelle fondée en 1409 de deux messes hebdomadaires par Jean de Saint-Gilles. De cette vaste construction féodale il ne reste que les terrasses de l'avant-cour et les deux tours de celle-ci, encore ont-elles été rebâties en grande partie de nos jours. Quant au château proprement dit, vendu nationalement, le 28 pluviôse an VII, pour la somme de 4 325 fr., il dut être démoli à cette époque par son acquéreur ; mais les anciennes douves subsistant toujours permettent encore de reconnaître son emplacement ; au milieu de cette enceinte a été construite une habitation moderne qu'occupent aux XIXème siècle les propriétaires.
André fit également construire vers 1610 un magnifique hôtel particulier à Rennes (rue de Corbin) également connu sous le nom d'hôtel de Châteaugiron et devenu l'hôtel de commandement de la région militaire de Rennes.
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1 Les Barrin des Ruilliers furent poursuivis en usurpation de noblesse par les bourgeois de Charroux, parce qu'ils refusaient de payer leurs impôts. Vers 1596, son petit-fils François est débouté de ses prétentions à la qualité d'écuyer. Mais, plus tard, un autre de ses petit-fils, Jean, seigneur des Ruilliers, obtint la confirmation de sa qualité d'écuyer en 1626 (présidial de Moulins), en 1629 (Parlement de Paris) et en 1630 (Cour des aides de Clermont). Chérin et d'Hozier considéraient les pièces produites comme des faux. Les Barrin n'en obtinrent pas moins les Honneurs de la Cour à la fin du 18e siècle.
Lien de Parenté
Jacques BARRIN
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André BARRIN
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Louise BARRIN
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André HUCHET de la BEDOYÈRE
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Charles Marie HUCHET de la BEDOYÈRE
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Hugues Humbert HUCHET de la BEDOYÈRE
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Jeanne Charlotte HUCHET de la BEDOYÈRE
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Jules du BOT du GREGO
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Louise du BOT du GREGO
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Victoire BOQUET de COURBOUZON
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Charles-Félix Adèle LE BAS de GIRANGY
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Michel d'AMPHERNET de PONTBELLANGER
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Marthe LAFRETE d'AMPHERNET de PONTBELLANGER X Maurice, comt O'MAHONY