Fiche N° 0172

Auteur D. Barbier

25/01/2009

Guy D’AVESNES

Ascendant ¤

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Évêque d’Utrecht en 1301, nommé cardinal en 1312

 

   

 

 

 

Fils de Jean d’Avesnes, régent de Hainaut et d’Adélaïde de Hollande, Guy reçut de son frère aîné, Jean, comte de Hainaut et de Hollande, les terres confisquées d’Amstel, IJsselstein, Benschop, Woerden et Naardingerland. La ville d’Amsterdam, fondée en 1275 reçut ses droits de Guy.

D’abord archidiacre et trésorier de la cathédrale de Liège, prévôt de Saint-Lambert, il fut élu évêque de Liège après la mort de celui-ci survenue le 14 octobre 1292 et reçut les regalia du roi Adolf de Nassau le 20 juin 1294. Mais quand il revint à Rome en juin 1295 pour que le nouveau pape Boniface VIII confirme son élection contestée, celui-ci nomma à sa place Hugues de Chalon le 12 décembre tout en reconnaissant son statut d’évêque.

Il combattit à la bataille de Hoge Woert aux côtés de l’évêque d’Utrecht qui y fut tué le 4 juillet 1301. Aussitôt que la mort de l’évêque fut répandue, Guy se pressa de passer en Hollande et le comte, son frère, se rendit lui-même à Utrecht, pour solliciter l’élection en faveur de son frère. Là encore la succession fut compliquée et le pape résolut cette situation et nomma Guy évêque d’Utrecht. Celui-ci reçut les regalia du roi Henri VII de Luxembourg le jour de Noël.

Quand en 1303-1304 les Flamands attaquèrent la Hollande, la Zélande et l’évêché d’Utrecht, il fut capturé au combat de Zierikzee, le 20 mars 1304, et emprisonné sur l’île de Duiveland. Il fut échangé en août 1305 contre Jean de Namur, selon le traité conclu à Paris.

L’année suivante il fut nommé arbitre, avec le connétable de Châtillon,  chargé de terminer le différend entre la France et la Flandre. La négociation aboutit à une trêve de quatre ans.

Il participa en mars 1310 au synode provincial de Cologne et organisa la même année un synode diocésain à Utrecht. Il assista également au premier concile de Vienne en 1311 et acquit durant son séjour en France l’estime et la confiance du Roi et ce fut à la sollicitation de Philippe le Bel que le pape Clément V lui offrit le chapeau de cardinal en 1312 ; mais il répondit qu’il préférait rester évêque et libre que de devenir courtisan humble et soumis. Cette réponse charma le Roi qui, pour l’attacher à ses intérêts, lui donna une pension annuelle de cinq cents livres qu’il accepta.

Guy avait ordonné, en quittant son diocèse, qu’on bâtit un fort dans Stellingwerf, pour contenir les Frisons. Son absence et les faux bruits qui courraient alors de sa mort, encouragèrent ce peuple à s’opposer à la construction de cette forteresse. Ils chassèrent les travailleurs, renversèrent leurs ouvrages, et mirent le siège devant le château de Vollenhoven qui résista avec opiniâtreté. L’évêque d’Utrecht, qui était à la cour de France en fut avertit et se rendit sur le champ en Hollande. Il assembla son armée et descendit par l’Yssel dans le Zuiderzee pendant que Guillaume, son neveu, s’avançait par terre. Pendant que le prélat faisait des efforts pour débarquer ses troupes sur un terrain rendu impraticable par les orages, les Frisons envoyèrent des députés pour demander la paix. Elle leur fut facilement accordée.

Guy profita de cet armement pour assurer de tous côtés la tranquillité de son diocèse. L’évêque revint ensuite dans sa capitale et, y trouvant son trésor obéré, il prit le parti de retourner en France, pour éviter les dépenses inséparables de sa résidence.

Il fut cependant rappelé peu après par l’abus que firent de sa confiance les tuteurs qu’il avait nommé pour un jeune seigneur, Giselbert de Gooije, devenu majeur, et auquel ils refusaient de restituer les biens. L’évêque à son arrivée appela les Hollandais à son secours et les tuteurs firent leur soumission et remirent le château de Gooije.

Guy mourut dans ce château la nuit suivante, 28 mai 1317, d’une attaque d’apoplexie, ou, selon quelques auteurs, du poison qui lui fut servi. Il fut enterré en la cathédrale d’Utrecht.

 

 

Tombe du Guy d’Avesnes dans la cathédrale d’Utrecht

 

Bien qu’évêque et non marié, il eut plusieurs enfants naturels, dont Marie, dont nous descendons.

En 1301, Henri Bate de Malines, chantre de Saint-Lambert, qui avait été son précepteur, avait écrit pour son instruction une vaste encyclopédie philosophique, théologique et scientifique en 23 parties.

 

 

Sa généalogie

 

Emplacement géographique

 

Sources : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Histoire générale des Provinces Unies par Bénigne Dujardin.

 

 

Lien de parenté : ---------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Guy d’Avesnes (1253-1317)

Marie d’Avesnes

Guyote d’Amstel

Béatrice d’Egmond

Maria Van Vianen

Wolfert van Borselen

Jeanne de Bruges de Gruuthuse

Jeanne de Ghistelles

Jean de Halluin

Louis de Halluin

Françoise de Halluin

Anne-Antoine de Gouy

François de Gouy

Michel-Jean de Gouy

Louis de Gouy d’Arsy (1717-1790)

Monique de Gouy d’Arsy (1749-1823)

Arsène O’Mahony (1787-1858)

Maurice O’Mahony  (1840-1020)

Yvonne O’Mahony (1855-1965)

Monique Bougrain (1912-1968)

Dominique Barbier.