Fiche N° 0129 |
Auteur D. Barbier |
16/02/2008 |
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Jean, dit Galéhaut d’ALOIGNY |
Ascendant ¤ Allié ¡ |
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Conseiller, chambellan et maître d’hôtel du roi
Charles VIII en 1488
Dessin emprunté au site de JM. Ouvrard
Chevalier, Seigneur de La Groye, de Chagon, de Dercé, de Pin, du Grand Pouillé, de Chesne et d'Ingrandes (en partie)
Conseiller et maitre d'hôtel des rois Louis XI, qui
l'affectionnait beaucoup, et Charles VIII, gouverneur et capitaine de la ville
et vicomté de Châtellerault et pays Châtelleraudais, commandant toutes les
troupes entretenues pour le service du Roi dans les provinces d'Angoumois,
Saintonge, Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle, et gouvernement de
Saint-Jean d'Angély.
Il reçut le 11 août 1449 l'hommage du corps du chapitre
Notre Dame de Châtellerault, qui lui fut rendu par le doyen et les chanoines de
ce lieu, lesquels reconnurent que Galehaut
d'Aloigny et ses successeurs avaient droit d'entrer dans le cœur de leur
église, l'oiseau sur le poing, bottés et éperonnés, de prendre séance dans les
premières places et d'assister dans le même état à toutes les processions.
Il servait en 1467, en qualité d'homme d'armes du
seigneur de l(Isle, au ban des nobles du Poitou et le 17 septembre 1472, il
était homme d'armes des ordonnances de la compagnie de Louis de Beaumont, sire
de La Forest.
Il obtint du roi Louis XI, dont il était alors
maître d'hôtel, par lettres patentes de mai 1472, signées de sa main, la garde
de la prévôté de Saint-Jean d'Angély, sous une redevance annuelle de 10 livres tournois,
pour en jouir sa vie durant. Ce même prince lui avait octroyé, par lettres
datées de Vendôme au mois d'octobre 1471, expédiées le 5 août 1473, le droit de
deux foires par an au lieu et bourg d'Ingrandes. De même il le maintint, par
lettres données à Meaux le 5 juillet 1474, en la jouissance et exercice de la
garde de prévôté de Saint-Jean d'Angély, dont il lui avait fait don en 1472.
Il était déjà parvenu au grade de chevalier, en
1475 et prenait la qualité de conseiller chambellan du Roi et capitaine des
archers de la retenue de l'élection de Saintonge, ville et gouvernement de la
Rochelle dans une quittance de 1478 Le roi Louis XI donna des lettres, au
Plessis-du-Parc, en décembre 1482, par lesquelles il déclare qu'il unit à la
couronne le vicomté de Châtellerault, qui lui était venu par le testament de
feu Charles d'Anjou, et y érige un siège royal, qui s'appellera le gouvernement
de Châtellerault et sera tenu et exercé par son amé et féal conseiller et
chambellan Gallehault d'Aloigné, chevalier, seigneur de la Groye, et maistre
d'hôtel de Sa Majesté, lequel il fait gouverneur et capitaine dudit vicomté, où
son lieutenant aura la principale autorité et connaissance de la justice.
L'année suivante, le Roi l'envoya en Calabre, avec
le Prince de Tarente (de la maison de la Trémouille) pour amener en France
Saint-François de Paule, qu'il garda à la Groye pendant qu'il bâtit le couvent
des Minimes de Châtellerault.
Louis XI au pied de Saint-François de Paule
Musée du Louvre
François de Paule, qui a
été chaleureusement accueilli à Rome par Sixte IV, s'embarque à Ostie sur un
léger navire. Au milieu d'une tempête, le navire est attaqué par des pirates
mais un coup de vent providentiel l’éloigne tout à coup de la galère ennemie
les met bientôt hors d'atteinte. Ils ne peuvent débarquer ni à Marseille ni à
Toulon dont les ports sont fermés parce que les villes sont ravagées par
la peste. Bormes refuse de les laisser entrer mais François intervient et dit
aux gardes : Dieu est avec nous,
permettez-nous d'entrer. Un tel rayonnement émanait du saint homme que
les gardes pressentent un secours providentiel et ouvrent toute grande la porte
des remparts. François de Paule, fidèle à sa parole, va de maison en maison, de
malade en malade, pose ses mains libératrices sur les corps décharnés et
guérit autant de gens qu’il touche. La nouvelle de ses miracles se répand
au-delà de Bormes et les habitants de Fréjus, frappés par la noire maladie, le
supplient de venir jusqu'à eux. En reconnaissance de ces bienfaits, Fréjus
fonde le couvent
Notre-Dame-de-la-Pitié qui fut, sur la terre de France, l'un des
premiers asiles des Frères minimes (…) La petite troupe quitte Fréjus, traverse
la Provence et le Dauphiné, entre à Lyon où François est reçu avec de grandes
marques de respect et de dévotion : tous s'empressent autour de lui pour
toucher sa robe. Par le Bourbonnais et l'Orléanais, on passe en Touraine où,
près du château du Plessis-les-Tours, le Roi, accompagné des seigneurs de sa
cour, vient à la rencontre saint François de Paule, se jette à ses pieds et
implore ses bénédictions (24 avril 1482). Puis, tenant le saint par la main, il
le conduit au logement préparé pour lui dans une aile du château, près de la
chapelle de Saint-Mathias.(
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/02.php)
Il eut l'intendance des vivres
lorsque ce monarque se disposait à faire la guerre au Duc de Bretagne. Il fut
aussi député, avec plusieurs autres seigneurs du royaume, pour le rachat de la
gabelle de Guienne.
Il était maître d'hôtel du roi
Charles VIII en 1488 et jusqu'en 1492, pour 700 livres de gages [1],
et dans les livres de compte on le voit employé pour une somme de 350 livres
pour les année 1492 et 1493, date à laquelle il décéda. Il avait fait un
testament commun avec Mathurine de la Touche, sa femme, le 4 mai 1492, par
lequel ils choisirent leur sépulture dans l'église paroissiale d'Ingrandes, et
dans la chapelle de Saint-André, qu'ils avaient nouvellement érigée, et dans
laquelle ils avaient cinq chapelains.
Bâton de maître d’hôtel du Roi
Sources :
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-
Nobiliaire universel de France de
Saint-Allais, tome XI
-
RP Anselme VII
Lien
de parenté :
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Père de Marguerite, mère de François Gueffault d’Argenson, père
de Jeanne, mère de René de Voyer d’Argenson, père de Louis, père de Jacques,
père de Jean-Armand, père de Marie Françoise Céleste de Voyer de Paulmy, mère
de Françoise Anne Marguerite le La Rivière de Paulmy, mère de Anne Yvonnette
Esther Rivié de Riquebourg, mère de Monique 1749-1823,
mère d’Arsène O’Mahony 1787-1858, père
de Maurice 1849-1920, père d’Yvonne 1885-1965, mère de Monique Bougrain 1912-1968, mère de Dominique Barbier,
père de Nicolas, père de Céleste
[1] Le montant de ces gages fait penser qu’il était un des douze maîtres d’hôtel par quartier et non pas le maître d’hôtel ordinaire. Le premier maître d’hôtel avait des gages de 3000 livres.